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 [T: avec Istalas] Au delà des miroirs

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 9 Juin - 19:22

trop bien !!!! j'adore !!!!
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 9 Juin - 19:28

L'expérience ! ^^
Il est trop curieux Gustav ! ^^
Suite s'il te plaît !
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Midian

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 16 Juin - 1:40

Chapitre 10:

Georg avait beau se rapprocher continuellement du miroir, il peinait à trouver la condition adéquate pour percer ce gros bouton blanc qui enlevait à son visage tout le charme apporté par ses yeux vert émeraude…

Après ses oreilles décollées qu’il avait réussi à cacher derrière ses longs cheveux lisses, et qui lui donnaient néanmoins du fil à retordre tous les matins, la nature avait absolument voulu lui rajouter des défauts, en faisant de lui une innocente victime de l’acné juvénile.

« Saleté de ***** ! Viens ici que je t’attrape…Non, non… Tu ne me résisteras pas longtemps ! Tonton Georg est plus fort que toi! Il va te réduire en miettes en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! »

A ce moment là, il pinça son bouton entre les ongles de son index et de son pouce, ce qui eu pour effet de provoquer une mini-éruption sur le visage du bassiste qui grimaçait de douleur. Une comédie légèrement exagérée par le spectacle qui se produisait sous ses yeux.

En effet, une goutte du liquide qui venait de sortir de son point blanc, au départ de petite taille, s’étalait sur la surface du miroir, en délavant son reflet pour le remplacer par un fond plus brumeux…

« Maman… J’ai des sécrétions corrosives qui rongent le verre ! Qu’est-ce qu’il m’arrive ? »


Le bassiste plaqua sa main gauche sur son visage, étira sa joue en regardant avec horreur la tache blanche qui remplissait déjà presque tout le miroir ! Ses yeux écarquillés se rétrécissaient, il recula de plusieurs pas…
« Non, non…Si ça se trouve, c’est encore une psychose visuelle ! Je suis malade !
-Pour être malade, il faudrait avant tout que tu sois ! »


C’était toujours la même petite voix enjouée qui parcourait les murs de la pièce, avec ce ton fluet et amusé !

« Non ! Pas toi ! »

Le visage se dessina avec précision dans le miroir, alors le bassiste posa ses paumes sur ses yeux.
« Psychose auditive et visuelle, ça recommence !
-Rassure-toi Georg, tu n’es pas malade ! »

L’interpellé leva les yeux vers le verre à la clarté opalescente, puis il fronça un sourcil…
« Comment tu pourrais le savoir d’abord ?
-Du moins, on peut toujours l’espérer !
-De quoi ?
-Que tu ne sois pas malade !
-Mais je vois… des… images bizarres dans mon miroir ! J’ai forcément un problème !
-Peut-être que non, si tu espères le contraire !
-Ouille, avec quoi tu viens là ?
-Si tu n’espères pas l’inespéré, tu ne parviendras pas à le trouver…
-Euuh! »

Le bassiste se massa le front, puis posa à nouveau son attention sur le visage blanc nacré qui se mouvait avec une étrange facilité dans le miroir. Celui-ci se mit à rire, en voyant que le musicien semblait légèrement perdu dans ses pensées…

« Alors, dis-moi, est-ce que tu as trouvé qui j’étais ?
-Attends… Tu m’embrouilles là!
-C’est toi qui m’embrouillais la fois passée !
-Je suis malade, il faudrait d’abord que…
-Que tu sois sûr que tu sois !
-Mais oui je suis !
-Tout comme moi !
-Mais ça, je ne peux pas le prouver !
-Pourquoi pas ?
-Parce que tu es une tête dans un miroir qui parle… Et que… Tu es peut-être le produit de mon imagination !
-Et comment pourrais-tu prouver que je suis ?
-Si… tu me faisais un geste qui prouverait que tu es réelle !
-Je n’aime pas cette façon de penser là ! Je te dirais plutôt qu’il faut philosopher, car la pensée va plus vite que la réalité !
-Philosopher ?
-Oui, montre-moi que tu peux prouver que je suis, avec un peu de philosophie…
-Eh ! bien…Avant de le prouver, il faut que tu me le prouves toi-même !
-Il te suffit de m’accorder ta confiance pour cela !
-Te faire confiance, c’est beaucoup trop pour moi… Tu es un reflet, une image, je ne peux pas faire ça !
-Pourquoi pas ?
-Je viens de te le dire. Je n’ai pas grand-chose à parier en affirmant que tu existes, et comme le dirait Pas…
-Chut! C’est un voyage dans ta conscience au dessus de tes moyens, n’est-ce pas ?
-Je n’ai pas accès à mon inconscient en claquant des doigts ! Même si Freud…
-Comme dans tout voyage, le plus difficile est de franchir le seuil…Tu dois accepter de te poser des questions qui dépassent ta conscience ! Tu en es capable, Georg…Prouve-moi que je suis.
-Alors, je vais faire beaucoup plus simple…
- J’attends de voir !
-Tu as un nom ? »

Le visage de la jeune fille s’empreint d’une moue pensive, puis elle plissa les paupières en rigolant.
« Oui, pourquoi ?
-Si tu as un nom, ça veut dire qu’on t’identifie. C’est déjà un pas de plus vers la victoire: celle de prouver que tu es. Quelque chose sans nom a beaucoup moins de chances d’être, non ?
-Sûrement…
-Alors, quel est ton nom ? »

Les yeux du visage se mirent à pétiller…
« Mon… mon nom ?
-Oui, ton nom…
-Midona !
-C’est un beau nom… Je vais méditer là-dessus… Peut-être qu’il y a moyen que je croie à ce que tu me dis !
-Oui, médite seulement… La voix du silence est le chemin qui guide vers la sagesse… »


Et le visage s’effaça, aussi vite qu’il était venu, abandonnant le musicien à la vision de son reflet un peu rougi à l’endroit où il venait de se débarrasser de ce bouton qui le défigurait. Il resta un instant coi, repensant à ce dialogue complètement farfelu…

La moitié des personnes n’aurait rien compris à leurs propos, mais cette fille ne manquait pas de ressources intellectuelles…
Peut-être qu’au fond, elle était, pour pouvoir assimiler autant. Ou au contraire, peut-être était-elle l’illusion de la perfection. Ou encore, simplement un rêve qu’il vivait éveillé. Toujours est-il que depuis qu’il avait posé un nom sur ce visage, il se sentait prêt à accepter qu’elle soit autre chose que sa conscience ou qu’une hallucination.
Mais de là à la considérer comme une humaine, il faudrait qu’il médite encore de longues heures pour se sortir dans ce dilemme où il n’était pas vraiment sûr d’avoir quelque chose à gagner, si ce n’est une folie qui l’entraînerait dans les noirceurs des contradictions…

Toutefois, cette étrange jeune fille l’intriguait de par ses connaissances et sa faculté d’adaptation. La première fois, elle avait eut l’air perdue quant à ses propos, tandis que la seconde, elle se montrait capable de digresser philosophiquement à la perfection. Une telle vitesse d’apprentissage et de réflexion tient du miracle, comment a-t-elle pu assimiler aussi rapidement de tels principes et réussir à le troubler à ce point par la pertinence de son discours, c’est prodigieux ?

