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 [T: avec Istalas] Au delà des miroirs

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Midian

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MessageSujet: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Sam 12 Avr - 3:16

Une nouvelle fiction, un peu spéciale, car elle est écrite à deux plumes.

Mon âme soeur, ma très chère Istalas, partage cette aventure fantastique avec moi, nos écritures et nos styles se mêlent tout au long des chapitres, afin de mieux vous charmer.......


Au-delà des miroirs




Chapitre 1 :

Le grand jour a eu lieu, enfin ! Après une absence qui a semblé interminable, aussi bien pour les membres de Tokio Hotel que pour les fans qui commençaient à désespérer de les voir se produire à nouveau. Le concert de la guérison, celui qui restera mythique aux yeux de tous : Le Parc des Princes ! Le stade a tremblé autant au son de la musique qu’à celui des fans déchaînés, incapables de contenir leur joie de revoir le groupe en pleine forme. Ce soir, personne n’ira se coucher sans repenser à ce son qui a enflammé le public, à ces quatre petits bonshommes sortis du fin fond de l’Allemagne qui ont ravagé la scène comme peu savent le faire…

Ils sont heureux comme jamais, mais épuisés par l’effort fourni. Que dis-je, épuisés, ils sont même exténués par ces quelques heures de gloire qui ont annoncé leur retour en force. Ils trouvent encore le courage de signer quelques autographes, avant de rejoindre leur hôtel d’un pas hâtif.

Le palace parisien qui les accueille est tel que l’idée que l’on s’en fait, quand on n’a jamais eu la chance d’y pénétrer. On y entre comme dans un rêve, celui où la richesse coule à flot, en rayant de notre vocabulaire la notion de modestie.

Marbres à foison, tentures de velours, lustres de cristal, un luxe alliant à la fois la richesse et la discrétion, l’ancien et le moderne, dans une harmonie qui vous émerveille avant que vous n‘ayez eu le temps de poser les yeux sur le moindre détail.

Un repas leur a été spécialement préparé au bar, qui pour cette occasion est fermé au public, afin de préserver leur intimité, aussi bien pour les groupies que pour les paparazzis, toujours aussi avides d‘informations. Là aussi, on peut remarquer la méticulosité avec laquelle les quelques plats concoctés ont été dressés sur des assiettes en porcelaine. Les couverts en argent éblouissent les regards des musiciens qui se demandent si vraiment, cet endroit ne sort pas tout droit de leur imagination.

La soirée se termine au jus de pomme … Pardon au champagne ! C’est vrai maintenant que les jumeaux ont dix huit ans et demi, plus besoin de faire semblant. Bill regarde béatement les bulles dorées qui remontent à la surface de sa boisson, alors que Tom sirote la sienne d’un air pensif.

« Alors content ?
-Tu n’imagines pas le plaisir que c’est de pouvoir remonter sur scène et de chanter à nouveau !
-Parle pour toi, vu ma façon de chanter, c’est heureux !
-Heureusement que tu manies les baguettes, mieux que le chant, bonjour nos oreilles !
-C’est ça, fais le malin !
-Je vais me gêner !
-Qu’il était bon le temps où tu te taisais »


Tous se mettent à rire en cœur, même si les yeux du chanteur dévoilent une note d‘amertume face à cette réplique. Maintenant que la pire épreuve de leur vie est loin derrière eux, ils vont pouvoir s’en donner à cœur joie. Chanter, faire de la musique, vivre, profiter, être heureux,… Être eux !

Mais le bonheur parfait n’est pas de ce monde, cela ils vont s’en rendre compte au fil du temps. Mêmes les célébrités peuvent voir leurs rêves s’envoler au moindre incident, au moindre faux pas. Mais pour l’instant, laissons–les profiter de ce bonheur amplement mérité. La vie ne sera pas toujours aussi clémente avec eux.

« Au fait Tom, je croyais que l’on s’était mis d’accord !
-Quoi donc, fit ce dernier d’un air innocent en avalant le fond de son verre de champagne.
-Tu es censé m’accompagner durant les refrains et m’assurer un soutien vocal…
-Heu…
-C’est pas une réponse !
-Je me concentre déjà sur mes accords.
-Et faire deux choses en même temps, tu ne peux pas ? »


Tom réfléchit un instant, alors que son frère le fixait en attendant une réponse pertinente, persuadé que pour une fois, il aurait le dernier mot.

« Si, je regarde les jolies filles dans le public.
-Ne te fous pas de moi, en plus !
-Je n’oserais pas.
-Et voila c’est reparti pour un tour, nos chers jumeaux retombent en enfance.
-Georg ! La ferme ! Firent ces derniers en chœur.
-Pour souvent quoi, vous voila d’accord !
-Pour que tu la fermes ….toujours….
-Me demande si vous deviendrez adultes un jour !
-Peut-être ! »


Georg et Gustav se lancent un coup d’œil entendu, quand ces deux là seront adultes, il pleuvra des petits chats. Ils ne prêtent pas attention aux deux jumeaux qui préparent déjà une vengeance…

L’excitation retombée, la fatigue se fait sentir. Leurs gémissements témoignent bien de leurs douleurs. L‘un a mal au dos, l‘autre aux mollets, le troisième a la gorge sèche, tandis que le dernier est déjà dans les bras de Morphée. Le guitariste tire son frère du sommeil en lui murmurant quelques mots à l’oreille, de sa voix un peu enrouée à cause du « soutien vocal » dont il a fait preuve durant le concert.

« Bill, tu viens ? On va se coucher… »

Ce dernier répond par un long grognement, puis il se redresse en ouvrant lentement de petits yeux. Tous se lèvent en marmonnant entre leurs dents que leurs jambes tirent ici ou là, puis ils se dirigent d’un pas lourd vers le couloir.
Ils prennent l’ascenseur, sous la surveillance attentive de Saki et de Toby. Les gardes du corps ne sont jamais bien loin, visibles ou non, ils veillent sur leurs protégés, à l’affût de tout ce qui pourraient leur arriver. Même à cette heure-ci, une groupie hystérique pourrait venir troubler cette paisible soirée pour réclamer des autographes et une photo avec le groupe. Il règne un silence de mort, joyeusement rompu par les éclats de rire du groupe qui monte se coucher.

Ils arrivent sur le palier du troisième étage. Quatre chambres, de la 300 à la 304, leur sont destinées. Bill rentre dans la première, tandis que les autres regagnent leurs chambres respectives en chantant à tue-tête. L‘alcool a coulé à flots ce soir, ils doivent avoir du mal à tenir encore debout. Le chanteur referme la porte derrière lui et observe l’amoncellement de bagages posés au sol, juste en face de lui. Toutes ses valises sont déjà là, la rouge, la bleue, la noire, rien ne semble manquer, tant mieux. Courir après une valise au milieu de la nuit n’est pas des plus plaisant, enfin surtout pour le staff.

Le noiraud ouvre la plus petite valise, en sort sa trousse de toilette, puis se dirige vers la salle de bain en massant son crâne lourd.
Une bonne douche, puis au lit. Aussitôt pensé, aussitôt fait.

Au sortir de la douche, un simple linge éponge blanc enroulé autour de la taille, il se regarde dans le miroir. Il aime ce qu’il y voit, un beau visage d’ange, de grands yeux noisette, des cheveux noirs parsemés de mèches blondes, un sourire qui lui fait défaut tout en accentuant son charme. Son torse est encore humide, parsemé de gouttelettes d’eau qui se languissent sur sa peau en dévalant son thorax.
Il se sourit à lui-même, quand soudain, le miroir semble se troubler et un rire malicieux s’en échapper.

Bill secoue la tête, il doit rêver à moitié, la fatigue sans doute. La surface du miroir semble émettre des vagues concentriques comme lorsqu’un caillou heurte la surface de l’eau et en trouble le calme apparent. Il approche sa main, le doigt tendu, hésite longuement et finit par toucher le miroir. La surface en est dure, comme il se doit. Seraient-ce ses yeux qui lui jouent des tours et ses oreilles par la même occasion ?
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Sam 12 Avr - 10:44

une suite stp!!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 13 Avr - 1:01

suite stp
c'est super bien
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 13 Avr - 1:26

La suite stp !!!
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Midian

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 20 Avr - 1:30

Chapitre 2 :

Bill secoua à nouveau la tête, puis regarda plus attentivement le miroir. De légères vagues brouillaient la surface lisse du verre, et le reflet de l’androgyne s’estompait petit à petit pour laisser place à un vide, comblé par un fond blanc nacré.

