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 [T: avec Istalas] Au delà des miroirs

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 11 Aoû - 13:38

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Midian

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 18 Aoû - 0:18

Chapitre 18:

Gustav jeta un regard pensif vers le miroir en face de lui, mais se retrouva vite déçu de n’y apercevoir que son reflet. Depuis le soir où il devait lui jouer un solo et où elle était partie sans prévenir, il constatait en lui un manque permanent qui ne cessait de s’agrandir au fil des jours, plus longs les uns que les autres.

Le batteur observa son visage triste, retraça de son index droit les courbures de son nez. Il se souvenait de cette chaleur humaine, diffusée à travers le miroir comme si elle était en face de lui. Il se souvenait de la douceur de sa peau pâle. Même un doux arôme lui emplissait les narines quand il repensait à cette soirée déjà si lointaine dans son esprit.

Après un soupir, le blondinet se dirigea vers son lit, referma la valise. Sept hôtels qu’ils faisaient. A chaque fois, il y avait des miroirs. Chaque jour, son enthousiasme à l’idée de la revoir grandissait, avant de l’abandonner sur des désillusions douloureuses. Midona semblait ne plus vouloir pointer le bout de son nez. Mais pourtant, elle lui avait promis de revenir…

Rien que ça lui redonnait l’espoir de la retrouver le lendemain.
Il ferma sa valise, posa à nouveau ses pupilles marron sur le miroir. Il n’y avait toujours que lui, et le décor de la chambre. Aucune teinte blanchâtre un peu inhabituelle, aucun rire espiègle et amusé.
Seulement lui, sa conscience, et les nombreuses questions qui en découlaient.

===============================================================================

Gustav s’assit dans le fond de l’ascenseur, exténué. Le concert de ce soir avait été phénoménal, même s’il avait remarqué que Bill semblait forcer sa voix sur les dernières chansons. Ce n’était pas la première fois que cela lui arrivait, mais avec la thérapie qu’il suivait, les risques de se retrouver dans la même situation que lors de la précédente tournée étaient minimes.

L’ascenseur s’arrêta, les portes s’ouvrirent. A cette heure-ci, plus personne ne circulait dans les couloirs. On ne lui arracherait pas facilement ce petit moment de solitude dont il se délectait. Les portes se refermèrent, mais la cage ne bougea pas.

Le batteur resta là un instant, à écouter le silence, les battements de son cœur. Il sentait dans ses muscles crispés les efforts fournis pendant le concert, il répétait inconsciemment les roulements qu’il aimait faire sur ses caisses…

Dans ses oreilles, il pouvait encore entendre l’écho des cris des fans qui hurlaient leurs noms.

Tirant la tête en arrière, il ferma les yeux et déglutit, s’abandonnant à des rêves éveillés. Il se voyait monter sur les devants de la scène, susciter l’admiration de toutes ces filles qui focalisaient leur regard sur lui. Il revivait toutes ces émotions; une fois les baguettes livrées au public, il les voyait se fondre dans la masse pour disparaître entre les doigts d’une inconnue.

Sa main se tendit vers la foule, prête à la remercier, quand soudain, une chaleur intense se mêla à ses doigts froids. Il la tâta un instant, avant d’ouvrir les yeux. Ses pupilles rencontrèrent deux éclats vert pomme qui flottaient dans une intense clarté blanche.

« Mid…? »

Un index se posa sur ses lèvres. Il obéit à ce geste sans broncher, admirant la silhouette de la fille qui se présentait devant lui. Il avait déjà pensé la rencontrer dans beaucoup d’endroits, mais là, cela sortait tellement du commun qu’il n’avait même pas remarqué la présence des miroirs dans l’ascenseur !

Ce qui était le plus impressionnant, c’était qu’elle sortait presque entièrement de la surface dont elle avait rarement osé se détacher auparavant, étalant autour d’elle une faible aura blanche.

« Tu… tu sors des miroirs ?
-Presque !
-Tu es bel et bien réelle alors ? »


Elle sourit tendrement. Gustav pouvait sentir le souffle chaud de la jeune fille caresser ses joues, la douceur de ses doigts faire fondre sa main.

« Oui ! »

Sans vraiment prêter attention à ses gestes, le blondinet posa sa deuxième main sur la joue de Midona. Leurs yeux se fixèrent longuement, alors que le cœur de Gustav sembla sauter un bond. Lentement, il approcha son visage de la fille qui l’avait toujours fasciné. Seulement, aujourd’hui, l’admiration était différente. Alors qu’avant, elle lui semblait intéressante d’un point de vue scientifique, aujourd’hui, il se sentait inexplicablement attiré par elle.

Sans réfléchir à ce qu’il faisait, il posa ses lèvres sur celles de Midona qui se recula farouchement.

« Gustav !
-Quoi ?
-Pourquoi tu fais ça ? »


Il y avait une touche de tristesse dans le ton de la jeune fille, et le batteur remarqua qu’une larme perlait au coin de ses yeux. Etonné, il l’essuya d’un geste tendre.

« Je suis heureux de te voir…
-Tu ne peux pas faire ça !
-Mais pourquoi ? »


Il écarta quelques mèches du front de son interlocutrice.

« On ne peut pas s’attacher, c’est trop dangereux.
- Mais tu me plais.
-C’est trop dangereux !
-Si c’est de la presse que tu as peur…
-Non ! C’est trop dangereux, c’est tout! »


Elle détourna le regard, fuyant celui du batteur pensif.

« Et puis, je ne suis pas venue pour ça !
-Tu es venue pour quoi alors ?
-David va vous faire une proposition prochainement…Je ne peux pas te dire grand-chose à ce sujet, je n’en sais pas beaucoup. Mais je suis venue pour te supplier de la refuser ! »


Le blondinet haussa les sourcils, avant de resserrer sa main autour de celle de Midona.

« Et…
-Tu le feras hein ? Tu refuseras ? Tu feras ça pour moi ?
-Heu…
-Je t’en supplie. Fais-le !
-J’y réfléchirai. »


Déjà, la pâle lueur blanche semblait perdre de sa clarté. Midona se recula, ôtant sa main de l’étreinte de son idole.