« Comment finalement douter de sa réelle existence puisqu’elle est capable de le pousser à une réflexion autrement plus élaborée que son schéma de pensée habituel ? Ou alors seraient-ce ses pensées qui perdaient en faculté au vu de ses fréquentations peu portées sur la rhétorique ? Quand même mes amis ne sont pas des idiots ! Mais il faut admettre que question pensée philosophique « ça ne vole pas haut ». N’empêche que cela me manquait ce genre de joutes oratoires, mon sens de la répartie a pris un sérieux coup de vieux, elle a quand même eu le dernier mot : c’est vexant … »
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 16 Juin - 14:10

Oh, il va s'en remettre le Georg ! ^^
J'aime bien moi aussi Midona...
Suite, s'il te plaît !
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Jeu 19 Juin - 1:47

suite stp
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Midian

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 23 Juin - 22:18

Chapitre 11 :

« Zut, il ne me reste que trente minutes et je ne suis même pas maquillé, peste Bill.
Saki et les autres vont encore me faire des remarques, pourquoi c’est toujours sur moi que ça tombe ?
-Parce que tu traînes toujours au lit et que tu retardes au maximum le moment de te lever, lui répond une voix rieuse. »


Le reflet du bel androgyne s’estompe pour une douce clarté qui laisse apparaître un fin et joli visage féminin qui le regarde en souriant. La glace se déforme légèrement et on entend un petit grésillement au moment où la tête semble en sortir pour occuper un espace tridimensionnel.
De surprise mêlée de peur, Bill laisse échapper de ses mains le fard à paupières qui chute au sol en se brisant sous l’impact.

« Merde, c’est bien ma chance !
-Tu en as un autre dans la seconde poche de ta valise noire !
- Comment tu sais ça toi ?
-Je le sais !
-Tu es effrayante, lui lance-t-il d’une voix rendue plus aiguë par la peur.
-Je te l’ai dit la première fois, je ne te veux pas de mal, je suis là pour t’aider !
-M’aider en quoi, en t’immisçant dans ma vie ?
-Pour le moment, en évitant que tu sois trop en retard, ce qui pourrait t’attirer des ennuis !
-Quels ennuis ?
-Du genre : te retrouver sans garde du corps, coincé dans l’ascenseur avec des groupies !
-Tu parles de toi ?
-Ah non, je ne peux pas être dans les miroirs et dans un ascenseur en même temps.
-Les miroirs ?
-Heu, le miroir je veux dire !
-Tu prédis l’avenir ?
-Non, personne ne peut le prédire, l’avenir n’est pas écrit ; certains chemins sont plus ou moins tracés, certains passages obligatoires, mais le libre-arbitre reste le maître mot.
- Alors comment peux-tu deviner ce genre de choses !
-Je ne les devine pas, je les sais tout simplement !
-C’est impossible !
-Il faut croire que non !
-J’en aurai le cœur net ! »


Bill sort de la salle bain, entreprend de sortir la valise noire du placard, et répand la moitié du contenu sur le sol dans sa hâte d’atteindre la fameuse poche. C’est finalement d’un enchevêtrement de boxers, de t-shirts se déclinant dans quasi toutes les couleurs qu’il finit par extirper victorieusement la boite de maquillage du fin fond de la valise. Enjambant le tas de vêtements, il regagne précipitamment la petite pièce. Il dispose encore de vingt minutes.

« Tu me sauves la vie !
-N’exagérons rien, ce n’est que du fard à paupières !
-A tes yeux peut-être, mais aux miens c’est indispensable.
-Tu découvriras bientôt qu’il y a bien plus important dans la vie !
-Quoi donc, la musique ?
-La vie elle-même !
-C’est une menace ?
-Que nenni ! Au grand jamais je ne te menacerais, je t’aime bien trop ! »


Cessant de se farder, le jeune homme observe son vis-à-vis d’air intrigué : quelle étrange révélation. Cette personne qui se cache derrière, ou plutôt dans les miroirs, serait-elle amoureuse de lui ? Vouloir un amour parfait, un amour pur, un amour unique et éternel, n’est-ce pas son rêve ? Mais au point de matérialiser son souhait sous la forme d’un être éthéré qui vit dans les miroirs… En fait d’être immatériel, l’est-elle réellement ou moins qu’il n’y paraît ?

Les yeux dans les yeux, ils s’observent longuement, d’aucun n’osant rompre le silence, la magie de ce moment où le temps semble suspendu…

Bill doucement, tend sa main et du bout des doigts dessine les contours de ce charmant visage, qui semble frissonner sous cette caresse. Il y voit une larme couler, qu’il recueille précieusement sur le bout de son index. Il examine un instant la précieuse goutte qui trône au bout de son doigt, avant de la porter à ses lèvres en en savourant le goût salé. Cette fois, il est sûr que ce n’est pas un mirage, pas un fantôme, ni une illusion, mais un être bien réel, qui ressent la souffrance et la peine, qui est capable de pleurer. Un cœur et une âme au-delà des miroirs.

Il plonge à nouveau son regard dans celui de la jeune fille qui admire le moindre de ses mouvements, émue par le geste que vient d’accomplir le chanteur. En bafouillant légèrement, elle interrompt cet instant magique qui la met légèrement mal à l’aise.

« Je regrette !
-Quoi ?
-D’être ce que je suis !
-Humaine ?
-Non !
-Tu n’es pas humaine ?
-Si !
-C’est pas clair !
-Je regrette, ce qui a été, qui aurait pu être et ne sera probablement jamais !
-C'est-à-dire !
-Je n’appartiens pas à ce monde et n’y appartiendrai probablement jamais.
-Probablement ! Cela laisse entrevoir une possibilité ?
-Le temps y répondra… il te reste environ trois minutes.
-Tu reviendras ?
-Je serai toujours là pour toi !
-C’est une promesse ?
-Oui et je ferai tout pour la mener à bien.
-Comment ?
-En te préservant ! Maintenant va, l’heure tourne et bientôt il ne sera plus temps.
-A bientôt !
-Si tu manques Saki, prend le second ascenseur sur la gauche, évite à tout prix le premier … »


Sur ces étranges paroles, le visage de l’énigmatique jeune fille se fond dans le verre, l’opalescente luminosité s’estompe pour laisser place à son visage d’ange, dont seul l’œil droit est ombré par d’habiles coups de pinceaux. Hâtivement Bill termine de se maquiller, encore sous le coup de cette rencontre et de ses révélations surprenantes autant qu’effrayantes. En frissonnant, il achève son œuvre par un peu d’eye-liner.

Il saisit sa veste au passage et sort précipitamment de la chambre, pour voir, en bout de couloir, la porte de l’ascenseur se refermer sur Tom, Toby et Saki, ils ne l’ont pas attendu. Se souvenant de la mise en garde, il se met devant la seconde porte et appuie sur le bouton. Après un moment qui lui semble interminable, les portes s’ouvrent sur une cabine vide. Le noiraud en franchit le seuil. Au moment même où les portes se referment, il entend un vacarme assourdissant et voit six groupies en sortir. Il a eu de la chance, mais est-ce bien de la chance ?
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 25 Juin - 20:48

Suite s'il te plaît ! ^^
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Jeu 26 Juin - 8:50

ah j'ai ratrap mon retard !!!! franchement j'adore !!!! et j'attends la suite avec impatience !!!
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Midian

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 29 Juin - 23:56

Chapitre 12:

Portant la main à son cœur, puis réarrangeant une fine mèche de cheveux derrière son oreille gauche, Midona se met à sourire. Elle tient contre sa poitrine son journal, un ouvrage soigné, lacé par une lanière de cuir.