Il se frotta les yeux, recula un peu, puis regarda à nouveau l’étrange phénomène qui se passait sous ses yeux. Il sentit sa peau frissonner, des coulées froides descendre dans son dos et atteindre ses lombaires…
Mais rien ne changeait, cette vision dont il voulait se débarrasser semblait se préciser. Le silence qu’il recherchait se traduisait en petits rires amusés, et ce que ses yeux lui montraient était bien plus inhabituel que les hallucinations que pouvaient produire une soirée trop arrosée.

« Mais on m’a drogué ou quoi ? »

Le même rire retentit. Il semblait parcourir toute la pièce, glisser sur les murs, ricocher sur ses tympans, si bien que la petite voix avait maintenant l’ampleur d’un vacarme assourdissant. Bill tournait la tête dans tous les sens, cherchant vainement la source de ce bruit qui commençait à lui faire perdre la tête.
Mais le son devenait insupportable. Il porta ses mains à ses oreilles, boucha les orifices avec ses paumes, et se mit à crier :
« STOOP ! »

La seconde d’après, le silence revint. Le chanteur regarda le miroir et y aperçu l’ébauche d’un visage. De grands yeux, un nez aquilin, un sourire espiègle s’y profilaient lentement, comme si les traits se distinguaient petit à petit du fond blanc uniforme, apparaissant à travers un léger voile. Bill recula encore de quelques pas, se tourna vers la douche, baissa la température, et arrosa sa tête durant quelques secondes. Quand l’eau froide eut entièrement glacé son corps, il respira profondément et lentement en peinant à reprendre ses esprits. Sa poitrine se soulevait lentement, puis retombait, en partie masquée par les filets d’eau qui s’écoulaient de ses cheveux aile de corbeau.

Quand il se retourna à nouveau, rien n’avait changé. Le visage flottait dans le miroir, lui esquissant un sourire ravissant. Les mains du chanteur se mirent à trembler, alors qu’il refermait ses bras frêles autour de son tronc glacé.
« Mais qu’est-ce qui m’arrive ? »
Une voix douce lui répondit, en abandonnant un léger chuchotement dans le creux de son oreille.
« Bill, voyons, ne te mets pas dans cet état ! »
Le chanteur se recula jusqu’au mur, s’appuya dessus en baissant la tête vers le sol. Ses sentiments étaient facilement palpables : un mélange de doute, de colère, d’incompréhension qui lui faisait un peu perdre la tête.
« Bon, Bill, tu as trop bu, tu vas t’en remettre. Tu vas… aller dans ton lit, t’enfouir sous ta couette, te réchauffer. Et tu verras, tout ira bien… »
La voix attira à nouveau l’attention du bel androgyne qui grelottait dans son fin drap en éponge.
« Bill…
-Mais laissez-moi tranquille ! Pourquoi j’entends des voix ? Pourquoi il y a ce visage dans le miroir ? Laissez-moi ! Je veux juste dormir… dormir… »


Il se laissa tomber au sol en serrant toujours son tronc entre ses bras fins. Ses lèvres glacées commençaient à se teinter d’une couleur bleuâtre. De minces gouttelettes continuaient à perler au bout de ses cheveux, avant de se perdre sur ses épaules froides. Il se sentait perdre pied. Froid comme la mort, comme un fantôme…

Serait-ce un fantôme ? Serait-il hanté ou aurait-il soudain acquis la faculté de les voir ? Depuis sa plus tendre enfance, il croit à l’au-delà, il sait bien que ce monde ne peut être la seule réalité. Mais entre croire et voir, il y a un fossé qu’il n’a pas du tout envie de franchir. Surtout qu’il n’a jamais osé en parler, même à Tom. Son jumeau est si pragmatique, si terre à terre, bonjour le "foutage de gueule" s’il osait ne serait-ce que laisser entendre qu’il a parlé à un fantôme.

En plus les fantômes, ça n’existe pas, se dit-il dans une vaine tentative de voir l’objet de ses visions disparaître.

« Bill, tu ne rêves pas, je suis bien là. N’essaye pas de te convaincre du contraire, tu te ferais du mal ! »
A l’appel de son nom, l’interpellé observa à nouveau le visage qui flottait dans le miroir à la place de son reflet.
Il ne comprenait pas, mais par-dessus tout, c’était sa peur qui le rendait si réticent envers sa vision.
« Qui êtes-vous?
-Oh, bien peu de chose. Un visage, une ombre, une image. Je suis sans vraiment être…
J’erre, de ci, de là, je viens et je vais,…
-Mais qui êtes-vous ?
-Je suis….. juste moi ! »


Les doigts du chanteur se refermèrent sur sa paume, ses genoux cherchèrent à s’emboîter contre son torse. Il enfouit sa tête entre ses rotules avant de marmonner lentement.
« Laissez-moi tranquille, je veux qu’on me foute la paix. »

La petite voix fluette ricana en parcourant à nouveau tous les murs de la pièce.
« Tu as peur, n’est-ce pas ?
-Partez !
-Je n’ai pas l’intention de te faire du mal tu sais !
-Alors va-t-en !
-Bill, voyons, ne fais pas le petit enfant peureux.
-Je veux être seul.
-Tu as peur Bill, tu as peur de moi… »


Plus la petite voix s’amplifiait, plus l’androgyne resserrait contre lui ses maigres genoux. Ses cheveux noirs contrastaient avec le blanc de la pièce tout en cachant son visage effrayé.


« Je n’ai pas peur, je veux juste que vous partiez. Qu’on me laisse me reposer parce que j’ai eu une journée éprouvante, que j’ai besoin de souffler…
-Tu mens Bill, une fois que je serai partie, tu iras rejoindre ton frère dans la chambre voisine. Tu dois lui parler n’est-ce pas ? De…petites choses qui te tracassent ! »


Les lèvres du noiraud remuèrent, sans laisser sortir un son. Il fixait le miroir avec curiosité et appréhension.
« Comment vous pouvez savoir ça !
-Hm… Petit secret !
-Vous êtes encore pire qu’un paparazzi !
-Ne me compare pas à ce que tu connais déjà…
-Partez !
-Tu ne veux pas me connaître ?
-Non !
-Tu mens Bill, je t’intrigue… tu demanderas à me revoir. Mais tu ne le sais pas encore !
-Quoi ?
-Laissez-moi exécuter vos ordres, je vais m’en aller…
-Attendez !
-C’est trop tard… »


Bill se leva d’un bond furtif et se jeta sur le miroir. Le temps de se mettre à hauteur de celui-ci, le visage avait déjà presque entièrement disparu. Les doigts crispés du brun s’étalèrent sur la surface lisse en verre, mais c’était déjà trop tard… Le rire s’évanouit pour laisser à nouveau place au silence, et le fond du miroir se clarifia en une image qu’il connaissait beaucoup mieux : son reflet.

Il pouvait apercevoir sa chair claire et légèrement hérissée tout le long de ses bras. Ses lèvres bleutées et ses cheveux humides encadraient un visage pâle qui respirait l’inquiétude. Dans ses yeux noisette, il discerna une peur tellement profonde que sa simple image lui semblait effrayante. Bill soupira longuement, puis quitta la pièce avec des questions plein la tête. Il voulait se détendre, mais cette apparition n’avait pas vraiment contribué à l’apaiser…

Il se dirigea vers son lit, s’affala dessus et se mit à fixer le plafond vide. Peut-être que demain, il se réveillerait en sachant que tout n’était qu’un mauvais cauchemar, une illusion…

Il songeait à rejoindre Tom pour lui raconter ce qu’il venait de voir, mais ne le lui avait-t-elle point prédit ? Devait-il suivre son instinct ou au contraire, aller contre sa destinée, afin de voir si tout pouvait être changé ?
Comment cette apparition pouvait-elle savoir, avant lui, ce qu’il n’avait même pas encore prévu de faire ? C’est incroyable, impossible, effrayant, épouvantable, bref le qualificatif parfait étant hors de portée à cette heure tardive, mieux vaut essayer de dormir …
A ce qu'on dit, la nuit porte conseil…
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 20 Avr - 18:51

c'est trop bien vivement la suite
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 23 Avr - 2:17

suite stp
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 23 Avr - 10:39

tro tro bien ecrit !!! elle est pour quand la suite ?
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 27 Avr - 22:24

Chapitre 3 :

Bill n’est pas le seul à chercher en vain le sommeil par cette chaude nuit de juin. Tom, son double, se tourne et se retourne dans ses draps humides, Morphée ne daignant point de ses ailes caresser ses rêves. A mi-chemin entre le sommeil et la réalité, il tente de susciter de douces visions, mais ce sont plutôt ses angoisses qui prennent le dessus et l’empêchent de dormir.