« Tu pars déjà ?
-Je n’ai pas le choix! Je dois faire vite !
-Attends ! »


L’interpellée essuya une larme avant de se fondre dans le miroir, faisant d’elle non plus un hologramme, mais bien une image plate et indistincte…

« Tu reviendras ?
-Cette fois-ci, je ne peux rien te promettre. C’est de toi que tout dépend! »


Lentement, la clarté s’affaiblit pour reprendre une teinte habituelle. Le batteur se leva d’un bond, lança son poing dans le miroir.

« Pourquoi il faut que tu disparaisses à chaque fois ? »

Il pinça ses lèvres pour compenser sa douleur, puis laissa ses doigts rouler sur sa paume. Il remarqua alors la présence d’un petit objet dans le creux de sa main: une bague argentée, ornée de petites inscriptions qu’il ne parvenait malheureusement pas à déchiffrer.

C’est avec un déchirement au cœur que Gustav ouvrit les portes de l’ascenseur permettant de s’engager dans le couloir. Tout cela lui semblait si étrange. Cette demande tombée à l’improviste qui semblait n’avoir aucun sens, mais devait cependant avoir toute son importance…
Cette bague, apparue dans sa main comme pour qu’il puisse se souvenir de la joie liée à toutes ces apparitions…
Et surtout, cette larme, qui faisait éclater au grand jour la douleur de cette absence omniprésente…

« Cette fois-ci, je ne peux rien te promettre. C’est de toi que tout dépend! » Il entendait encore ses mots résonner, comme un avertissement, comme une menace peut-être, mais surtout comme une sorte d’adieu ….

Il enfila songeusement l’anneau à la chaînette qu’il portait autour de son cou. Peut-être qu’un jour….
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 18 Aoû - 13:45

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mar 19 Aoû - 0:28

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Midian

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 24 Aoû - 21:20

Chapitre 19:

Bill se reposait dans sa loge, les yeux mi-clos, allongé sur un divan. Le concert venait de se terminer en apothéose; il était épuisé. Malgré sa rééducation vocale, ses échauffements quotidiens avant de chanter pour ménager son semblant d’instrument, il savait qu’il en faisait trop. Sur scène, sans même s’en rendre compte, il se donnait à fond, pour ses fans, pour lui-même, pour l’amour de la musique. Après il le payait lourdement, mais c’était plus fort que lui. Il avait ce besoin de donner au monde, besoin de rendre aux gens tout ce qu’il recevait d’eux.

Heureusement, il savait qu’il pouvait compter sur le soutien de son cher jumeau. Sous l’impulsion de Midona, il lui avait tout avoué: ses craintes, ses douleurs récurrentes. Contrairement à ce qu’il avait pensé, il n’avait endossé ni crises, ni reproches. Juste de la compréhension, du soutien. Ce merveilleux lien entre jumeaux, si fort, avait une fois de plus fait ses preuves. Tom sentait que Bill allait mal, mais il avait attendu que ce dernier veuille se confier. D’un simple regard, d’un geste affectueux, il l’avait réconforté et assuré de son soutien. Point n’est besoin de mot quand on écoute avec son cœur.

Soudain, son attention fut attirée par une lueur opalescente, de plus en plus vive, qui illuminait la pénombre. Il se redressa, se frottant les yeux, encore un peu vaseux. Il errait entre rêve et réalité, mais la persistance du phénomène acheva de le réveiller.

Dans le grand miroir mural, la silhouette de Midona était entièrement visible. D’habitude, il ne voyait que son visage. Il détailla la fine et gracieuse silhouette qui devait mesurer, à vue de nez, près d’1m70. De longs cheveux ondulés contrastaient avec la surface lisse du fond du miroir. Un bustier soulignait d’harmonieuses courbes, une longue jupe ornée de dentelle et de perles achevait de compléter cette charmante vision. Elle soutenait son regard noisette, sans mot dire, de son visage éclairé d’un lumineux sourire. Aucun des deux n’osait rompre le charme de ce moment suspendu dans le temps. Finalement, Bill prit la parole :

« Comment puis-je te remercier ?
-Pourquoi ?
-Ton conseil, la dernière fois, j’avais si peur que Tom ne le prenne mal …
-Oh, ça? Mais ce n’est rien, ça m’a fait plaisir de t’aider.
-Si tu savais, j’appréhendais tellement …
-Alors, il chante mieux que ce que tu pensais ?
-Comment sais-tu ???
-Qu’il chante avec toi, afin que tu puisses ménager ta voix ?
-Oui, personne ne l’a remarqué.
-Admets que vous avez tout fait pour que ce soit le cas !
-Justement !
-Disons que je sais beaucoup de choses…
-Même les secrets de jumeaux, interrogea Bill d’un ton intrigué.
-Certains seulement, fit-elle amusée.
-Dois-je m’en inquiéter ?
-T’ai-je déjà trahi ?
-Non, mais…
-Alors, fais-moi confiance ! »


La jeune fille cilla et détourna légèrement le regard, trahissant un certain malaise. Il lui fallait aborder le cœur du problème et faire preuve de diplomatie et de conviction, tout en dissimulant les termes exacts dudit problème. Nerveusement, elle tortilla une mèche de cheveux, puis prenant une grande inspiration :

« Bill, tu as confiance en moi ?
-Oui, enfin je crois …
-Alors écoute bien ce que je vais te dire, ne me pose aucune question et suis mes conseils, il y va de ton avenir : David va venir te faire une proposition te concernant, elle sera fort alléchante et semblera la solution à tous tes problèmes. Tu vas penser que je ne veux que ton malheur, que cela te perdra, mais je t’en supplie, au nom de ce que j’ai de plus cher : Refuse.
-Je…. »


D’un geste, elle lui intima l’ordre de se taire.

« Tu penseras manquer l’opportunité de ta vie, peut-être même que tous t’en voudront, mais je ne te le demanderais pas si ce n’était pas vital. Crois-moi. Aie confiance.
-Comment saurai-je ce que je dois refuser ?
-Tu comprendras lorsque tu l’entendras !
-Mais si….
-Aie confiance ! Je suis à tes côtés. Je t’aime tellement, je ne souhaite que ton bonheur futur, quoiqu’il puisse m’en coûter présentement. »


Midona s’avança et sembla presque sortir entièrement du miroir, non sans qu’une ombre n’assombrisse son beau visage. Elle savait que c’était risqué, qu’elle ne devait pas couper le lien …

Sous l’emprise d’une soudaine impulsion, elle passa doucement sa main sur la joue veloutée du chanteur. Elle en sentit la douceur de pêche, tandis que ses narines percevaient les effluves du parfum de son idole.