S’installant à son aise sur son bureau, elle pose le livre devant elle, puis se saisit d’une plume qu’elle trempe dans un encrier en or qui reflète la lumière du lustre en cristal disposé au dessus de son lit à baldaquin.

Cherchant ses mots, elle laisse la plume lui caresser les lèvres, alors qu’elle songe à quelques souvenirs. Les yeux rivés sur le portrait peint de son père, elle profite de ce moment de solitude pour exalter intérieurement sa joie, qui se manifeste par de petits cris ravis, mais néanmoins discrets.

Puis, elle trempe à nouveau la plume dans l’encrier, ouvre une page vierge dans son journal, avant de poser sa main sur l’ouvrage jauni. Des lettres rondes jaillissent de ses mouvements, écrites à une vitesse affolante, alors que ses yeux pétillent d’un bonheur sans limites.

« TH für immer

-Rapport contact 2:

Je les aime ! Peut-être les premières pensées qui me traversent l’esprit quand je pense à eux…
Les revoir, ça m’a fait un bien fou. Il faut dire qu’entre les journées de solitude où j’étoffe soigneusement ma collection d’objets qui les concernent, j’ai souvent envie de parler, sans avoir personne avec qui dialoguer.

Mais soyons un peu plus sérieuse.
Tom n’a pas beaucoup changé par rapport à la fois passée ! Toujours aussi malpoli, très peu accueillant. On dirait qu’il n’a comme but que de rabaisser ceux qui l’entourent, et qu’il n’a d’yeux que pour lui.
Il m’a lancé de ces regards ! A croire qu’il me hait ! Pourtant, j’ai été délicate avec lui !
A part ça, il est vraiment mignon ! Bien musclé, tout ce dont rêve une fille de mon âge, même si je ne peux évidemment pas dire ce genre de choses à n’importe qui; il faut rester raisonnable. Dommage qu’il ne soit pas un peu moins égocentrique…

Pour ce qui concerne Gustav, j’ai particulièrement désapprouvé l’un de ses gestes. Il m’a lancé un verre d’eau à la figure! En soi, ça m’a fait rire, mais j’avais si peur que cela cause une défaillance du système! Tu imagines, si je me retrouvais coincée entre deux mondes ? Qu’est-ce que je ferais ? Sinon, j’ai bien l’impression qu’il a du potentiel, ce petit, et qu’il est bien capable de découvrir qui je suis. Mais laissons-le mijoter encore un petit peu dans ses mystères ! Il est intelligent, mais un coup de main ne lui sera pas de refus !

J’ai fait preuve de beaucoup de talent avec Georg ! J’ai bien fait d’aller chercher quelques bouquins de psychologie dans la bibliothèque de Maman ! Je lui ai lancé des phrases auxquelles il n’a absolument rien compris…
Il avait réussi à bien me retourner les neurones la fois précédente, mais là, c’était à moi de le faire mijoter un peu dans son ignorance ! Il m’a même demandé mon nom!
D’ailleurs, je ne saurais pas vraiment décrire cette onde de chaleur qui m’a parcourue quand il m’a appelée « Midona ». Je suis sûre qu’ils ne prennent jamais la peine de s’intéresser aux prénoms des autres fans, et à vrai dire, ça m’a fait plaisir. Comme si quelque part, ils acceptaient que je me lie avec eux.

Je sais que je ne devrais pas espérer ce genre de choses, mais comme toute adolescente, j’ai mes rêves. Ce serait dommage de m’obliger à les briser…
L’espoir fait vivre, n’est-ce pas ?

…Ma plus belle rencontre, ça a été celle avec Bill…
Au début, je l’ai un peu effrayé, mais il n’était pas aussi farouche que précédemment. Ce qui m’a touchée, c’est quand il a posé sa main sur ma joue. Je ne savais pas que cela pourrait me faire tant d’effets vu les circonstances. Nos mondes respectifs sont à la fois si proche et si lointain, mais j’ai senti la chaleur de sa peau sur mon visage. Tu imagines ? Bill Kaulitz m’a touchée ! Et j’ai pu apprécier ce moment dans le calme. Pas comme s’il me l’avait fait devant d’autres filles qui se seraient mises à hurler.

C’est peut-être ce privilège qui fait de moi l’humaine la plus heureuse du monde.
Je les ai vus, je les ai entendus, je les ai touchés. Mais tout ça, juste entre eux et moi…
Bref. C’est magique…

- Prévisionnel:

Les revoir le plus tôt possible, quand ils seront disponibles…
Surtout, essayer de ne pas me trahir, ne donner aucun indice. Même si certains m’ont malheureusement déjà échappé !

Je pense notamment aux grésillements, qui risqueraient de mettre la puce à l’oreille au groupe.

Mais par-dessus tout, je dois être plus discrète, car j’ai failli me faire prendre par Père ! Ou peut-être que si j’attends un peu d’amélioration, il y aura moins de risques !


Quoi que…
Attendre trop, je ne pourrai pas le faire. Ils me manqueraient bien trop !
On improvisera ! »


Elle referma son livre en replaçant le buvard, puis elle éteint sa lampe de bureau avant de se diriger vers le tiroir secret. Elle sentait encore l’excitation fourmiller dans ses jambes fines ! Le temps de se baisser, quelqu’un frappa à la porte.

« Midona, ma chérie, il est temps que tu te couches ! Tu as eu une journée éprouvante ! Je croyais qu’en revenant du labo, tu serais déjà dans ton lit ! »

L’interpellée cacha son livre sous sa robe de chambre, en se mordillant les lèvres. Voyant que son père ne bougeait pas, elle répondit d’une voix douce:

« Oui Père, ne t’inquiète pas, je terminais de lire mon livre ! Il était vraiment passionnant, je n’ai pas pu décrocher avant la fin! Je me couche de suite !
-Parfait ! »


Les pas de son père s’éloignèrent, alors qu’elle rangeait le plus silencieusement possible son journal, sous des yeux d’or particulièrement attentifs, mais incapables de la trahir, ceux d’Heilig, sa chatte, sa confidente. Depuis bien longtemps elle recueillait ses pleurs, ses peines, sa solitude, voir sa petite maîtresse aussi heureuse lui arracha quelques ronronnements, tandis que la jeune fille faisait jouer le mécanisme du tiroir secret.
Puis, elle posa la main sur sa joue en montant sur son lit. Rien qu’à repenser à cette caresse, elle sentait son cœur rebondir dans sa poitrine. Elle avait du mal à y croire, et pourtant, elle était persuadée de l’avoir vécu. Certains membres du groupe ne la considéraient déjà plus comme une illusion, et pourtant, ils avaient tous pensé à un moment ou à un autre qu’elle n’était pas réelle. Cette caresse, cette chaleur qui avait parcouru son visage, c’était pareil. Ce n’était pas un mirage, mais elle avait du mal à s’en convaincre.