La bouche asséchée par l’abus d’alcool, il finit par se lever et se rend d’un pas hésitant près d’une desserte, somptueusement garnie d’un panier de fruits frais, de boissons diverses. Serviettes, services et verres de toutes tailles s’y côtoient, parfaitement alignés. Il saisit une carafe d’eau et remplit l’un des verres avec la boisson limpide. Un éclair de lumière attire soudain son attention, si fugitif qu’il pense l’avoir imaginé.

Il porte le verre à ses lèvres, quand soudain le grand miroir mural qui lui fait face devient opalescent. De surprise, le verre lui échappe des mains et chute sur l’épaisse moquette. Il se fêle légèrement dans un son étouffé par le revêtement du sol, et le liquide s’étale à ses pieds en trempant le bout de ses orteils dénudés. Un rire cristallin et moqueur retentit, semblant se répercuter dans toute la pièce.

Il se retourne et en cherche la source, mais la pièce est vide, désespérément vide. Un bruit sourd se fait entendre, une sorte de grondement, comme les prémices d’une vague tellurique, qui fort heureusement ne se produit pas. Il n’aurait manqué plus qu’un tremblement de terre pour couronner le tout.

Observant plus attentivement les alentours, il se rend compte que c’est le miroir qui vibre, mais que rien autour ne bouge. Il sent ses dreads se hérisser, son cœur frapper énergiquement contre ses côtes… Là, cela vire au cauchemar, le miroir est vivant, du moins c’est l’impression qu’il donne quand il se déforme pour laisser apparaître un visage féminin. Tom en blanchit au point de faire concurrence aux draps de satin du lit. Cela déclenche un fou rire de la part de l’être mystérieux.

Finalement, la curiosité et la colère l’emportent sur la peur ; l’alcool aidant, il lance d’un ton peu amène :

« Tu es qui toi ?
-Dis donc, ce n’est pas la politesse qui t’étouffe !
-Non, pas quand on s’introduit dans mon miroir !
-Tu n’as pas peur ?
-Je suis trop pété pour avoir peur.
-On ne me l’avait pas encore faite celle–ci.
-Il faut un début à tout !
-Tu es bien différent de ton frère !
-Tu le connais ?
-Si on veut.
-C’est pas une référence.
-Je dirais plutôt le contraire.
-Comment ça ?
-C’est toi qui n’es pas une référence !
-Normal, je rêve et je parle à un miroir.
-Non, tu ne rêves pas.
-Pfffffff ! Prouve-le !
-On reconnaît bien ton pragmatisme.
-Comment tu sais ça ?
-Je sais beaucoup de choses.
-Pas possible !
-Je peux te dire que dans quelques minutes tu vas saigner !
-N’importe quoi !
-Je ne mens jamais !
-Et moi, je dois être somnambule !
-Hi, hi, si c’était le cas tu le saurais, cela n’arrive pas du jour au lendemain !
-C’est ça, en plus tu sais tout !
-Quand même…presque tout …
-Tu existes vraiment ?
-Oui ! »


Tom se rapproche afin de toucher ledit miroir, pour vérifier la réalité des propos de cette étrange créature. Enfin, surtout pour se prouver qu’il n’y a rien, qu’il ne va toucher que du verre et que cette vision disparaîtra comme elle est venue, comme un songe d’une nuit d’été …

Il s’approche lentement de l’objet qui suscite son attention en refermant son poing, comme s’il s’apprêtait à frapper à la porte de chez quelqu’un pour signaler sa présence. Ses pieds pataugent dans la flaque en partie épongée par la moquette.
« Aie ! »
Il marche sur le verre de cristal, qui se brise et lui entaille méchamment la plante du pied. Le sang se met à couler, parsemant la moquette de fines gouttelettes carmin, qui luisent sous l’opalescente clarté émise par le miroir. Saisissant une serviette sur la desserte, il en entoure son pied après avoir délicatement enlevé le morceau de verre et versé du cognac en guise de désinfectant, non sans proférer quelques jurons bien sentis.

« Tu aurais au moins pu me prévenir !
-Je te l’avais dit, que tu saignerais.
-Mais tu ne m’avais pas dit comment !
-Si, je te l’avais dit, tu n’aurais pas marché sur le verre, tu ne te serais pas blessé et tu n’aurais pas saigné.
-C’est un peu l’idée.
-Cela devait être !
-Hein !
-Certaines choses doivent se passer ainsi.
-Pourquoi ?
-Il vaut mieux éviter les ingérences.
-Je ne comprends pas !
-Disons que c’est une question de dommages collatéraux.
-Je pige toujours pas !
-Va te coucher !
-T’as pas d’ordre à me donner.
-Dans ce cas, c’est moi qui vais me coucher ! Bonne nuit ! »


Le miroir se déphase légèrement, tandis que s’atténue cette luminosité fantasmagorique, laissant Tom, éberlué face à son reflet. Il fronce les sourcils, tâte la surface du verre d’un air sceptique, puis tourne le dos au miroir en se frottant la tête. Peut-être le barman avait-il glissé une substance suspecte dans sa vodka hier soir…
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 27 Avr - 22:46

suite stp
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 27 Avr - 23:12

Vite la suite stp !!
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 4 Mai - 23:13

Chapitre 4:

Gustav se réveilla comme un petit ange tiré de son pays des merveilles ce matin là. Son pied droit se glissa dans sa pantoufle droite, puis l’autre dans la pantoufle gauche. Il bâilla longuement, s’étira en levant les mains vers le plafond, puis se mit debout, d’un pas léger. Les rêves troublaient encore ses yeux, voilés par les souvenirs de son agréable nuit.

Tout portait à croire que ce serait une magnifique journée. Le petit blond se dirigea vers une chaise, casée dans le coin de la pièce, et sur laquelle reposaient ses vêtements. Sa main fouilla dans le tas d’habits pour en sortir un peignoir moelleux et doux qu’il déposa fièrement sur ses épaules, en respirant le tissu encore parfumé de la fraîche odeur de lessive.

C’est alors qu’un petit bruit parvint à son oreille, comme une petite voix qui l’appelait en sifflant entre ses dents.

« Pssst! »

Gustav fit un tour sur lui-même, se retourna dans l’autre sens, puis regarda le plafond. Comme il ne discernait rien de vraiment anormal, il haussa les épaules et marcha vers sa table de nuit. La veille, il avait refermé son livre sur une page qui l’avait frappé sans qu’il n’y ait vraiment prêté attention. Il feuilleta donc le bouquin jusqu’à ce qu’il retrouve le passage sur lequel il s’était arrêté la soirée précédente. On y parlait d’une nouvelle sorte de pédales pour les batteries, qui permettraient d’effectuer des roulements sur la grosse caisse.

Le batteur posa son doigt sur une ligne, quand le petit sifflement perça à nouveau le silence.

« Pssst! »

Tiré de son absorbante lecture, il leva les yeux vers le plafond.

« Il y a quelqu’un ? »

Silence de mort…
Gustav entreprit de poursuivre son activité, et il s’attarda plus longuement sur un mot qu’il avait du mal à déchiffrer, probablement à cause de cet étrange bruit à peine audible qu’il était pourtant persuadé d’avoir entendu.