Usant de l’extrême limite du système, surmontant ses craintes, Midona se nicha dans le creux des bras du jeune homme, posant sa joue sur sa poitrine. Elle leva la tête, ses yeux verts illuminés d’avoir réussi pareil contact. Il trembla légèrement à son contact, mais finalement la serra délicatement, étonné de sentir sous ses mains une chaire tendre, douce et chaude et non la froideur qu’aurait laissé supposer son corps entouré de cette fantomatique lueur blanchâtre.

La force de volonté et le courage de la jeune fille lui avaient permis de franchir une limite, chose qu’elle n’aurait pas crue possible, que personne ne croirait possible d’ailleurs…

Serrer dans ses bras celui qui avait le cœur en peine : un simple contact, mais si riche en émotions …
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Ven 29 Aoû - 22:35

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 31 Aoû - 22:40

Chapitre 20:

Tom fut tiré d’un cauchemar cette nuit là. Il se réveilla en sursaut, mêlant encore ses rêves étranges à la réalité.
Lorsqu’il décolla ses couettes de son torse, il se rendit compte que la sueur humidifiait son ventre imberbe. Elle remontait en coulées chaudes dans son cou, ce qui n’accentuait guère la terreur qu’il avait eue pendant son périple imaginaire.

Combien de fois n’avait-il pas vécu ce genre de mésaventure, lorsque Morphée, capricieux, lui jouait des tours?
Tom se redressa, inquiet, puis regarda autour de lui. Une pâle lueur traversait les rideaux fins, qui le coupaient du ciel étoilé.

Se redressant lentement, étendant ses bras autour de lui pour s’étirer, il jeta un œil vers le miroir, situé sur le mur en face, au dessus d’une petite table abondamment décorée d’objets en tous genres: une bonbonnière, une statuette, un flacon en cristal, un vase, une plante gaiement fleurie, mais dont les couleurs ne faisaient que noircir l’obscurité de la pièce.

D’un pas lourd, le guitariste se leva, posa un pied à terre, en enfouissant son visage dans ses mains moites. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas senti si mal. Et il avait un mauvais pressentiment.

Se relevant lentement, il laissa ses pieds nus et chauds glisser sur le parquet froid, pour rejoindre l’autre côté de la pièce. S’installant devant le miroir, il attendit. La dernière fois qu’il s’était senti si mal, elle était revenue, elle, et elle lui avait mis le doigt sur ses erreurs, ses hontes, ses angoisses. Celles qu’il essayait à tout prix de garder pour lui, et lui seul.

Tom lança un long soupir, suivi d’un silence de mort. Il n’aurait su dire pourquoi l’atmosphère était si pesante à ce moment là. Il ne pouvait que constater la lourdeur de l’air qui l’oppressait. Levant la tête vers le miroir, il y contempla son reflet. Ses traits étaient marqués par l’inquiétude et la fatigue. Il avait tellement peur pour son frère. Tellement…

Chanter à sa place ne lui serait pas d’un grand secours s’il refusait obstinément de prendre le temps de se soigner. Il cèderait un jour ou l’autre. Peut-être demain, peut-être dans un mois, ou trois. Peut-être tiendrait-il encore un an. Mais il finirait par céder.

Et c’est ce qui l’inquiétait le plus en ce moment. Il sentait son frère distant. Il refoulait sa peur, lui aussi. Tom aurait tellement voulu l’aider… Mais il y avait aussi la peur de porter atteinte à son homologue. Lui dire qu’il était faible, le forcer à arrêter de chanter, peut-être que ça le rendrait plus malheureux encore que de souffrir pour apporter ce succès qui le faisait vivre, respirer, espérer.

Le regard plongé dans les yeux de son image, il contemplait ses pupilles désespérées. Il surprit même une larme sur le coin de son œil. L’essuyant du revers de la main, il sentit une douce chaleur se mêler à ses doigts crispés.

« Tom… »

La voix était tellement plus douce que ce qu’il connaissait. D’habitude plus espiègle ou arrogante, elle l’avait laissé sur une mauvaise impression, surtout après les dernières révélations qui avaient été faites à son sujet.
Mais là, c’était différent. Plus que réconfortante, la voix était même aussi apaisante que celle de son frère, quand il essayait de le consoler, de calmer ses moments de peine.

« Tu es revenue…
- Il le fallait !
-Pourquoi est-ce que tu me fais tout ça ?
-Je ne viens pas dans l’intention de te porter malheur, tu sais. Aujourd’hui, j’ai une autre tâche à accomplir. »


Tom releva les yeux, et aperçut la brillante clarté qui se répercutait dans toute la pièce. Les yeux verts de Midona rayonnaient comme deux émeraudes perçantes au milieu du décor sombre.

« Tu en sais tellement…
-Je ne sais que ce que tu avoues.
-Non. Tu en sais beaucoup plus !
-Peut-être qu’à tes yeux, oui. Mais aux miens, je n’ai pas beaucoup plus de chances que toutes ces autres fans pour obtenir des informations sur vous. Je dois chercher à gauche à droite, trier les vérités des mensonges… »


Tom laissa la douce main lui caresser le visage, savourant cette délicatesse qu’il n’avait jamais trouvée que dans les doigts fins des femmes. C’était pour ça qu’il les aimait tant. Pour leur instinct maternel, qui l’aidait à oublier à quel point sa mère, à lui, lui manquait.

S’assoupissant presque sous les caresses, il soupira de bien-être, oubliant un instant toutes les inquiétudes de la vie.

« Tom. Tu m’as apporté beaucoup tu sais.
-Je suis heureux que notre musique puisse te faire du bien.
-Votre musique fait plus que cela, elle redonne de l’espoir, elle est cette lueur au fond du tunnel qui nous permet d‘avancer en sachant qu’un jour la lumière reviendra dans nos vies, après les épreuves. Je pense que tu es loin de te rendre compte de la portée réelle de votre musique, elle est plus que de la musique, elle est, pour beaucoup, une raison de vivre, de survivre dans un monde auquel ils ne sont pas suffisamment préparés. Sans vous beaucoup n’auraient pas survécu, sans vous beaucoup ne survivent plus……..»


Le regard de Midona s’illuminait, tandis que les mots coulaient de ses lèvres. Tom, fasciné, l’observait tandis qu’elle parlait, commençant seulement à appréhender la portée réelle de leur musique…..