Parce que c’était eux…
Ses idoles…
Ceux qui devaient lui rester inaccessibles.
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 7 Juil - 1:51

Chapitre 13:

Le concert a été un triomphe comme à l’accoutumée. Les jumeaux sont en pleines disputes gémellaires, une fois de plus, encore une histoire à laquelle il vaut mieux ne pas chercher d’explications. Gustav a décidé d’une petite inspection surprise du côté des techniciens, au grand dam de ces derniers qui apprécient fort peu ce genre d’ingérences. Peu lui importe, mais depuis qu’on lui a abîmé sa batterie, c’est surveillance et houspillage de temps en temps, afin de s’assurer que l’on bichonne son cher instrument.

Georg, resté seul dans la loge, observe pensivement le miroir, il songe à Midona, cette étrange apparition. D’ailleurs est-ce bien son vrai nom ? Si on y réfléchit, en italien Midona, cela signifie « Je (suis une) femme », c’est un bien drôle de prénom.

« Il faudra que je l’interroge quand je la reverrai à l’hôtel, d’ailleurs cela doit bien faire deux semaines que je ne l’ai pas revue, je me demande bien pourquoi… »


Quand on parle du loup, il sort du trou. Son reflet se brouille pour laisser place à cette clarté qui précède toujours l’apparition de la jeune femme. Comme la fois précédente, son fin visage émerge légèrement du miroir tandis qu’elle lui sourit :

« Bonsoir !
-Ici aussi !
-Pardon ?
-Je pensais que tu n’apparaissais que dans les miroirs des hôtels !
-Un miroir est un miroir, ils me sont tous accessibles !
-Ah ! Bon !
-Est-ce si étonnant ?
-Avec toi plus rien ne m’étonne !
-Ne crois pas cela, fit-elle en riant. »


Georg la fixe, regarde en l’air, visiblement mal à l’aise, il veut l’interroger, mais hésite sur la meilleure méthode à employer, pour que non seulement elle réponde, mais surtout pour qu’elle dise la vérité.

« Je…
-Ne sois pas gêné, parle !
-Midona : c’est ton vrai nom, demanda-il en lui expliquant sa théorie.
-Oui, c’est vraiment mon nom, répondit-elle amusée.
-Tu sais, j’ai pensé un moment à Ulysse qui s’est fait appeler Nemo (Personne nda) afin de se jouer du Cyclope.
-Je n’ai pas l’esprit aussi retors que celui d’Ulysse, même si je sais manier les mots et puis quel intérêt ?
-Celui de me manipuler !
-Je te l’ai dit et redit, je ne te veux que du bien !
-Tu sais d’où il vient ton nom ?
-Non, je ne me suis jamais posé la question.
-Pourquoi ne le demanderais-tu pas à ta mère.
-Impossible ! Elle n’est plus là !
-Tes parents sont divorcés ?
-Quelle idée ! Ma maman est morte, soupira-t-elle en lançant un regard dubitatif.
-Je suis désolé !
-Tu n’y peux rien.
-C’est arrivé dans quelles circonstances ?
-Une chute de cheval, elle est morte sur le coup. »


Georg fixe longuement Midona, comme pour se faire pardonner d’avoir approfondi le sujet. La jeune fille tourne la tête, laisse frétiller ses paupières qui retiennent les émotions.
Malheureusement, elle se trahit, et quelques larmes apparaissent aux coins de ses yeux. Elle s’empresse de les tamponner avec un mouchoir de dentelle. Un faible grésillement se faire entendre : l’humidité, bon sang, il faut à tout prix l’éviter. Le bassiste, gêné, tente alors d’attirer son attention sur autre chose.

« Et ton papa ?
-Père travaille beaucoup, il est toujours très occupé !
-Tu as des amis au moins ?
-Oui Heilig, ma confidente, ma meilleure amie !
-Tu vas à l’école avec elle ?
-Hi, hi ! C’est ma chatte, Heilig. Je ne vais pas à l’école.
-Pourquoi ?
-Parce que c’est l’école qui vient à moi.
-Tu es spéciale !
-Non, cela se passe comme ça, c’est tout !
-Tu es toujours seule alors ?
-Il y a les domestiques et puis je vous ai, vous !
-Qui vous ?
-Vous : les Tokio Hotel et votre merveilleuse musique qui m’accompagne quand je suis seule, qui sait me réconforter quand je suis triste. Sans vous je ne crois pas que j’aurais tenu le coup ! Pour chacun de mes moments de peine, parmi vos chansons il y a celle qui parlera à mon cœur attristé, qui mettra un peu de bonheur dans mon existence si vide…»


Georg se sent tout ému par cette révélation, et ne peut réprimer le sourire qui étire ses lèvres. Il savait déjà que pour de nombreux fans, leur musique comptait énormément. Mais c’est la première fois qu’on le lui dit de cette façon, avec ce petit plus qui parle à son âme. Il soupire pensivement, puis admire ce visage qui ne craint pas de complimenter son travail. Son cœur se réchauffe, alors qu’il s’imagine être en concert, et l’apercevoir au premier rang, dans la nuée de fans qui se volent les places les plus avancées.

« Tu es déjà venue à l’un de nos concerts ?
-Hélas, je n’ai pas eu cette chance !
-Pourquoi ?
-C’est impossible, répliqua-t-elle sans réfléchir.
-Tu sais, on se rend dans quasiment tous les pays, on est sûrement passé près de chez toi. Tu habites où ?
-En Allemagne !
-On y donne un concert dans deux semaines, veux-tu que je t’envoie un billet.
-Je suis très touchée, mais les circonstances ne me permettent de venir vous voir, fit-elle embarrassée.
-Tu caches quelque chose !?
-Oui et….non.
-Donc tu ne veux pas venir, tu peux être franche ! Je comprends qu’attendre des heures devant une salle de concert ne soit pas des plus agréable, mais…
-Si, mon plus grand rêve serait de vous voir sur scène, j’en rêve depuis des années, depuis que j’ai entendu pour la première fois votre musique, mais c’est impossible.
-Je sais que le concert est « sold out » depuis des mois, mais je te procurerai une entrée VIP.
-C’est physiquement impossible !
-Donc, tu es une apparition, tu es immatérielle et c’est la raison.
-Non, j’existe, je suis vivante, je fais même tout pour un jour, vous voir …
-Plus on parle avec toi, moins c’est clair.
-Tout finira par s’éclaircir, mais j’ai encore besoin de temps.
-Du temps pourquoi ?
-Du temps pour me permettre de changer certaines choses.
-Lesquelles ?
-Je ne peux rien dire, je dois interférer le moins possible.
-Mais…..
-A bientôt. »


A travers le miroir, posant sa main sur ses lèvres, elle lui envoie un semblant de baiser, avant que ne s’estompe la douce clarté signifiant la fin de leur entretien. Il y a de quoi être perplexe, plus cette étrange relation se noue plus les questions et leurs réponses en entraînent d’autres dans une ronde sans fin…sur quoi va-t-elle déboucher, que nous prépare l’avenir ?
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 7 Juil - 19:33

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 20 Juil - 5:16

Chapitre 14:

Gustav posa le pied sur sa pédale, l’enfonça, et écouta le son grave qui se dégageait de la grosse caisse. Puis, relevant ses manches, il s’empara des baguettes, effectua un roulement sur sa caisse claire, puis tapa fièrement sur une cymbale.

Après vérification, les techniciens avaient bien fait leur travail, et il s’apprêtait à se faire péter un bon solo quand un soupir traversa les murs de la pièce.