« Pssst! »

Cette fois, il se retourna, et aperçu à l’autre bout de la pièce un miroir. Normalement, il aurait dû y voir son reflet, mais là, le fond était plus blanc que d’habitude ! Il plissa les paupières, referma son livre, puis regarda de nouveau vers le plafond.
Un sentiment étrange flottait dans l’air, un peu comme si on l’observait…

« Je rêve ou on m’a appelé ?
-Tu ne rêves pas ! »


Etonné d’obtenir une réponse, il se leva, et se dirigea vers le miroir. Décidément, il se passait quelque chose. Quelque chose de peu habituel. Comme le morceau de verre suspendu au mur commençait à sérieusement l’intriguer, il posa sa main dessus. Ce n’était ni chaud, ni froid, ni piquant, ni mou, ni rugueux, ni humide.
Juste… Normal. Sauf peut-être cette couleur de chaux qu’il pouvait observer.

« Tu me vois ?
-C’est toi qui parle ?
-Oui…
-Le… le miroir ?
-Je ne suis pas qu’un miroir !
-Mais,… tu vis ?
-Evidemment ! Sinon, comment voudrais-tu que je parle ?
-C’est mathématiquement impossible que la matière inerte puisse présenter des signes de vie ! »


Un long soupir amusé remplaça le petit sifflement qui l’avait interpellé un peu plus tôt.

« Voyons, petit bonhomme, je ne suis pas qu’un simple miroir ! Tu ne vois pas mon visage ? »

Le batteur plissa les paupières pour essayer de préciser sa vue floue.

« Je ne vois rien !
-Approche-toi! »


Il s’exécuta, tout en tâtonnant la surface lisse du verre. Mais il avait beau rétrécir son champ de vision, le fond du miroir restait d’un blanc crémeux presque uniforme. Pour finir, il colla son nez sur le miroir en ouvrant de grands yeux !

« Je ne vois toujours rien… C’est normal ?
-Gustav, recule-toi un peu, je vais finir par croire que tu veux me faire des avances ! »


La petite voix prenait un ton intimidé.

« Tu connais mon nom ?
-Mais voyons, tout le monde connaît ton nom ! Tu es le batteur des Tokio Hotel !
-C’est vraiment bizarre que je parle à un miroir !
-Je ne suis pas qu’un miroir, j’ai aussi un visage !
-Mais je ne vois pas !
-Normal, si tu colles ton nez sur le miroir, tu ne peux rien voir, tu es bien trop près. Comment veux-tu que tes yeux puissent accommoder ?
-Je n’y avais pas pensé, d’habitude, je vois sans problème.
-Tu ne portes pas des lunettes par hasard ?
-Ah, si, que je suis distrait ! »


Le blond traversa la pièce jusqu’à sa table de nuit, tâta sa surface de bois lisse jusqu’à ce qu’une fine branche métallique lui glisse entre les doigts. Il referma son poing dessus, ouvrit la deuxième branche, puis posa ses lunettes sur son nez. Tout semblait se préciser !
Au milieu du miroir, un visage ovale et pâle flottait sur un fond ouateux, semblable à l’aspect des nuages.
Deux yeux en amandes se plissaient, ce qui donnait au visage des allures de taupe.

« Tu me vois maintenant ?
-Ne te moque pas de moi, je n’y peux rien si la nature a voulu que je sois presque aveugle, enfin sauf pour lire !
-Heureusement qu’il y a les lunettes !
-Tu l’as dis !
-Même si dans peu de temps, on ne s’en servira plus puisque les gens disposeront d’une puce qui corrige automatiquement la vue et qui s’adapte aux changements des yeux ! »


Le batteur écarquilla ses yeux !

« Où tu as vu ça toi ?
-Dans un magazine tiens ! »


Il secoua la tête, puis regarda le miroir d’un air incrédule.

« Un magazine ? Et quel genre de magazine ?
-Oh, tu ne connais pas, ce n’est pas encore sorti !
-Quoi ? Tu lis des magazines qui ne sont pas encore sortis ?
-Euh, non, fin, si, dans un sens… En fait, c’est mon père qui travaille dans une boîte et qui rédige des magazines. J’ai donc toutes les exclusivités !
-Tu es un miroir qui a un père ? Depuis quand la matière inerte accouche ?
-Je ne suis pas qu’un miroir… J’ai un visage, je suis humaine, tu le vois bien !
-Mais comment est-ce que tu peux me parler, alors que si on s’en réfère aux lois de la physique, il faudrait te compresser les atomes de la tête pour te la faire entrer dans … ton… miroir. Et tu serais défigurée !
-C’est un mystère !
-Il y a une explication, n’est-ce pas ?
-Peut-être… »


Le batteur recula de quelques pas, puis s’assit au sol en fixant la tête qui flottait au milieu du vide.

« Tu me fascines !
-Ah bon ?
-Oui… On dirait que tu n’as pas de corps, et pourtant tu parles comme si ta tête était totalement indépendante… de ton cœur, ou de tes poumons.
-Eh bien, si je te fascine tant, je pourrai revenir… Mais là, le devoir m’appelle petit bonhomme.
Au revoir ! »


Le visage s’estompa en quelques secondes, sous les pupilles ébahies de Gustav qui n’arrivait pas à comprendre par quel moyen on pouvait faire entrer une tête dans un miroir ! Lorsque le verre eut retrouvé sa forme normale, le batteur se jeta sur l’une de ses plus grosses valises. Réajustant les lunettes sur le bout de son nez, il commença à la fouiller pour en ressortir un ouvrage qu’il n’avait jamais pris le temps de lire:
« Devenir magicien »
Comme le lui avait toujours dit sa mère, quand on fait de la magie, il y a toujours un truc. Il passe inaperçu aux yeux des amateurs, et c’est cela qui rend les tours les plus simples si fascinants. Le tout, c’est de prendre le temps de s’entraîner. Le petit blond se plongea donc dans une nouvelle lecture, où les photos de batteries étaient remplacées par des schémas mathématiques à caractère incompréhensible pour des esprits comme les nôtres. Les signes compliqués se succédaient, et lui-même avait du mal à comprendre cette langue qui se veut universelle…

Ce qu’il ignorait, c’est que même après avoir étudié tous les bouquins parus de nos jours sur cette terre au sujet des phénomènes magiques, féeriques, et même paranormaux, il n’aurait pas de réponse purement mathématique à la question:
« Comment faire flotter un visage au milieu d’un miroir ? »

Car c’est bien au-delà des mathématiques que se situe la réponse à cet étonnant prodige. Il y a toujours des réponses à quasiment tous les mystères de ce monde ou des autres, encore faut-il savoir où les chercher et surtout être capable de les accepter et là c’est une tout autre affaire …
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 12 Mai - 23:07

Chapitre 5 :

Vers midi, Georg émerge péniblement d’une nuit plutôt agitée. Autour de lui, tout est dévasté : un oreiller moelleux rembourré avec des plumes gît au pied du grand lit, le traversin serpente à sa gauche, tandis que le drap froissé, à moitié repoussé, laisse apparaître son corps musclé, que la fraîcheur de l’air conditionné hérisse d’une légère chair de poule.

« Mon Dieu, pense-t-il, plus jamais de vodka après le champagne ! Sur le moment, ça passe tout seul, mais à long terme, le mariage n’est que bien peu prometteur. Genre à se faire un « lendemain d’hier » voire un « surlendemain d’hier »: mal à la tête, mal aux cheveux, courbaturé d’avoir mal dormi, bref la totale. »

Aux grands maux, les grands remèdes: deux aspirines et un immonde cocktail spécial « ivresse », très dégueulasse quand il vous imprègne la bouche, asséchée par les excès de la veille, d‘un goût médicinal, mais néanmoins très efficace, même s’il vaut mieux taire la recette de peur de susciter d’irrépressibles envies de vomir.

Encore à moitié abruti, le bassiste se dirige vers la salle de bain. Rien ne vaut une bonne douche, pour achever de se remettre en forme. Nanti d’un magnifique bonnet de bain, tandis que l’eau fraîche ruisselle sur ses épaules, il rêvasse à moitié, se remémorant avec bonheur le concert de la veille. Leur pause forcée lui a semblé bien longue: la scène, les fans, toute ces émotions, même le trac lui manquait.

Une bonne quinzaine de minutes plus tard, ragaillardi par sa douche, il s’enroule dans un immense linge éponge et se sèche vigoureusement, avant d’enfiler, un boxer, un jeans et un t-shirt, qu’il avait déposés en prévision à côté du lavabo. Un dernier coup de peigne et en route pour aller déjeuner. Il s’observe dans le miroir tandis qu’il tente, à coup de laque et de peigne, de lisser ses cheveux, qui ont une fâcheuse tendance à friser naturellement. Manque de bol, il déteste ça.