« Je ne pensais….
-J’aimerais te rendre la pareille.
-Si tous les fans voulaient nous rendre la pareille… »


Posant un doigt sur les lèvres du dreadeux, elle le fit taire, d’un geste tendre qui en était même affectueux. Elle seule devait savoir que derrière tous les mauvais coups dont il l’accusait, elle ne pouvait s’empêcher de lui porter beaucoup d’admiration. L’air de rien, elle s’était attachée à eux.

« Tu sais Tom, vous m’avez sauvé la vie, plus d’une fois. J’ai eu beaucoup de hauts et de bas, mais surtout des bas. C’est grâce à vous que je m’en suis sortie. Perdre sa mère, c’est l’épreuve la plus difficile que je n’ai jamais eu à traverser. Si j’ai vaincu ma peine, c’est grâce à vous. Alors, laisse-moi te sourire… »

Le guitariste redressa le menton, avant de contempler le sourire qui se profilait sur le visage de Midona.

« J’ai l’impression qu’à te voir, nous nous disons adieu.
-C’est peut-être le cas, Tom.
-C’est dommage, je commençais à te supporter ! »


La jeune fille étira un sourire plus large, gracieusement mis en valeur par ses yeux qui s’humidifiaient. Pris de compassion, le dreadeux lui rendit un regard plein de remerciements.

« Si à l’avenir, David te propose de réaliser ton rêve, refuse. »

Etonné, Tom interrogea son interlocutrice d’un air plutôt sceptique.

« Comment pourrais-je refuser de réaliser mon rêve ?
-Il nous faut toujours une raison de vivre. Si tu satisfais toutes tes envies tout de suite, tu sombreras. Ne plus avoir envie de rien est un calvaire qui ne doit pas vous arriver. Alors, ce jour là, refuse. »


Le guitariste ne comprit pas vraiment la raison de ce conseil, mais il acquiesça tout de même d’un geste affirmatif. Un geste qui apaisa Midona, puisque son visage soulagé commença aussitôt à s’estomper, laissant Tom sur une nouvelle énigme: aujourd’hui, il ne lui était rien arrivé. Et pourtant, elle lui avait prédit quelque chose. Devait-il en tenir compte ? Ou pouvait-il l’oublier sous prétexte que les tensions entre eux avaient fini par se calmer ?

Seul l’avenir le lui dirait…
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 1 Sep - 2:39

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 7 Sep - 23:03

Chapitre 21:

Georg tournait en rond au sens propre, comme au figuré d’ailleurs. Depuis quelques temps une angoisse sourde l’étreignait. Elle se manifestait surtout durant les concerts, particulièrement depuis qu’il avait cru surprendre Tom soutenir très discrètement Bill vocalement. Plus il les observait, plus il remarquait les coups d’œil de Bill en direction de Tom et quelques secondes après, la voix de Tom se mariant à celle de son double, allant jusqu’à la remplacer totalement en quelques occasions. Il avait songé à leur en parler, mais près réflexion, il avait préféré s’abstenir, les laissant croire que leur subterfuge passait inaperçu.

Mettant bout à bout les indices qu’il possédait, il en déduisit que les longues soirées où les jumeaux s’étaient enfermés au studio prétextant la composition de nouvelles chansons avaient en réalité servi à l’apprentissage de Tom. D’un chanteur médiocre, il était maintenant capable non seulement de soutenir son frère, mais aussi de le remplacer avec les mêmes intonations, les mêmes fluctuations, malgré une voix à l’origine plus basse. Ils avaient accompli un sacré travail et réussi à en garder le secret, sauf pour lui et peut-être Midona.

Elle sait tellement de choses sur nous, que c’est à se demander si elle n’en saurait pas plus sur nous que nous-mêmes…

Comme pour répondre à ses pensées, elle jugea opportun de rendre une ultime visite à Georg, ce soir là. Elle choisit pour cela le plus grand miroir de la chambre, qui s’illumina de cette indéfinissable lueur qui précédait chacune de ses apparitions et sous les yeux éberlués de Georg, elle choisit de franchir le miroir pour lui apparaître en chair en os, ne gardant que le lien minimal nécessaire au système. Dans un joli froufrou de dentelles, accompagné des doux cliquetis de ses bracelets d’argent, elle lui lança un bonsoir enjoué accompagné d’un sourire à damner un saint.

« Tu es resplendissante !
-Merci c’est gentil !
-Mais, dis-moi tu es en dehors du miroir ?
-Pas tout à fait, je lui suis toujours liée »


Se déplaçant de quelques pas, pour être non plus en face d’elle, mais de côté, il remarqua, qu’entre son corps et le miroir, l’air était comme brouillé, une espèce d’opacité qui occupait l’espace la reliant indubitablement au miroir….enfin est-ce bien au miroir qu’elle est reliée ou à autre chose, songea-t-il, tandis que sa main se tendait en direction de cette indéfinissable phénomène …

« Non !
-Non quoi ?
-N’essaye surtout pas d’y toucher ?
-Pourquoi ?
-Tu pourrais causer des dégâts irrémédiables.
-Comment ?
-Je ne sais pas et ne m’en demande pas plus, je fais, par amour pour vous, quelque chose que je n’aurais jamais dû faire et je ne tiens pas y laisser ma vie, ni à risquer la tienne, si tant est qu’il reste quelque que chose à sauver.
-Hein ?
-Je ne peux rien te dire de plus.
-Tu n’as pas grand-chose à envier à une Sybille.
-Oh, que si, je leur envie leur semblant d’ignorance…
-Comment cela ?
-Une Sybille livre, par énigme, les parcelles de vérité qui sont en sa possession.
-Et alors ?
-Je possède la vérité au complet et je n’ai le droit d’en livrer que des parcelles, c’est bien plus difficile à tous points de vue.
-Dis-moi tout !
-Si au moins je le pouvais sans risques, soupira-t-elle »


Cédant à une impulsion, elle leva une main fine et délicate aux ongles joliment manucurés vers Georg, lissant une mèche de cheveux rebelles et la lui glissant derrière l’oreille avant qu’il ne le fît lui-même. Leurs regards se croisèrent et se soudèrent l’un à l’autre, échangeant une conversation muette que seules deux âmes perdues seraient à même de comprendre, deux êtres qui se réconfortent mutuellement sans paroles, car elles ne sont pas toujours la meilleure façon de s’exprimer, il y a tellement plus que les mots…Sans la quitter les yeux, il se saisit de la douce main et y déposa un baiser dans le creux, scellant ce pacte de soutien mutuel…

« Tu sais pour Bill et Tom, interrogea Georg, la question résonnant plus comme une affirmation.
-Oui, bien sûr !
-Je suis inquiet !
-Ils font tout pour le cacher, ils ne veulent inquiéter personne !
-Pour les autres c’est une réussite, mais j’ai quand même compris qu’il y a un problème.
-Ce n‘est pas à moi de te révéler les secrets des jumeaux !
-Je vois, alors disons que tu ne trahiras personne si c’est moi qui parle et que tu te contentes de confirmer ?
-Ça me convient parfaitement !
-Peux-tu fermer les yeux si j’ai raison ?
-Je ferai ainsi ! »


Georg entame un monologue ponctué par les clignements des yeux d’émeraude de son vis-à-vis.