Gustav se retourna et remarqua qu’un miroir de la taille d’une porte se cachait dans son dos.
Un petit sourire se prononça sur ses lèvres, et il se mit à taper fièrement sur ses caisses, liant à une vitesse affolante les notes qui se succédaient en un joyeux rythme.

« Tu me fais un petit solo ?
-Comment as-tu trouvé ?
-… »


Il ralentit ses battements, en tournant la tête vers le miroir. Mais il fut tellement étonné de ce qu’il vit que ses baguettes lui échappèrent des mains.

« Oh !
-Quoi ?
-Tu…
-Je ?
-Tu es magnifique ! »


Le batteur ouvrit de grands yeux, se leva de son siège, puis regarda de haut en bas le miroir accroché au mur.
C’était plus qu’un simple visage blanc qui s’offrait à sa vue. Bien au-delà de ce qu’il n’avait jamais contemplé.
Midona se tenait là, debout, dans le miroir, toujours recouvert d’un fond brumeux.
Sa silhouette pâle se détachait du fond comme si on avait posé un drap de soie humide sur son corps.

Au départ dépourvu de ses moyens, il se contenta de l’admirer. Son visage rieur était très typique: deux yeux verts en forme d’amande, quelques mèches de cheveux qui lui parsemaient le front, un long nez fin qui donnait au reste de son visage un air droit et rigoureux.

Mais c’était avant tout la douceur qui émanait de sa splendeur. De longues boucles retombaient sur ses épaules dénudées, puis longeaient son décolleté plongeant. Une robe moulait parfaitement son corps, probablement aidée par un étroit corset lacé dans son dos.
Son bustier rehaussait une poitrine ferme, puis décorait un peu plus bas son ventre d’entrelacs de fils qui accompagnaient les courbes des motifs décoratifs.

Des rebroussements de dentelles pendaient à ses bras, et au bas de son jupon, donnant à la jeune fille une allure élégante et hors du commun !
Ses mains étaient camouflées par des gants, aussi blancs que le reste de son corps, qui lui remontaient sous les manches.

Les paupières de Midona se plissèrent, alors qu’elle répondait d’une petite voix gênée:

« C’est gentil !
-Non mais tu es vraiment ravissante !
-C’est trop…
-Et puis, c’est original.
-Façon de dire que c’est peu fréquent ?
-Oui, c’est exactement ça !
-Ça doit te changer des autres fans que tu vois généralement, habillées en mini-jupes ou pantalons…
-On ne va pas dire le contraire ! »


Il la parcourut du regard, encore une fois, admirant cette merveille qui s’épanouissait sous ses yeux, tout en remarquant cette étrange sensation que celle de sentir son cœur sauter un bond.

« Approche un peu… »

Un peu étonné, Gustav s’exécuta sans broncher.

« Encore un peu… »
Le batteur sentit ses joues rosir, tandis que sa main se colla contre le mur, séparant de la distance d’un bras cette magnifique silhouette blanche de son visage.
« Encore…
-Tu es sûre ? »


Elle acquiesça d’un signe de tête, se mordilla la lèvre inférieure. Gustav déglutit, puis tendit sa joue si près du miroir qu’il pouvait presque sentir le froid du verre l’effleurer.

« Ça, c’est pour ton solo… »

Soudain, il sentit une chaleur entrer en contact avec sa peau. Il sursauta, se recula, puis caressa sa joue.

« Tu… C’est toi qui m’as fait ça ?
-Ça quoi ?
-C’était chaud !
-Ben, je ne suis pas un glaçon non plus ! »


Les doigts du batteur tâtèrent un instant cette joue bien en chair, s’étonnant de cette étrange révélation. Il l’avait touchée, et plus qu’un simple contact entre ses lèvres et sa peau, c’était une véritable bouffée de chaleur qui l’avait envahi.

« Tu es bien réelle alors…
-Il te faut quoi de plus pour t’en convaincre ? »


Le batteur laissa sa main glisser sur la surface du verre, dans laquelle ses phalanges se fondaient presque. Il chercha les doigts de Midona, qui les mêla aux siens dans un geste discret.
A nouveau, il se sentit envahir par une bouffée de chaleur, alors que la blancheur de la peau de la jeune fille contrastait avec la sienne. Au-delà de toutes les impressions qu’il avait eues jusqu’alors en tenant la main à une fille, ces ondes qui le parcouraient lui procuraient un bien fou, même si les doigts qui se fondaient dans le miroir lui semblaient à peine réels.

Tantôt chauds, tantôt plus froids, il y avait des instants où ils semblaient s’effacer dans l’air, d’autres où ils pesaient à travers le miroir comme des pierres.

« Comment tu fais pour venir jusqu’ici ?
- …
-Tu me files entre les doigts comme de la poussière, et pourtant je peux te sentir. Ta chaleur, la douceur de ton gant. Tu es juste devant moi, et pourtant si loin…
-C’est normal que je te paraisse être si loin…
Je ne suis peut-être pas à l’autre bout du monde, mais la distance qui nous sépare est pourtant énorme.
-Et tu es bel et bien là.
-C’est peut-être ça qui m’étonne le plus. Vous n’êtes plus seulement ces images inaccessibles, cette musique qui fait rêver. Je peux vous voir, vous entendre, vous toucher… »


En disant cela, Midona caressa la main de Gustav, qui frissonna. Plongeant ses yeux vert pomme dans les pupilles du blond, elle se mit à sourire.

« Dis, tu me joues un autre solo ? »

Gustav détacha sa main de la jeune fille, sentant l‘épais tissu de sa robe lui effleurer la paume, puis il se retourna vers son instrument. Après s’être installé sur son tabouret, avoir pris ses baguettes et actionné la pédale une ou deux fois pour se sentir à l’aise, il jeta un coup d’œil derrière son épaule.
Les formes de la jeune fille s’estompaient déjà dans le fond du miroir. Le batteur l’interpella à haute voix, mais il était presque trop tard!

« Attends!
-Je suis désolée, mais je dois partir maintenant! On m’appelle ! Si je n’y vais pas, on me verra !
-Tu reviendras ?
-Oui! »


Et elle disparut. Le batteur, un peu attristé, observa la silhouette se fondre dans le mur, puis laisser place à son reflet. Il aurait bien voulu le lui jouer, ce morceau. Mais pourquoi fallait-il qu’elle s’envole en coup de vent? Pour une fois qu’il aurait pu jouer pour quelqu’un d’extérieur à son milieu, mais qui savait se tenir à distance et l’écouter sans lui sauter dessus, il aurait bien aimé au moins essayer…

Il s’est levé, a contourné son instrument. Elle venait de partir, mais il souhaitait déjà qu’elle revienne. Plus que de la curiosité, cette fille réveillait en lui des états d’âmes plus profonds, qui lui venaient du fond du cœur.