Un éclat de rire se faire entendre.

« Tom, ta gueule !
-Désolée, tu te trompes de coupable, fit une voix amusée. »


Il passe la tête par l’embrasure de la porte, jette un œil dans la chambre, elle est vide. Psychose hallucinatoire auditive due à l’abus d’alcool, pense-t-il.

« Mais quand même, je me sens pourtant bien, je n’ai même plus mal à la tête. »
Georg se remet face au miroir et entreprend de défriser une mèche rebelle.

A nouveau un rire amusé retentit.

« Tu as oublié une mèche!
-Pardon ?
-A gauche.
-Ah, oui merci, répond-il machinalement, avant de réaliser que quelque chose ne tourne pas rond »


Le miroir se trouble, un fin visage féminin se dessine dans l’opalescente luminosité qui émerge du miroir, rendant quasi fantomatique l’atmosphère de la salle de bain.

Psychose hallucinatoire auditive et visuelle due à l’abus d’alcool, c’est pire. Je vois et j’entends des trucs qui n’existent pas, c’est fort inquiétant. Et si j’étais schizophrène ? Voyons, réfléchissons ; schizophrénie : psychose, qui se manifeste par la désintégration de la personnalité, et par la perte du contact avec la réalité.
Non, pas possible, je ne m’en rendrais pas compte, je suis encore capable de raisonner, enfin je crois…

« Coucou, je suis là!
-Moi, j’en suis moins sûr.
-Ah ! Pourtant tu me parles !
-Justement, je me demande si je ne parle pas à une hallucination !
-A ce que je sache, je n’en suis pas une !
-Prouve-le moi !
-Ça va être difficile, il va falloir me faire confiance !
-La confiance, ça se mérite.
-Et c’est toi qui dis ça ?
-Ça te dérange ?
-Venant de toi ! Oui !
-Dis tout de suite que l’on ne peut pas avoir confiance en moi !
-Disons une confiance toute relative !
-Menteuse !
-Crétin !
-Malpolie !
-C’est toi qui as commencé !
-Désolé, c’est sorti tout seul !
-Pour cette fois, je veux bien pardonner !
-On peut me faire confiance.
-Comme la fois où Tom t’a confié un secret et que tu l’as répété à Bill ?
-Comment tu peux le savoir, nous ne sommes que trois à connaître cette malheureuse histoire.
-Pas tout à fait.
-Je ne pensais pas que les jumeaux en parleraient !
-Ils ne l’ont pas fait.
-Donc, tu es ma conscience et tu essayes de me faire regretter mes actes.
-Je crois qu’avec toi, je n’utilise pas la bonne méthode !
-Ah bon, il faut une méthode pour me parler ?
-Pour te parler non, mais pour te convaincre, oui.
-N’est-ce pas la même chose ?
-La différence est subtile, mais elle n’en existe pas moins.
-Peu importe, je parle à ….un fantasme issu de mon imaginaire.
-Je ne suis ni une hallucination, ni ta conscience, ni un délire quelconque, je suis juste ….moi.
-Ego…Ego sum, Je suis moi, donc par extension tu es moi !
-Je crois que j’ai mal à la tête, on en reparlera…»


L’opalescence se fait plus ténue, jusqu’à disparaître complètement, laissant Georg devant son reflet, le peigne en main, sur une mèche toujours aussi rebelle. Renonçant momentanément à dompter ces maudites ondulations, il jette d’un geste exaspéré le peigne dans le lavabo et tourne précipitamment les talons pour rejoindre les autres. Il est déjà en retard et comme il reproche souvent cette tare aux jumeaux, il évite de montrer le mauvais exemple.
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 12 Mai - 23:31

Ah j'adore !
Georg me fait rire avec ses psychoses hallucinatoires ! Il est vraiment buté quand il veut !!!
Suite, s'il te plaît !
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mar 13 Mai - 19:04

c'est vraiment genial !!!!!!!
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 19 Mai - 0:04

Chapitre 6:

Pour remettre d’aplomb le groupe, le management a décidé de ne pas trop les pousser, le temps que la voix de Bill se rétablisse. Il faut dire que le traitement médical est parfois lourd car il entraîne chez le chanteur de nombreux effets secondaires qui l’asservissent à une fatigue permanente. Et puis, la rééducation progressive l’oblige à reposer ses cordes vocales qui doivent prendre le temps de se rétablir complètement.

Ce matin, les membres du groupe se sont donc réveillés avec chacun de nombreux projets qui s’éloignent du monde dans lequel ils baignent depuis tout petits: celui de la musique.
Gustav, accoudé à la vitre du van, observe le paysage qui défile sous ses yeux. Chaque détail, chaque anomalie de la nature suscite chez lui un émerveillement. D’un rocher à l’allure de champignon en passant par un lac aux reflets dorés, tout le fascine…

A côté, roupillant comme un loir, Georg ronfle, la bouche ouverte…
Il rêve peut-être qu’il rencontre de grands philosophes comme Platon, Socrate, Freud, Descartes, Montaigne, Blaise…
Et peut-être que ceux-ci ont aussi les réponses à toutes les questions existentielles qu’il se pose en temps normal:
« Pourquoi suis-je en vie ? », « Quel est mon but sur cette Terre ? ».
A tous les cas, ils semblent lui répondre que la vie n’a pour but qu’un ultime passage commun: la mort.
Mais il n’arrive pas à creuser plus loin.
Se dire qu’il est le bassiste d’un groupe phénomène ne lui sert pas à grand-chose pour élucider le mystère de l’existence de Dieu… qui est une question et doit le rester !

En face de lui, en train de se marrer, comme une vache, du filet de salive qui coule des lèvres de Georg, on peut retrouver Tom ! Lui, ses questions existentielles sont bien différentes…
Mais les détailler ne nous apporterait pas grand-chose. Si seulement il s’intéressait à la philosophie, à la religion…
Venant de lui, ce serait un miracle. D’ailleurs, arriver à lui ancrer dans le crâne la signification du mot « sagesse » semble déjà être au-dessus des moyens de tout être humain normalement constitué.
C’est un joyeux luron qui n’aime pas se poser trop de questions. Il vit un peu l’instant présent, sans vraiment se soucier des mauvais tours que lui réserve l’avenir.

En revanche, s’il y en a bien un qui s’en fait pour son avenir, c’est Bill. Mais attention, pas n’importe quel avenir: son futur proche. Est-ce qu’il aura le temps de se faire une nouvelle manucure ? Est-ce qu’il trouvera de nouvelles fringues à son goût dans le magasin qu’il s’apprête à dévaliser ? Est-ce que demain, il vendra toujours autant de singles?
Ne venez pas lui parler d’un âge trop avancé, mais surtout, n’envisagez en aucun cas la vieillesse…
Ces jours où il sera un vieux grabataire sénile, tenant debout grâce à sa canne, voyant mal devant lui à cause de ses yeux embués par la cataracte…

Le van s’arrête, et le chanteur est le premier à bondir hors du véhicule pour respirer l’air libre, même si son homologue le suit de près.
Puis, les deux derniers musiciens descendent à leur tour. Gustav soutient l’épaule de Georg, qui a du mal à sortir de son sommeil.
Ils se sourient tous, puis regardent les alentours.

« Là, il y a un magasin de vêtements, lance Bill, d’un ton enthousiaste.
-Ah non, pas encore des fringues!
-Oh, il y a une bibliothèque à cent mètres !
-Mais je veux des nouvelles chaussures moi !
-Tom, on a toute la journée, tu les auras tes chaussures !
-Personnellement, je ferais bien un tour du côté du parc animalier, il paraît qu’ils… »


Gustav est coupé dans sa lancée par les regards énervés des autres membres du groupe, qui n’en ont que faire de ses visites culturelles et trop instructives. Ils sont là pour se détendre, pas pour se plonger dans des visites très ennuyeuses.
Ils jettent tous un œil dans une direction différente. Bill a repéré depuis longtemps son magasin préféré: TAZUMA. Tom s’apprête déjà à faire du lèche vitrine chez les petits cordonniers du coin, tandis que Georg prête plus d’attention à la librairie qui vient d’ouvrir ses portes de l’autre côté de la rue.