« Bill a un problème avec sa voix ! Oui, lui confirme Midona, occultant ses iris.
-Tom le sait et chante à sa place ! Oui.
-David est au courant ! Oui.
-Bill a peur que s’il avoue, on l‘empêche de chanter ! Oui.
-Il sait qu’il risque de tout perdre en continuant ! Oui.
-Il connaît la cause du problème ! Non.
-Peux-tu l’aider ? »


Midona lui lança un regard empreint d’une indéfinissable tristesse.

« J’aimerais tant pouvoir l’aider, pour vous j’ai déjà bravé tant d’interdits …
-Alors fais-le !
-Hélas, j’ai aussi mes limites quoi qu’on puisse en penser.
-Dis-moi comment le soigner !
-C’est impossible, je connais son problème, mais pas la cause exacte.
-Comment est-ce possible ?
-C’est en allant se faire examiner chez un spécialiste qu’il est …elle se tût soudain, consciente d’en avoir trop dit.
-Qu’il est …quoi ?
-Rien.
-Que lui est-il arrivé, insista Georg lui saisissant vivement le bras.
-Aïe, tu me fais mal, s’écria Midona les larmes aux yeux.
-Je suis désolé, je ne voulais pas…
-Je sais, je ne t’en veux pas, tu t’inquiètes pour ton ami, comment te le reprocher. Je vais devoir te quitter, mais avant, je vais te faire une dernière révélation, la plus importante pour votre avenir à tous. Je te demande de bien m’écouter, de me faire confiance et de suivre aveuglément mes directives.
-Je te le promets !
-Ne me promets rien, contente-toi de le faire. David va vous convoquer bientôt, il vous proposera quelque chose d’exceptionnel, une chance unique de résoudre bien des choses. Vous devez décliner sa proposition, même s’il vous en coûte, même si cela semble fou, ne le faites pas, ne le suivez pas sur cette voie sans issue.
-Que dois-je refuser exactement ?
-Je ne peux pas te le dire exactement, je ne dois pas intervenir clairement dans la trame, je ne devrais même pas y intervenir par suggestions, mais tu comprendras sans peine mes paroles quand le moment sera venu. »


Elle lui sourit une dernière fois, posa doucement ses lèves sur sa joue, le gratifiant d’un tendre baiser, et recula jusqu’à être absorbée par le miroir, laissant derrière elle un doux parfum de fleur et des sentiments mêlés dans le cœur de Georg.
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Mar 9 Sep - 0:26

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 14 Sep - 6:49

Chapitre 22:

Heilig s’étonnait ce soir là de l’étrange attitude de sa maîtresse. Celle-ci parcourait en effet sa chambre de long en large depuis plusieurs minutes. Tantôt, elle enjambait les coussins étalés au sol, tantôt elle se laissait tomber quelques secondes sur la chaise finement taillée de sa coiffeuse avant de repartir sur ses précédents pas.

La propreté de la chambre avait d’ailleurs fait place à un indescriptible désordre qui lui avait valu les réprimandes acerbes de son père. Les journaux et autres magazines jonchaient le tapis dont la couleur vive était maintenant masquée par d’innombrables lettres noires.

D’ailleurs, Midona ne pouvait pas cacher non plus à sa confidente qu’elle était anxieuse depuis plusieurs jours. Cela se ressentait tant dans son sommeil, chaque jour plus agité, que dans ses habitudes quotidiennes. Elle ne passait plus de longues heures à caresser le poil luisant d’Heilig, elle ne prenait plus le temps de soigner l’endroit où elle vivait alors qu’elle avait un tempérament d’excellente ménagère.

Après avoir légèrement relevé son jupon blanc, elle s’assit à nouveau sur son bureau en enfouissant son visage dans ses mains. Les sanglots montèrent aussitôt, secouant sa taille fine et humidifiant ses longes boucles noires.
Elle se saisit de sa plume, ouvrit son tiroir secret, en sortit son journal intime, orné de cuir et de fins fils d’or.

Après avoir feuilleté le livre et relu les dernières pages, elle laissa une goutte limpide et salée tacher la page vierge sur laquelle elle s’apprêtait à écrire:

« TH für immer

-Rapport contact 4:

Chaque jour, la peur grandit. Je n’en dors plus. Toutes les nuits, je me réveille en sursaut, en pleurs. Mes draps sont trempés, mon visage dégouline de sueur. Les pensées m’obsèdent. Je suis consciente de tout le mal qui peut leur arriver, et pourtant, je ne peux rien faire de plus. Ils savent ce qui les attend, mais mon angoisse réside dans le fait que je ne sais pas s’ils pourront suivre mon conseil. J’ai pris tellement de risques pour eux qu’ils ont pris encore plus de place dans mon cœur.

Ce n’est pas raisonnable, certes, j’aurais dû minimiser les rencontres. Mais je devais gagner leur confiance pour pouvoir les convaincre de suivre mon conseil. S’ils venaient à ne pas m’écouter, je crois que rien ne pourrait me faire sortir de mon désespoir avant bien des mois.