Il avait perçu en elle, cette inexplicable différence, ce qui faisait d’elle un être à la fois unique et fascinant. Elle était à la fois proche et lointaine. Matérielle, comme immatérielle selon les moments, mais surtout dotée d’une âme hors du commun, d’une force de caractère qui lui permettait de transcender les interdits, car il avait bien senti qu’elle bravait une autorité supérieure. N’avait-elle pas dû brusquement le quitter, alors qu’elle souhaitait qu’il lui joue un solo. Et cette légère peur qu’il avait entraperçue dans son regard, lorsqu’elle lui avait dit qu’on risquait de la voir. Si elle craignait de se faire surprendre et que malgré cette crainte, elle revenait le voir comme promis, cela sous–entendait qu’elle dompterait ses appréhensions pour lui. Une bien jolie personne et une douce promesse, que souhaiter de plus pour illuminer sa journée ……
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Jeu 24 Juil - 0:30

J'adore toujours autant !!! =)
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 28 Juil - 2:55

Chapitre 15 :

«Ah ! Merde, fait chier ! »

Tom, sa guitare dans une main, le lecteur mp3 aux oreilles, venait de s’encoubler sur une chaussure dissimulée par l’ampli qu’il venait d’enjamber. Fort de préserver son cher instrument, il se déporta sur le côté et tomba sur le sofa, cassant une corde au passage. Il éteignit son lecteur, portant toute son attention à la constatation des dégâts.

«C’est pas vrai, en plus c’était ma dernière corde de " la", je ne pouvais pas en casser une autre ? »

Un rire fit écho à sa remarque, rendant un semblant de vie à cette loge si vide jusqu’à l’arrivée en fanfare de Tom. Ce dernier chercha des yeux l’inévitable miroir, pressentant l’oiseau de mauvais augure, qui en hantait, trop souvent à son goût, les profondeurs …
Effectivement, la clarté surnaturelle qui en émanait confirma ses soupçons.

« Encore toi !
-Toujours aussi aimable à ce que je constate !
-Il y a de quoi ! A chaque fois que tu apparais, il m’arrive des misères !
-Hasard !
-Pourtant tu me les annonces !
-Ce n’est pas pour autant que je les provoque.
-Pourquoi tu ne m’as rien dis cette fois ?
-Tu n’aurais rien entendu avec ta musique à fond !
-Pas tout faux !
-Je sais, sourit-elle.
-Tu as toujours réponse à tout, ça m’énerve !
-Pauvre chou, rétorqua-t-elle narquoisement.
-Fous-toi de moi, lança Tom.
-Si peu, si peu…
-Toi, tu ne m’aimes pas !
-Disons que pour être franche, pas vraiment.
-Alors pourquoi me parler ?
- Je veux connaître le vrai Tom, celui qui se cache sous cette apparence de dragueur invétéré. Celui qui par sa musique fait vibrer mon cœur et parle à mon âme. Celui qui sait écouter son jumeau et le soutenir dans les moments les plus difficiles. L’ami sur lequel on peut toujours compter en cas de coups durs. Le garçon merveilleux avec un cœur gros comme ça, qui soulèvera des montagnes quand il aime réellement une personne. C’est ce Tom là qui m’intéresse, c’est lui que je veux aider et non ce faux-semblant que tu nous montes la plupart du temps. »


Pour le coup, ce dernier reste bouche bée, tentant tant bien que mal d’assimiler ce torrent de révélations sur lui-même, qu’il sait être vraies au fond de lui, mais dont il n’a que rarement eu l’occasion de débattre avec qui que ce soit en dehors de sa famille et de son cercle d’amis fort restreint au demeurant. La célébrité entraînant un tri très sélectif à ce niveau.

Une ombre traversa son regard, il commençait à la voir bien autrement. Peut-être comme un danger potentiel, mais surtout comme quelqu’un de bien informé, de trop bien informé. Se saisissant d’une chaise, il se rapprocha du miroir et s’assit, regardant bien en face le charmant visage qui se dessinait à la place de son reflet. Il cherchait probablement une touche d’hypocrisie qui lui aurait permis de démentir des propos si touchants, mais rien d’autre ne lui sautait aux yeux que la sincérité qui émanait des deux pupilles vertes qui le fixaient.

« Je ne sais pas trop quoi dire !
-Désolée de te déstabiliser ainsi, mais je n’ai pas le choix.
-Comment cela ?
-Le temps presse, je dois gagner ta confiance.
-Drôle de méthode !
-Je n’ai pas le choix, je ne peux pas t’approcher autrement.
-Je sais bien que je suis entouré de gardes, mais si vraiment, on peut se donner rendez-vous pour parler.
-Ce n’est pas possible.
-Ne me dis pas que tu as peur que je te saute dessus ?
-Loin de là, fit-elle en riant.
-Tu es plutôt pas mal !
-Ne détourne pas la conversation ! C’est gentil quand même !
-C’est sincère !
-Tu vas me faire rougir !
-Je marque un point !
-Genre dragueur oui, mais cette facette de toi ne m’intéresse pas.
-Dommage !
-Peut-être que si l’on se rencontre, je te monterais le vrai Tom.
-Je ne demanderais pas mieux, mais c’est impossible.
-Pourquoi ?
-C’est compliqué et je ne peux pas t’en dire plus.
-Tu me caches des choses !
-Tout le monde a ses secrets, même toi, n’est pas Tom ?
-Que veux-tu dire ?
-Eh bien, je parle d’une certaine expérience par une belle nuit de juin durant ta seizième année, le soir du six juin pour être précise. »


Tom vira au cramoisi, puis devint d’une pâleur inquiétante. Envahi de sueurs froides, il tremblait légèrement et dans un souffle :

« C.. c… comment est-ce possible ? Bégaya-t-il.
-Je te l’ai dit, je sais beaucoup de choses !
-Personne ne l’a jamais su, même pas Bill.
-Il faut croire que les secrets finissent toujours être révélés !
-Pas celui-ci, c’est trop … il ne faut pas.
-Tu sais…
-Jure-moi, jure-moi de ne jamais rien dire, je t’en supplie!
-Ce n’est pas moi qui révélerai quoique ce soit à qui que ce soit !
-Mais alors qui a parlé ?
-C’est toi-même !
-C’est impossible, jamais je n’en aurais parlé !
-Tu en parleras !
-C’est pas vrai.
-Je ne peux te révéler que ce que j’ai appris et pour que je l’apprenne, il faut bien que cela ait été dit, écrit, filmé ou autres. Je ne lis pas dans les pensées et je n’invente rien.
-Dis-moi exactement d’où tu tiens tes informations !
-Je les tiens de toi, tout simplement.
-Je parle en dormant, je ne dois plus dormir !
-Non, tu ne parles pas en dormant, enfin, je ne crois pas, mais je me ferais un plaisir de venir le constater par moi-même.
-Ah ! Ça non, je veux dormir en paix, tu me fais assez flipper comme ça !
-Dommage !
-Voyeuse !
-Curieuse, sans plus !
-La bonne excuse.
-De toute façon, je n’ai pas besoin de ton autorisation pour venir te voir la nuit, si je le souhaite.
-J’enlèverai tous les miroirs de ma chambre.
-Je trouverai bien un moyen, tu veux parier ?
-Non, le peu que je connais de toi me laisse supposer que tu arriveras à tes fins.
-Tu ne crois pas si bien dire !
-Hélas, j’ai peur de ne jamais retrouver la paix.
-Ne t’inquiète donc pas tant, je ne veux que ton bien.
-Tu connais mon secret, tu es une menace potentielle, si la presse s’en emparait …
-Elle ne le fera pas !
-Tu es en sûre ?
-Certaine ! »