« Bon, les gars, on fait quoi ? demande le batteur.
-Je propose qu’on se sépare. On a pas vraiment les mêmes centres d’intérêt…
-Georg, tu viens avec moi ?
-Moi je prends Bill! Hein Bill, tu viens avec moi faire les magasins de chaussures ?
-Oui! Je vais m’acheter des nouvelles santiags parce que les miennes commencent à rendre l’âme !
-Gustav, tu…
-Oui, je suppose que je viens avec toi… »


Tous se quittent sur un signe de tête qui marque leur accord.
Les jumeaux partent d’un côté, tandis que les deux aînés traversent la route.

Comme d’habitude quand les jumeaux se retrouvent seuls, la conversation bat son plein. Ils rient, de tout et de rien, se racontent leurs nouvelles, partagent leurs petits potins, leurs anecdotes…
Et pourtant, l’un comme l’autre semblent perturbés par un événement qui ne laisse pas leur regard indifférent. Ils errent le long des vitrines. Les magasins de lingerie, de bijoux, de maquillage défilent sous leurs yeux. Ils ne manquent pas de croiser des miroirs.

Et comme s’ils éprouvaient une certaine gêne à l’approche de ces objets pourtant des plus communs, ils baissent à chaque fois la tête. D’habitude, ils auraient davantage eu tendance à se regarder des heures durant pour déceler leurs imperfections, mais là, un malaise les en empêchait.

Bill retenait même sa respiration devant chaque miroir. Sa poitrine se gonflait, comme s’il voulait parler, puis il expirait sans ajouter un seul son. Devait-il en toucher un mot, ou non ? Et si on le prenait pour un cinglé ?
Tom, à côté, ne prêtait pas grande attention à l’attitude étrange de son homologue. Il faut dire que sa crainte s’accentuait aussi à chaque fois qu’il apercevait trop nettement son reflet…

Gustav et Georg, bien que bien plus discrets, appréhendaient de voir défiler sous leurs yeux des objets qui ressemblaient trop aux miroirs qui leur avaient donné des visions fantomatiques…
Si seulement ils étaient sûrs d’avoir réellement vu ce visage…
N’était-il pas au fond le fruit de leur pure imagination ?
Dans des cas comme les leurs, où l’alcool avait coulé à flot, certains pouvaient bien se remettre en question !

Pour eux, la dissimulation a été hissée au niveau de l’art et leur vie en est imprégnée. Toujours en représentation ou presque, que ce soit pour les fans, les journalistes, durant les concerts, les séances d’autographes...Même en vacances, pas moyen d’échapper à ces maudits paparazzis. Le moindre mouvement, la plus petite erreur sont sujets à polémiques. La dissimulation est donc devenue un art de vivre, même si au fond d’eux, ils en sont dégoûtés, être soi-même c’est le bonheur, mais quand chaque geste est susceptible de finir dans la presse à scandales, autant éviter.

Chacun d’eux donne une image de lui-même proche de la réalité, mais légèrement faussée, une sorte de jeu de rôles facile à suivre, mais avec certaines règles immuables afin d’éviter de stupides polémiques journalistiques. Qui a besoin de savoir que Bill est un angoissé qui souhaite toujours tout contrôler, que Tom est timide quand il s’agit de parler vraiment de sentiments, que Georg cherche toujours à comprendre et à aider tout le monde et que Gustav a une intelligence supérieure à la moyenne ?

Suivant machinalement ces règles de conduite, ils gardent leur vie privée bien à l’abri, même entre eux, pour souvent quoi, et ces étranges apparitions en font partie…un secret de plus, mais quel secret !!!
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 19 Mai - 18:23

j'adore !!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 19 Mai - 18:30

Moi aussi.
Une suite s'il te plaît.
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 26 Mai - 0:48

Chapitre 7:

Il est minuit passé, la pleine lune éclaire la façade d’un somptueux manoir perdu quelque part au fin fond de la campagne allemande. Au loin une sombre forêt se profile pour s’étendre aux collines avoisinantes. Seule une fenêtre encore éclairée témoigne que les lieux sont habités et que pour certains, la nuit n’est pas forcément synonyme de sommeil.

La chambre est immense, une épaisse et douce moquette en recouvre le sol, quant au plafond, il est décoré de magnifiques frises en stuc, se poursuivant en entrelacs jusqu’au lustre de cristal qui en occupe le centre. Les lourds rideaux de velours sont retenus de chaque côté des hautes fenêtres par de jolies embrases ornées de pompons. Un grand lit à baldaquin, où se love une belle chatte persane à la robe de jais et aux yeux d’or, achève de rendre cette pièce semblable aux chambres des "Princesses de contes fées". Le plus étonnant au demeurant reste une jeune fille accroupie sous un grand bureau d’ébène, fort occupée à faire coulisser un tiroir secret pour en extraire un épais manuscrit recouvert de cuir ouvragé.

Elle s’assied ensuite confortablement dans un fauteuil de cuir, le rapproche du bureau afin d’être plus à l’aise pour écrire. Elle ouvre le livre à la page marquée par le signet et se saisissant d’une plume, en remplit les pages d’une jolie écriture tout en rondeurs. De temps à autre, d’un geste machinal, elle ramène une longue mèche de cheveux derrière son oreille, tout en continuant sa prose de l’autre main.

« TH für immer

-Rapport contact 1:

J’ai réussi à établir le premier contact, je n’en reviens pas, je leur ai parlé, c’est le plus beau jour de ma vie. Soyons sérieuse et professionnelle !

Pour ce qui est des fiches de planning, c’est en ordre, je pense que l’on peut s’y fier. Ils sont bien aux lieux et aux heures notées, au moins que cela serve que leurs plannings soient si sévères et leurs gardes si sérieux.

Ils sont un peu différents de l’image que je me faisais d’eux, quoique... Je précise que j’ai choisi un moment pour le premier contact, pour chacun d’eux, où je les savais plus ou moins sous l’influence de l’alcool. J’ai pensé que cela aiderait à faire passer la chose en douceur …

Bill, je lui ai fait une peur bleue ! À sa décharge, j’ai eu de la peine à régler le son et je lui ai un peu cassé les oreilles, du moins au début, après j’ai trouvé le truc et maintenant je le maîtrise parfaitement. Je le pensais plus fort, plus sûr de lui, mais bon à sa place, je ne sais pas comment j’aurais réagi.

Tom, le soi-disant charmeur, en privé, il est tout ! sauf poli. C’est limite s’il ne m’a pas insultée, enfin j’espère que son pied lui fera mal quelques jours et qu’après cela il me croira quand nous parlerons. J’ai peur qu’avec lui j’aie tendance à m’énerver, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai comme l’impression qu’il est du genre à me taper sur le système, pourtant en général, je n’ai pas de préjugés, mais je ne le sens pas. Enfin, il va peut-être se révéler charmant au fil du temps…

Gustav, qu’il est mignon, tout sourire et très gentil! C’est celui qui a été le plus intrigué et qui a cherché à comprendre. Si l’un d’entre eux devait percer le mystère ce serait lui, il faudra que je fasse bien attention à tout ce que je dis, déjà que j’ai failli me trahir…Il ne faudrait pas que l’un d’eux découvre la vérité, cela ferait tout échouer à coup sûr !

Georg, avec lui, je ne suis pas sortie de l’auberge, il me la joue psycho à fond. Si je ne fais pas gaffe, il va me prendre pour Dieu ! Et, si…Non, ce ne serait vraiment pas malin de ma part et je risquerais de faire tout rater. Dans la mesure du possible, je dois à tout prix éviter de mentir, je risquerai moins de me trahir, voire d’être percée à jour !


-Prévisionnel :

Les laisser digérer quelques jours, puis reprendre contact. Bien choisir le lieu et le moment le plus propice, en prenant garde qu’ils ne soient pas sous une quelconque influence, alcool ou fatigue. Et surtout que chacun d’eux soit seul au moment des contacts, je dois minimiser les risques. Il faut absolument que j’arrive à les persuader non seulement que je suis réelle, mais aussi que je veux les aider et cela sans me trahir, sans trop interférer et le plus rapidement possible. Je ne pense pas que j’aurai une deuxième chance si j’échoue, donc ma première intervention devra être la bonne.