Sinon, au niveau du groupe, tous ressentent les problèmes de Bill. Il souffre beaucoup, malgré tous les soins qui lui sont administrés. Il serait temps qu’il aille voir un médecin…
Tom le soutient vocalement, depuis plusieurs jours, et cela marche à merveille. Ils communiquent si discrètement qu’on pourrait croire à de la télépathie ! Quel bonheur de voir à quel point ils comptent l’un pour l’autre. Si maman m’avait donné une sœur à moi aussi…

Mais je m’égare ! Je suis tellement anxieuse, tu sais…
Le guitariste commençait tout juste à me supporter, et je commençais à vraiment l’apprécier ! Mais je vais te faire une confidence: celui avec lequel je me sentais le plus en confiance était Gustav ! Sa sérénité, sa joie de vivre, cette chaleur qu’il dégage est quelque chose de très agréable. Je n’ai d’ailleurs pas résisté à l’envie de lui donner ma bague. Espérons qu’elle leur portera chance !

Cette fois-ci, Georg a essayé de me soutirer des informations. Il a obtenu ce qu’il voulait sur les fameux soutiens vocaux des jumeaux. Il suspectait tout ce qui se cache du côté de la production: le fait que Bill doive arrêter de chanter s’il n’arrive plus à poursuivre le rythme imposé, ou si on découvre que son frère trame quelque chose avec lui !

Malheureusement, il a aussi réussi à dévier mon attention, et je lui ai révélé quelque chose qui l’a beaucoup intrigué. Il faut dire que je ne savais pas comment réagir ! Rien que dans ma voix, il a dû se rendre compte que j’étais mal à l’aise. Je me suis hâtée de le quitter sur le conseil que j’ai donné à chacun d’eux: refuser la proposition de rêve que va leur faire David dans quelques heures.

Je prie juste le ciel pour qu’ils m’écoutent.

Je sais que j’ai fait tout ce que j’ai pu pour changer les choses, mais le doute m’assaille tout de même, n’aurais-je pas dû en dire plus, rompre l’équilibre et risquer le tout pour le tout ? Après tout, qui sait vraiment quelles en seraient les conséquences, cela n’a jamais été réalisé, tout ce que je pense connaître n’est finalement que probabilités et supputations…même si j’y avais perdu la vie, quelle importance finalement puisque sans eux je n’ai qu’un semblant de vie…

-Prévisionnel:

Espérer, espérer, et toujours espérer…
Il est trop tard pour changer la situation, c’est eux qui sont maintenant maîtres du jeu. Mais s’ils suivent mon conseil, s’ils refusent la proposition de David, alors, je me promets de réaliser mon rêve: aller les voir en concert ! »


L’once d’espoir qui parcourait les mots écrits redonnait un peu le sourire à Midona. Il y avait peut-être une lueur d’espoir, enfin, après tant d’années…
Elle referma son journal, le glissa discrètement dans le tiroir secret, sous une pile de magazines.

Elle les surveillerait du coin de l’œil, ferait tout pour leur rappeler le moment venu ce qu’ils avaient presque tous promis…
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 14 Sep - 6:50

Oups double postage du même chapitre

Si une modo peut supprimer ce message xD


Dernière édition par Midian le Dim 14 Sep - 23:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 14 Sep - 23:06

je crois que tu l'as posté 2 fois.

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Sam 27 Sep - 4:21

Chapitre 23:

C’est telle une tornade que David interrompit la répétition matinale du groupe, faisant voler textes et partitions à travers la pièce, sous le regard courroucé et à la fois interrogateur de Bill.

« Non, mais ça va ou quoi, ronchonna Bill.
-Oh oui ! On ne peut mieux, exulta David.
-Au point de mettre le bazar ?
-Quelle importance, j’ai une grande nouvelle, une chance unique et qui ne se reproduira probablement pas de si tôt ! »


Les quatre garçons intrigués font cercle autour de leur manager, avides d’en savoir plus. Gustav, envieux d’être informé plus vite que les trois autres se lève sur la pointe des pieds pour observer la paperasse par-dessus l’épaule de David. Malheureusement, ce dernier commence impatiemment son discours, rythmé de gestes enthousiastes.

« Le professeur Shanti, le célèbre spécialiste, a mis au point une nouvelle technique qui permet par une opération très peu invasive de réparer et fortifier les cordes vocales des chanteurs de façon définitive. Peu importe les sollicitations futures, plus de risques de kystes ou de perte de voix, c’est le summum en matière de microchirurgie. Ce professeur a réalisé cette délicate opération trois fois, elle est encore considérée comme expérimentale, bien que parfaitement au point. Il ne la pratique que dans certaines circonstances bien particulières : pour illustrer certaines conférences réservées à l’élite de la microchirurgie. L’une de ses conférences va avoir lieu à Houston après demain, nous avons usé de toute nos relations pour que ce soit toi Bill, qui serve de cobaye…enfin façon de parler … fini les problèmes de voix pour toujours ! »

C’est un torrent d’exclamations de joie qui accueille cette bonne nouvelle, tous sont soulagés de savoir que Bill va être guéri, lui le premier. Les yeux pleins d’étincelles, il s’apprête à enlacer son manager qui le repousse amicalement avant de poursuivre:

« Tout est organisé, vous vous préparez tous pour le vol de 20 heures ce soir direction Houston. L’opération aura lieu après demain 10 heures, Bill restera en clinique trois jours, pendant que vous ferez un peu de tourisme, cela vous changera les idées et évitera que vous ne tourniez en rond à vous inquiéter et à m’appeler toutes les cinq minutes pour prendre de ses nouvelles, expliqua David tout en lançant un léger regard en coin à Tom.
- Mais, je …
-Tu crois que je ne te vois pas venir, je te connais, tu vas tellement stresser pour Bill, que tu vas nous empoisonner la vie.
-Moi, mais …
-Je sais, tu n’aimes pas l’avion, mais c’est pour ton frère !
- C’est bon, c’est bon, soupira Tom. »


Bill lança un regard reconnaissant à son jumeau, qui de son côté se contenta de le gratifier d’un sourire crispé.

L’après-midi passa en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, tant ils étaient occupés à préparer leurs valises, prévenir leurs familles, retrouver le passeport de Tom échoué, on ne sait pourquoi sous un monceau de casquettes, houspiller Bill qui, planté devant ses armoires, n’arrive pas à se décider sur le choix des vêtements à emporter. Ce joyeux tourbillon est interrompu par Saki, qui leur annonce que le van les attend et que dans quinze minutes, ils doivent partir pour ne pas manquer l’avion.

Arrivés à l’aéroport d’Hambourg, Saki les abandonne dans la salle d’attente VIP, tandis qu’il procède à l’enregistrement de leurs bagages. Les quatre jeunes devisent gaiement, sans réaliser le moins du monde que leur destin va être scellé dans moins d’une heure.