Tom, quelque peu soulagé, retrouva un semblant de sourire suite à cette affirmation. Ses sueurs se figèrent dans son dos au lieu de continuer à couler, même s’il était extrêmement gêné par cette soudaine révélation. Le mystère demeurait entier, comment avait-t-elle su ? Il avait beau faire tout pour la connaitre plus amplement, elle distillait les informations au compte goutte. Ce n‘était pas tant qu’elle mentait ou dissimulait, mais juste qu’elle en disait le strict minimum…

« Tom, appela-t-elle, le tirant de ses pensées.
-Oui ?
-Regarde dans la doublure de ton étui à guitare !
-Pourquoi ?
-Tu verras bien. Je dois partir, on se reverra »


Tandis que le miroir reprenait son aspect habituel, le jeune homme regagna le sofa et se saisit de l’étui appuyé sur l’accoudoir. En l’ouvrant, il remarqua un léger décollement de la doublure, il y glissa précautionneusement deux doigts pour ne pas l’abîmer davantage. Sentant sous ses doigts, la froideur du métal, il s’en saisit et ramena à l’air libre une corde de " la".
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 30 Juil - 3:02

Hum... J'aimerais bien savoir ce qu'il s'est passé ! ^^
Suite, s'il te plaît !
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 30 Juil - 3:09

Seuls Tom ou Midona pourraient te répondre, mais je doute qu'ils le fassent.....et moi, j'ai juré de garder le secret xD
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 30 Juil - 21:47

Je vois. Une sorte de secret entre l'auteur et ses personnages. Quelque chose que le lecteur ne saura jamais mais que l'auteur connait pour pouvoir mieux comprendre ses personnages... Je me trompe ?
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 30 Juil - 22:28

Une sorte de secret entre l'auteur et ses personnages. oui

Quelque chose que le lecteur ne saura jamais oui

mais que l'auteur connait pour pouvoir mieux comprendre ses personnages non, ayant le don d'empathie, je n'en ai pas besoin, cela sert à donner une raison à Tom d'avoir confiance en Midona
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 30 Juil - 22:32

kikoo
the new lectrice j'ai pris beaucoup de temps a lire mais se n'ai pas pour rien j'adore c'est trop bien
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Ven 1 Aoû - 0:34

suite stp
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mar 5 Aoû - 4:43

Chapitre 16:

Bill se leva difficilement ce soir là. Tout le monde devait l’attendre impatiemment pour commencer le repas, mais il n’avait pas la force de franchir le pas de la porte.
Son corps tout entier respirait la fatigue, la douleur, bien des sentiments qu’il s’efforçait de cacher aux autres membres du groupe, y compris son frère.

Après avoir essuyé une larme avec sa manche, il se dirigea vers la baie vitrée, le regard plongé dans la nuit obscure. Comment leur dire que tout recommençait, qu’il avait peur ?
Comment leur dire qu’il avait déjà trop souffert, qu’il ne voulait pas revivre ce supplice ?

Une goutte salée dévala la joue gauche du chanteur, esquissant une trace rougie sur sa peau fragile. Il ferma les yeux, médita un instant. Il avait encore la force de sourire, de donner l’illusion que cette vie lui convenait. Mais il savait au fond de lui que cette mascarade ne pourrait plus durer.
Il se taisait, mais pour combien de temps encore ? Quand les autres verraient-ils que cette existence mouvementée était trop éprouvante pour lui?

Lorsque Bill décida d’ouvrir à nouveau les paupières, il se trouva face à son reflet. Rien de bien glorieux. Quelques mèches humides devançant des yeux noirs, prolongées par des coulées noires. Il ne pourrait jamais aller manger dans cet état.

Le chanteur passa ses doigts sur sa pomme d’Adam, déglutit douloureusement. Ouvrant la bouche, il laissa un léger son s’échapper de sa gorge.
Il se sentait à nouveau aussi vulnérable qu’il y a quelques semaines…

Il avait l’ambition de continuer, mais c’est comme si une autre force, transcendante à lui-même, l’empêchait de profiter de ses rêves. Bill se recula, s’écroula sur son lit, à bout de souffle. De légers sanglots se mirent à secouer sa poitrine frêle.
Il avait mal, il avait peur, mais il était le seul à le savoir.

Ses doigts fins se glissèrent sur la couette, longeant les draps, puis s’en emparant. Il ramena le couvre-lit sur ses épaules, se mit en boule avant de se remettre à pleurer.

« Bill… »

A l’appel de son nom, l’interpelé ne releva même pas la tête. Au contraire, il l’enfouit plus profondément entre ses genoux. Les yeux grand ouverts, il pouvait voir les larmes couler sur les draps, les tacher d’une touche de tristesse, d’angoisse.

« Les autres t’attendent… »

C’était toujours la même voix fluette et enjouée qui amenait dans la pièce une once d’espoir, voire même de joie. Mais le noiraud n’y prêta guère attention. Il ne sentait que cette souffrance qui lui collait à la peau. Dans sa tête, il peignait à nouveau le décor noir de sa vie: une toile gorgée de solitude, d’inquiétude. Dans ce tableau, les éclaircies étaient éphémères, les sourires rares. Le soleil était toujours voilé par les nuages qui dominaient le ciel.

« Bill! »

Cet appel le tira de ses pensées, et il se réveilla.

« Quoi ?
-Tu devrais arrêter de pleurer tu sais.
-Pourquoi ?
-Parce que ça ne sert pas à grand-chose. »


Le brun releva la tête, contempla le visage blanc qui avait pris l’habitude de se loger dans les miroirs de ses chambres d’hôtel.

« Moi, je trouve que ça soulage.
-Tu devrais en parler tu sais. »


Bill leva un sourcil en direction de la jeune fille, en se disant que quelque chose clochait.

« Parler de quoi ?
-Tu le sais bien !
-… Mais!! »


Midona déposa une main sur son cou, le massa d’un geste exagéré pour que le chanteur comprenne le message qu’elle voulait lui faire passer.

« Comment tu sais ? »

Comme seule réponse, l’esquisse de visage haussa les épaules.

« Je le sais, c’est tout !
-…
-Tu devrais au moins le dire à Tom !
-Il ne comprendra pas.
-Je pense que si ! Et puis, il est temps que tu réagisses… Tu te souviens de ce qui s’est passé la dernière fois n’est-ce pas ?
-Oui.
-Je suis sûre que les autres se soucieront de toi, mais tu ne dois pas attendre que la situation empire ! Sinon, il sera trop tard ! »


Bill hocha la tête, mais ses idées divergeaient. Il était hors de question que le même cinéma recommence. Il se souvenait parfaitement de la déception du groupe la dernière fois que ça lui était arrivé.

« Bill! Dépêche-toi !!
-J’arrive ! »


Il contempla la porte, puis le miroir. Le visage avait déjà disparu. Secouant la tête de gauche à droite, il reporta son attention sur son reflet. Midona était bel et bien partie !
Était-ce l’arrivée de Tom qui l’avait effrayée ? Ou était-il juste victime de son imagination débordante. Certes, Bill avait souhaité depuis plusieurs jours la revoir, pour qu’elle le conseille, pour qu’elle le guide. Il avait mal, beaucoup trop mal…

Le chanteur ramena ses doigts sur sa gorge, qu’il massa en grimaçant. Il sentait la salive lui brûler les amygdales. Ses ganglions recommençaient à gonfler…

Le rythme d’enfer imposé par la production, depuis leur grand retour, avait de nouveau raison de sa santé. Les médecins lui avaient donné le feu vert pour reprendre la tournée, mais à condition de ménager sa voix. Il le savait, mais l’amour de la musique et du chant était plus fort que tout. Sur scène, il se donnait à fond, partageant tout avec son public, au détriment de sa santé, faisant fi des cris d’alarmes de son corps épuisé.