Faire très attention à ne pas me faire surprendre par mon père, il m’en empêcherait et me punirait certainement, pour avoir fait non seulement ce que j’ai déjà fait, mais encore plus pour ce que je veux faire, il m’a déjà parlé des risques d’ingérences, mais cela m’est égal, c’est trop important pour moi...et pour eux… »


Elle referme le livre d’un geste sec, en arborant un petit sourire triomphant. Toutes ces émotions lui trottent dans la tête. Elle ne se doutait sûrement pas qu’une telle rencontre était faisable ! Et pourtant, elle les avait vus de ses propres yeux, un à un. Elle avait pu écouter leurs voix, les dévorer du regard. Elle était l’une des seules à les avoir approchés de si près, bien qu’ils soient restés néanmoins trop distants à son goût.

En faisant jouer le mécanisme du tiroir secret pour ranger son vieux journal poussiéreux, bouclé par une lanière de cuir, elle ne manqua pas de repenser à tous ces événements. Ses doigts se posèrent sur sa joue. Gustav avait même posé ses lèvres sur elle !
Certes, c’était un accident. Mais cela prouvait bien qu’il était réel!
Le tiroir grinça, elle enfouit le livre dans le fond du meuble, avant de le refermer en soupirant.

Elle repoussa ensuite le fauteuil contre le mur, en veillant à ne pas faire trop de bruit pour ne pas réveiller son paternel, qui devait déjà dormir depuis un bout de temps. Ses petits pieds fins se glissèrent sur la moquette, se posèrent sur le lit, puis glissèrent sous la couette richement ornée de fils d’or.

Elle s’enfonça dans les draps, écarta les bras autour d’elle, mimant une étoile de mer. Les yeux rivés vers le plafond du lit à baldaquin d’où tombaient les longs rideaux de velours, elle laissait ses rêves lui envahir l’esprit.
Désormais, son désir le plus fou était à portée de main…
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 26 Mai - 18:09

J'adore !!!!
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Sam 31 Mai - 1:21

moi aussi j'adore !!!
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 2 Juin - 0:23

Chapitre 8 :

Tom passa sa main sur la surface de l’eau, qui vibrait sous le mouvement de ses doigts, s‘agitait quand il y enfonçait son poing. Il tapota légèrement le liquide d’un blanc légèrement trouble, à cause du savon qu’il y avait ajouté. S’armant d’un gant, le guitariste gonfla sa poitrine en observant son reflet dans le miroir. Un sourire s’empara de lui quand il constata que les abdominaux qu’il faisait tous les soirs commençaient à porter leurs fruits, ébauchant de légères tablettes de chocolat sur son ventre.

Le gant humide et chaud se posa sur sa peau dénudée, alors qu’il traçait de petits cercles concentriques qui traînaient derrière eux une mousse blanche et rafraîchissante.

Il avait passé une nuit merveilleuse. Cette fois, il avait réussit à ramener une jeune fille dans sa chambre sans avoir recours à l’alcool. Son apparente timidité s’était volatilisée grâce à l’assurance dont faisait preuve sa partenaire d’un soir.
Certes, ce n’était pas sérieux. Il aurait vite oublié cette fan un peu naïve, mais il ne pouvait pas nier que sa soirée avait été très plaisante, qu’il en garderait de bons souvenirs.

Il craignait juste que la presse réussisse à obtenir cette information, qu’elle fasse le tour du monde, et que cette pauvre innocente soit harcelée par les groupies. Mais au fond, c’était elle qui l’avait provoqué. Il n’avait aucune raison de s’en vouloir. Pas comme toutes les autres qui avaient précédé…

Et puis, ça ne ferait que renforcer l’image de lover qu’il véhiculait à chaque déplacement.

Tom esquissa un sourire ravi, puis il plongea le gant dans l’eau. Des bulles remontèrent à la surface, tandis qu’il fixait sa main se perdant dans l’eau blanchâtre. Sa peau parcourue de frissons se hérissa légèrement…
Il boirait moins souvent ! Pour une fois, il n’avait ni trou de mémoire, ni gueule de bois, ni mal aux cheveux. Seule subsistait cette impression d’avoir profité de la moindre seconde, de chaque geste, chaque caresse, chaque baiser.

Tom ressortit sa main de l’eau, alors qu’un petit grésillement coupait le silence et sa solitude.
Le blond fronça les sourcils, puis se regarda dans le miroir. Ses dreads tombaient sauvagement sur ses épaules frêles, encadrant son visage d’habitude si souriant.

Une petite voix perça le grésillement, accompagnée d’un petit rire.

« Alors Tom, tu t’es bien amusé cette nuit ?
-Oh, Joanna, je… »


Il se retourna en croyant parler à cette jeune fille avec laquelle il avait partagé sa nuit. Mais la porte derrière lui était toujours close. Il s’étonnait lui-même de se souvenir de son prénom. D’habitude, elles plongeaient dans l’anonymat avant qu’il ne s’endorme…

« Ah ! moi ce n’est pas Joanna ! »

Tom fit un tour sur lui-même, puis se rendit compte que le miroir faisait des siennes, et se troublait en prenant la couleur de son eau.

Il croyait avoir déjà vu ça quelque part ! Plissant le front d’un air sceptique, il s’approcha de l’objet pendu au-dessus du lavabo, et tenta de se rappeler ce qui c’était passé la dernière fois que ce phénomène s’était produit sous ses yeux.

Il lui fallu remonter près de trois semaines en arrière pour se souvenir du ton de cette petite voix !

« T’es revenue toi ?
- Oui !
-Tu viens me prédire quoi ? Que je vais me fracasser le crâne sur le bord de la baignoire ?
-Pas tout à fait ! »


L’ébauche du visage d’une jeune fille apparut dans le miroir. Elle était pareille que la dernière fois ! Deux yeux vert pâle en forme d’amande, un long nez fin, des traits si délicats qu’ils semblaient crayonnés sur une feuille de papier.

« Tu ne peux pas passer à un autre moment que quand je me lave ?
- J’avais juste envie de te voir comme ça !
-C’est ça. Je suis pris de toute façon !
-N’importe quoi. Demain ton petit coup d’un soir, tu l’auras oublié !
-Même pas vrai !
-Je te parie que si…
-Et puis de quel droit tu t’introduis chez moi ?
-Parce que j’en ai envie !
-Tu fais ça avec beaucoup de gens ?
-Oui… Attention Tom, ne laisse pas ta serviette de bain à terre, tu risquerais de trébucher dessus ! »


Le guitariste haussa les épaules en dessinant sur son visage une moue dédaigneuse. Pour qui se prenait-elle à jouer le rôle de sa mère ? De quoi je me mêle ?

« Tu peux partir ?
-… Si on me le demande gentiment, ça peut se négocier !
-Hum… J’aimerais que tu dégages, car j’étais juste en train de faire ma toilette en toute intimité, et tu me gênes légèrement !
-Tu ne changeras pas, toi !
-Quoi ?
-Tu as toujours autant de politesse et de tact !
-Je sais ! »


Le guitariste tira la langue au miroir, puis il recula de quelques pas. Son pied glissa sur son linge, qui traînait au sol. Il perdit l’équilibre et se retrouva assis au milieu de la pièce, un peu étonné de cette chute légèrement inattendue !

« Je te l’avais dis Tom !
-Gnagnagna… Fais ta petite madame-je-sais-tout qui prévoit tout !
-Tu es vraiment arrogant !
-Et toi tu m’énerves !
-Ce n’est pas forcément le but !
-Casse-toi !
-Hum… tu ne sais pas ce que tu rates ! »


La petite voix s’estompa, le blanc crémeux du miroir laissa place à l’image nette de la douche. Mais Tom resta au sol encore quelques secondes.
Qui était-elle pour oser s’introduire dans sa vie privée ? Il soupira longuement, regarda son pied.
Cette fille était vraiment étrange. A croire qu’elle prédisait les malheurs rien qu’en l’avertissant des dangers qui le menaçaient. D’abord, cette coupure de verre, ensuite, cette chute. Prédiction ou plutôt provocation, la marge est minime, mais bien réelle….. A croire qu’elle manipulait les objets environnants pour qu’il se blesse. Pourquoi ? Quel intérêt aurait-elle à susciter des catastrophes ?
Va-t-elle me faire chanter pour que cela cesse ? Se relevant non sans une grimace de douleur, il passa sa main sur son coccyx douloureux, la deuxième tenant fermement le rebord du lavabo. Redressant la tête, il observa songeusement son reflet.