Non loin d’eux, un garçon d’une dizaine d’années et sa maman attendent l’embarquement. La mère est plongée dans un magazine, tandis que son fils, une bande dessinée sur les genoux, laisser errer son regard dans la salle d’attente, trop excité par l’idée du voyage pour lire tranquille. Soudain les yeux du garçonnet s’écarquillent démesurément tandis qu’ils se posent sur le miroir derrière le bar momentanément déserté. Il fonce ensuite les sourcils, plisse les paupières, puis se frotte les yeux pour essayer d’effacer une éventuelle hallucination. Finalement convaincu de ses visions, il se tourne vers sa mère.

« Maman, maman, il y a une dame qui pleure dans le miroir !
-N’importe quoi, lui fit cette dernière sans même lever les yeux de son magazine.
-Mais, maman …
-Je crois que je vais dire à ton père de t’acheter moins de bandes dessinées, tu as déjà bien trop d’imagination. »


Quatre paires d’yeux se tournent alors vers le miroir, où le visage de Midona se dessine clairement, l’éclat de ses iris d’émeraude rendu brillant par les larmes qui dévalent son visage. C’est avec une infinie tristesse qu’elle les regarde, elle sait, mais eux savent-ils ?

Le chanteur commence à emmêler ses doigts en regardant la clarté opalescente. Lèvres pincées, il semble hésiter. De temps à autre, il jette un œil aux autres qui manifestement, sont aussi sceptiques que lui. Il se tourne à nouveau vers Midona. Il a compris, mais pourtant, il ne peut pas croire que ce soit une opportunité pareille qui s’envole sous ses yeux.

Les autres, quant à eux, sont tous en train de se dévisager en se demandant si quelque part, ils ne pourraient pas se comprendre. Ils sentent bien que quelque chose cloche, mais l’hésitation les arrête: ils croient tous détenir la clé d’un mystère qui ne s’est offert qu’à leurs yeux.
Finalement, Bill rompt le silence, devenu pesant :

« Alors, c’est ça auquel je dois renoncer : à mon avenir !
-Tu la connais, fit Tom, abasourdi.
-Bien sûr, c’est Midona !
-Tu la connais d’où ?
-Elle me parle dans les miroirs, chuchota Bill, fort gêné par cet aveu.
-Et à toi aussi, elle a prédit des trucs ?
-Oui, enfin si on veut …
-Nous aussi on lui à parlé, avouèrent en cœur Georg et Gus.
-Elle nous a mis en garde, mais sur le moment on n’a pas compris… »

Ils se questionnèrent un peu du regard. Tous savaient ce qu’ils devaient faire mais aucun n’osait prendre la décision tant ils connaissaient l’irascibilité de leur manager.

« On devrait renoncer et renter au studio et peu importe ma voix, finit par lancer Bill.
-Tu sais que ta voix c’est ta vie, c’est important !
-Je sais, mais je crois, enfin je suis sûr que si Midona s’est montrée en public, c’est que c’est grave, très grave : on rentre. »


Georg et Gustav se dévisagent en approuvant: même si elle paraît folle, cette décision est la plus sage !
Tom se lève et rejoint Saki pour lui faire part de leur décision commune. Ce dernier ne comprend rien aux explications fort confuses de Tom et refuse carrément de les ramener au studio, du moins pas sans que David ait donné son feu vert. Celui-ci refuse tout de go et enjoint Saki de faire patienter les garçons, il est hors de question de fiche en l’air tout ce qu’il a eu tant de mal à organiser.

C’est un David furibond qui déboule dix minutes plus tard dans la salle d’attente.

« C’est quoi ce bordel, on fait des caprices, maintenant !
-Non, mais…
-Pas de mais Bill ! Tu sais ce que cela m’a coûté de t’organiser ce rendez-vous ?
-Euh non !
-Déjà un, beaucoup de temps et surtout 280 000 dollars !
-C’est …cher !
-Tu crois quoi, que l’un des plus grands professeurs au monde opère gratuitement ?
-Non, mais là c’est…indécent !
-L’indécence, ce n’est pas tant le prix de l’opération, que ton refus de la faire.
-Ce n’est pas ça, je ne veux pas aller à Houston, j’ai un mauvais pressentiment !
-C’est nouveau ça, je pensais que c’était Tom qui avait peur en avion !
-Je n‘ai pas peur, je sais juste que je ne dois pas monter dans cet appareil.
-Tu as peur !
-Je sais juste que le moment est mal choisi !
-Tu ne risques absolument rien !
-Si perdre ma voix pour toujours, ce n’est rien…………»


David lève les yeux au ciel, face à un Bill, bras croisés, bien décidé à ne pas céder.

« Et vous alors, dites quelque chose, houspilla-t-il à l’intention des trois autres.
-Nous on reste ici, répondirent-ils d’une même voix.
-Je vois, vous n’en démordrez pas !
-Non !
-Saki, allez récupérer les bagages, ensuite on rentre, soupira David»


Les garçons échangent un regard en arrière qui passe presque inaperçu, mais qui leur permet d’apaiser leurs craintes: Midona a quitté le miroir…
Saki parti, ils restent tous les cinq dans la salle d’attente vide, les autres passagers ont déjà embarqué, l’avion ne va pas tarder à décoller. Personne n’ose rompre un silence devenu pesant. David est furieux, les garçons dubitatifs, ils pensent avoir bien agi et voudraient en débattre, mais pas question de parler des apparitions devant David. C’est donc à coups de regards discrètement échangés qu’ils se réconfortent les uns les autres, car ce n’est pas facile de subir leur manager en rogne.