Cette fois la coupe était pleine et sa voix le lâchait ! Qu’il le veuille ou non, il lui fallait du repos. Mais comment dire aux autres qu’il allait encore falloir annuler des concerts ? Comment leur faire accepter qu’il allait mal, qu’il avait peur pour sa voix, qu’il se sentait vulnérable ? La nuit serait longue, pleine de déceptions et de négociations, de crises en tous genres…

Rien qu’à y penser, Bill sentit à nouveau les larmes lui monter aux yeux.

« Bill, on t’attend !
-Tom, je dois vous parler… »
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 6 Aoû - 3:17

suite stp
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mer 6 Aoû - 16:42

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 10 Aoû - 19:48

Chapitre 17:

Midona, assise sur son lit, caressait pensivement Heilig, laissant filer le long pelage entre ses doigts fins et gracieux. La chatte ronronnait de bonheur, regardant de ses grands yeux dorés sa petite maîtresse qu’elle sentait fort préoccupée. Sa douce fourrure noire se hérissait sous les tendres caresses, ses ronronnements s’intensifiaient, apaisant la jeune femme.

Elle laissa courir son regard dans sa chambre, s’attardant sur sa table de chevet ornée d’un cadre contenant son trésor : une photo de ses quatre chouchous, ses chers Tokio Hotel…

Un profond soupir s’échappa de ses lèvres, tandis qu’elle se levait et posait ses doigts sur la photo, comme pour mieux s’en imprégner. Un petit rituel qu’elle effectuait régulièrement comme pour se rassurer. Midona, ensuite, traversa sa chambre et regagna son grand bureau d’ébène, comme elle le faisait après chaque série de contacts.

Se penchant, elle fit jouer le mécanisme du tiroir secret, en sortit son précieux journal qu’elle déposa sur son sous-main, tout en l’ouvrant au niveau du marque page de cuir ouvragé : un dragon sculpté dans le cuir, dont les fines écailles étaient délicatement incrustées d’or, et les yeux d’émeraude. Le dernier cadeau reçu de sa chère maman ….

D’un geste sûr, elle trempa sa plume dans l’encrier, les volutes de sa belle écriture commencèrent à couvrir les pages de son journal, décrivant les derniers événements pour déboucher sur le résultat des quatre dernières rencontres.


« TH für immer

-Rapport contact 3:

Le temps s’amenuise tel une peau de chagrin, j’ai si peur.

Je ne dois pas trop m’attacher, cela ne se peut pas, cela ne doit pas, mais je les aime tellement. Ce sont eux, ou plutôt leur merveilleuse musique qui m’a empêchée de sombrer à la mort tragique de Maman. Je leur dois la vie, je pense que sans eux, je me serai laissé mourir de chagrin.

Elle me manque tant : la douceur de sa peau, le réconfort de ses bras, la tendresse dans ses paroles lorsqu’elle me réconfortait. Comment vivre ou plutôt survivre sans l’amour et le soutien d’une mère ? Rien ne la remplacera jamais dans mon cœur meurtri. Pourquoi m’a-t-elle abandonnée ? Pourquoi a-t-il fallu que ce maudit cheval se cabre ? Pourquoi si jeune ? Elle avait toute la vie devant elle, ma tendre maman.

Tant de "Pourquoi" et si peu de réponses : le destin ? La "faute à pas chance" ? Je n’ai pas accepté et je crois que je n’accepterai jamais l’injustice de la mort, de sa mort. Elle, je n’ai pas pu la sauver. Toutes les nuits, quand j’essaie de trouver le sommeil, je me remémore les faits : je vois le cheval se cabrer, maman tomber et se faire piétiner. J’aurais dû intervenir, le calmer, le retenir, enfin faire quelque chose, mais je suis restée paralysée. Elle se faisait tuer et je n’ai rien fait pour la sauver, je m’en veux tellement et je m’en voudrai toujours….si seulement…

Je ne commettrai pas deux fois la même erreur : eux je les sauverai, quoiqu’il doive m’en coûter !

Plus je leur parle, plus je m’y attache, je sais que je ne devrais pas, mais c’est plus fort que moi. J’ai besoin d’aimer et d’être aimée, n’est-ce pas le propre de toute créature vivante ?

Passons tout même aux choses sérieuses, je me laisse aller à mes émotions et je néglige mon rapport !

Finalement, Tom s’avère quand même sensible quand on le pousse dans ses derniers retranchements, il veut se donner une image de dur et de séducteur, mais il est gentil et timide et capable de s’intéresser aux autres. C’est dommage que ce secret pèse tant sur son cœur, s’il en parlait à son frère, chacun verrait l’autre différemment et cela restaurerait ce lien si spécial entre jumeaux qui va en s’amenuisant …

Quant à Bill, je l’ai convaincu de parler aux autres et c’est tant mieux. Il doit arrêter de tout prendre sur lui et de souffrir en silence dans son coin, il se détruit tout seul. Il faut qu’il apprenne à donner sa confiance, je sais que la trahison qu’il a subie l’a marqué à tout jamais, mais il y a prescription depuis le temps. Comment pourrait-il me faire confiance, s’il doute toujours de tout et de tout le monde ? Il a peur de la réaction des autres, mais je sais qu’ils le soutiendront jusqu’au bout, il peut avoir confiance en eux comme en moi !

Georg est si attentionné, cela faisait bien longtemps que personne ne s’était soucié de savoir si j’étais heureuse ou non ? Si la solitude me pesait ? C’est tellement adorable de sa part de me proposer un billet pour les voir en concert, mon rêve le plus fou, à portée de la main et si loin en même temps…

Le solo de Gustav : un moment magique, intemporel, inoubliable. Quand je pense qu’il a joué juste pour moi, je ne l’oublierai jamais. Ce contact entre nous quand je l’ai embrassé, la chaleur de sa joue, la douceur de sa peau sous mes lèvres, pouvoir sentir cela à travers le miroir, c’est prodigieux. Je ne pensais pas à pareille perfection, ce système tient du génie pur …


- Prévisionnel:

Leur montrer ou plutôt les guider afin qu’ils prennent la bonne décision et échappent à leur destin. Sans qu’ils puissent se douter d’où je tiens mes connaissances et qui je suis vraiment. Ils ne l’accepteraient pas forcément et les risques d’ingérences sont énormes. Il va falloir jouer très subtilement, c’est comme dans une partie d’échec, d’abord placer les pièces maîtresses aux endroits stratégiques et attaquer tout en couvrant ses arrières.

Il faut que je fasse très attention à Père, il a failli me surprendre et si cela arrivait, il ne me laisserait plus le champ libre. Si je n’ai plus accès au système, comment ferais-je pour tenter de les sauver ? Cela tient à tellement peu …Juste une chose à ne pas faire, elle peut paraître si insignifiante, mais elle est tellement cruciale… »
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 11 Aoû - 0:14

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Aujourd'hui à 1:14

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