Mais voila, c’est ça, je lui plais, elle veut coucher avec moi et maintenant qu’elle m’a prédit deux malheurs, elle va me menacer de tous les maux de la terre si je ne passe pas une nuit avec elle ou pire plusieurs….. Après tout elle est pas si mal, ses yeux sont envoûtants….. Non mais ça va pas la tête, je ne vais pas succomber, c’est la fille qui succombe, moi je profite et surtout je choisis. Il ferait beau voir que je devienne un mec facile !

Désormais, il en était sûr. Ces visions étaient bien réelles, mais bien peu rassurantes. A vrai dire, il avait déjà appris à haïr cette fille pas comme les autres…
Et il entendait bien ne pas concéder d’amour ou d’amitié avec elle !
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mar 3 Juin - 19:27

j'veux une suite !!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 4 Juin - 21:25

Une suite s'il te plaît !
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Midian

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 9 Juin - 1:53

Chapitre 9 :

Après une enrichissante journée alliant la visite d’un prestigieux musée, d’une bibliothèque richement fournie et passionnante à souhait, clôturée par un footing dans un magnifique parc durant lequel il réussit à semer Saki, Gustav s’apprêtait à prendre une bonne douche revigorante avant de rejoindre les autres pour le repas du soir.
La fatigue accumulée dans ses muscles commence à se faire sentir, mais il renonce à s’affaler sur un divan un peu trop confortable en rentrant.

Tout en se débarrassant de son training, il rigole encore du sale tour qu’il a joué à Saki: c’est devenu un petit jeu entre eux. De son côté, il essaye de le semer au détour des chemins sinueux ou en accélérant sa course pour rapidement se dissimuler derrière un arbre ou quoi que ce soit d’assez grand pour le cacher, tandis que le pauvre garde du corps fait tout pour suivre le rythme imposé par le jeune batteur, beaucoup plus sportif que lui.

Cette fois il a fait fort en se jetant à plat ventre derrière un vieux tronc d’arbre mort au bord du chemin. Saki n’a rien remarqué, et pourtant, il est passé puis repassé à moins de deux mètres de lui. Il l’entendait même maugréer des trucs du genre : « Quel sale gosse, mais quel sale gosse !!! »

Soudain un rire cristallin se fait entendre et une petite voix flûtée murmure :

« Que tu peux être sadique avec ce pauvre Saki, quand même !
-Comment peux-tu …Ah, oui, je me souviens, la tête dans le miroir !
-Je ne suis pas qu’une tête, mais oui c’est bien moi.
-Je ne te vois pas.
-Tu as tes lunettes ?
-Oui !
-Oh ! Désolée, j’ai dû mal régler le …
-Le quoi ?
-Peu importe ! »


Comme c’était arrivé précédemment, le miroir vibra légèrement, s’opacifia pour finir par diffuser cette étrange lueur opalescente dans laquelle flottait un fin et charmant visage féminin, encadré de longs cheveux. Gustav l’admira béatement, sans ajouter le moindre mot. Ses yeux pétillants suffisaient à discerner ses pensées, chavirant entre la fascination et ce goût qu’il portait à tout ce qui était « hors norme » !

« Tu sais que depuis ces trois dernières semaines, je pense souvent à toi ?
-Ça c’est gentil !
-J’ai passé beaucoup de temps à essayer de résoudre le mystère !
-Ça l’est moins !
-Quoi ?
-Gentil !
-Quelle importance ?
- Il n’y en a pas vraiment, mais je pensais que tu t’intéressais à moi ?
-C’est le cas !
-Comme à une personne, pas comme à un cobaye !
-Ah !
-Je suis une personne !
-Tu en es sûre ? Scientifiquement parlant, ton apparition ne s’explique pas !
-Et alors ?
-Ce que la science ne peut expliquer n’existe pas !
-Donc l’âme n’existe pas ?
-Si, même qu’elle pèse 21 grammes.
-Tu en sais des choses !
-Je lis beaucoup.
-Je vois, je vois.
-Au fait, comment tu sais pour Saki ?
-Je sais beaucoup de choses.
-Beaucoup trop oui…Tu m’espionnes ?
-Non, je n’ai pas besoin de recourir à ce genre de procédés.
-Pourtant, à part lui et moi….je ne pense même pas que les autres le sachent.
-Dans le monde, il est rare de pouvoir garder certaines choses secrètes, surtout lorsque l’on est célèbre !
-Hélas !
-Le revers de la médaille.
-Comme tu dis, si tu savais comme c’est lourd à porter !
-Mais pratique pour moi !
-Pratique ?
-Peu importe !
-Tu es bien mystérieuse !
-Tu comprendras en temps et en heures, je te le promets. »


Tout en discutant avec elle, une idée lui passa soudain par la tête, elle n’allait pas apprécier, mais il voulait en avoir le coeur net. Il hésitait cependant à la mettre à exécution de peur de la fâcher ou de la faire fuir. Pensivement, il marcha jusqu’à la desserte à côté du miroir et se servit un grand verre d’eau fraîche. Il but une longue rasade et décida de couper la poire en deux, il n’allait pas la prendre par traîtrise, mais utiliser une semi-vérité.

« Serais-tu d’accord pour que je tente une petite expérience ?
-C’est à voir ! Cela dépend quoi !
-Donc tu n’es pas opposée au principe ?
-Non !
-Est-ce que tu arrives à…. comment dire… à sortir plus la tête du miroir ?
-Je ne sais pas, je vais essayer ? »


Joignant le geste à la parole, elle s’avance légèrement et sa tête se détache plus franchement du miroir, sous les yeux admiratifs du batteur qui sent l‘excitation jaillir dans sa poitrine. Gustav, sans plus tergiverser, lui balance le reste de son verre d’eau en pleine figure en observant la suite avec beaucoup d‘attention. De surprise, elle ferme les yeux, se passe la main sur le visage pour y enlever quelques mèches de cheveux humides en lui lançant un regard pour le moins courroucé.

« Ça va pas la tête, tu veux que je t’aide ?
-Heu, non, je voulais juste voir…..
-Voir si l’eau ça mouille, je confirme : l’eau ça mouille et la terre est ronde, fit-elle d’un ton narquois.
-Enfin, c’est pas tout à fait cela !
-Toujours est-il que je suis mouillée.
-Ça me prouve que tu es réelle !
-C’est ce que je me tue à te dire depuis note première rencontre.
-Maintenant je l’ai scientifiquement prouvé.
-Si tu le dis…
-CQFD (Ce qu’il fallait démontrer)
-Mieux vaut que j’aille me sécher avant d’attraper la mort.
-Tu es mortelle ?
-Pourquoi ? Pas toi ?
-Je ne vis pas dans un miroir !
-Moi non, plus, je te rassure, je ne fais que l’emprunter.
-Tu vis où ?
-Dans un manoir !
-Plus précisément ?
-C’est pas le moment, on en reparlera…ou pas.
-Tu m’en veux ?
-Disons qu’à l’avenir, je me méfierai !»


Son visage sembla se fondre dans le verre, tandis que le miroir reprenait son aspect habituel, laissant Gustav perplexe. Il tenait toujours son verre vide à la main, regardant le miroir parfaitement sec et la moquette humide.
L’énigme n’était pas près d’être résolue, même si ce petit jeu l‘amusait...
Il avait l’impression qu’au lieu de trouver une solution aux anomalies, celles-ci lui ouvraient la voie sur des phénomènes si peu courants qu’ils lui semblaient presque… impossibles !
Ses yeux passaient alternativement du miroir à la moquette, cherchant l’erreur qui s‘était dissimulée dans le décor, le petit détail qui lui avait échappé. Mais il n’y avait pas d’erreur, juste un mystère de plus…
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Aujourd'hui à 7:10

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[T: avec Istalas] Au delà des miroirs

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