Un coup de tonnerre monstrueux retentit, faisant trembler les vitres blindées de l’aéroport qui finissent par se briser et voler en éclat sur le carrelage lisse. Un tumulte se fait entendre du côté du personnel, inquiété par cette manifestation anormale, jamais le vitrage ne réagirait ainsi durant un simple orage. Les plus curieux et courageux s’approchent, impatients de voir ce qui se passe au dehors, pendant que les plus peureux masquent leurs oreilles de leurs mains pour ne pas avoir à découvrir les dégâts autour d‘eux. Sous leurs yeux épouvantés, une boule de feu envahit l’horizon, éclairant l’aéroport comme en plein jour…

La voix d’une hôtesse, rendue tremblante par la terrible annonce qu’elle s’apprête à faire, retentit faiblement dans l’agitation de l’aéroport, causée par la catastrophe :

« Mesdame, messieurs, le vol Hambourg-Houston vient d’exploser en plein vol, les causes en sont encore inconnues… »

Quelques mètres plus loin, au-delà d’un miroir, une jeune femme sourit en regardant ses idoles, qui viennent de comprendre la raison de ces étranges visites: ils n‘auraient jamais survécu à un accident pareil sans ces prédictions mystérieuses, et pourtant bienveillantes.
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Dim 28 Sep - 23:32

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Lun 29 Sep - 22:24

Chapitre 24:

Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, que le secret du système devait à tout prix être préservé de la convoitise de certaines personnes. Mais elle céda à son envie : une occasion unique de les voir. Une ultime chance de se dire que tout ce qu’elle avait fait n’avait pas été vain. Que grâce à elle, il restait une part de lumière dans l’ombre de son anonymat.

C’était la dernière information qu’elle possédait sur eux : le nom de l’hôtel lors de leur passage dans la région. Maintenant le temps l’avait rattrapée…

Devant leur renommée mondiale, attirant des foules de groupies hystériques qui ne semblaient pas s’atténuer au fil des années, le staff avait de plus en plus de peine à juguler pareille excitation. Ils prirent alors de multiples précautions afin de garantir au groupe un minimum de calme, dont celle de dénicher de confortables hôtels situés dans des coins perdus, où les fans ne penseraient jamais à les traquer.

Midona, confortablement lovée dans un grand fauteuil du salon-bar de l’hôtel, sirotait tranquillement un café, profitant pleinement du cadre idyllique et du calme de ce magnifique endroit. Si d’apparence, elle semblait sûrement très calme, son cœur battait à vouloir lui sortir de la poitrine. Derrière ses yeux émeraude qui semblaient attirer le regard du barman, elle songeait à tous ces moments qui lui avaient permis de devenir l’une de leurs plus proches fans.

Soudain un léger remue-ménage rompit la tranquillité des lieux : des rires joyeux, des pas pressés…

« Quelle folie!
-Ce concert, il restera gravé dans ma mémoire !
-Grandiose! »


Devisant gaiement, les membres du groupe s’approprièrent quatre fauteuils et commandèrent des bières accompagnées d’amuse-gueules. Gustav, qui ne suivait la conversation que d’une oreille, laissait errer son regard aux alentours. Quand ses yeux se posèrent sur la jeune fille, il eut comme une sensation de déjà vu, une impression de la connaître. Il plissa les paupières pour mieux distinguer sa robe à fleurs qui flottait dans l’air, dissimulant sous un long jupon ses pieds chaussés de fins escarpins, dont seule une pointe ornée de perles dépassait. Il n’arrivait pas à mettre un nom sur ce visage qui lui semblait pourtant encore plus séduisant que dans ses souvenirs. Elle lui accorda un regard furtif, avant de s’empresser de se plonger son nez dans son café.

«Dites les gars, vous avez vu la fille ?
-Mignonne, mais un peu jeune pour moi, fit Tom en la lorgnant sans vergogne.
-Décidemment, tu ne penses qu’à ça, enfin, quand tu penses, lança ironiquement Georg.
-C’est pas gentil !
-Mais, ô combien vrai !
-Ça vous ferait rien d’en revenir à ma question, les interrompit Gus.
-Oui, on l’a vue, pourquoi ?
-Elle ne vous rappelle pas quelqu’un ? »


Intrigués par la question de Gustav, qui en général n’était pas particulièrement passionné par la gente féminine, Bill, Tom et Georg observèrent plus attentivement Midona, cherchant dans ses traits fins une ressemblance, un souvenir. Tandis que Gustav jouait pensivement avec l’anneau d’argent ciselé pendu à sa chaînette, il lui sembla se rappeler, comme si ce contact avait éveillé sa mémoire défaillante :

«On dirait Midona ! Vous vous souvenez ?
-Mido… Oh, oui !
-C’était il y a bien des années, c’est pas possible, elle aurait changé…
-Admet que c’est troublant ! »


Midona, ayant eu tout loisir de les voir enfin en chair et en os, jugea préférable de ne pas s’attarder. Elle termina son café, puis se leva gracieusement de son fauteuil, remerciant la serviabilité du barman d’un petit clin d’œil. Elle fut confortée dans son élan en remarquant quatre paires d’yeux inquisiteurs la regardant fixement. Elle se leva et passant rapidement à côté d’eux murmura derrière un ravissant sourire :

« J’ai été ravie de vous revoir ! »

Ils n’eurent pas vraiment le temps de réagir, mais elle sentit tout de même une légère pression au niveau de sa main.

Bientôt, il ne resta de sa présence qu’un parfum de mystère !

Epilogue:


Midona observait la bague en argent ciselé, héritée de sa mère. Le seul souvenir qu’il lui restait d’elle…
Mais elle n’aurait pu avoir meilleur souvenir. Finement taillée dans le métal, elle reflétait parfaitement la délicatesse de sa mère. La discrétion elle-même ressortait dans le bijou qui passait souvent inaperçu aux yeux des gens qu’elle fréquentait.
Oui, elle était discrète, sa maman, mais sa présence l’accompagnait toujours. Midona en était persuadée.

Les sept années passées sur la chaîne de Gustav l’avaient légèrement usée, aussi quand elle la passa à son doigt, elle n’était plus aussi ajustée que le mois dernier.

Le bijou mettait la touche finale à sa tenue soigneusement choisie pour ce soir. Elle contempla son reflet dans le miroir, ajustant son bustier, puis défroissant son jupon à fleurs. Les yeux perçants d’Heilig dévisageaient sa maîtresse, tandis que les effluves de son parfum chatouillaient ses moustaches. Ronronnant calmement, elle reposa sa tête sur l’oreiller richement décoré de fils d’or sur fond pourpre. L’excitation était palpable…

Pour la première fois, elle allait les voir en concert! Depuis ces sept dernières années, elle se contentait de la seule chose qui restait d’eux : des enregistrements. Enfin, elle allait réaliser son rêve, celui pour lequel elle avait tout risqué.

Une fan anonyme, parmi des milliers, mais dans son cœur, elle savait que sans elle, rien de tout cela n’aurait été possible …

FIN
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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Jeu 2 Oct - 0:41

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MessageSujet: Re: [T: avec Istalas] Au delà des miroirs   Aujourd'hui à 19:03

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