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 [destruction 2] "Sadness And Sorrow"

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MessageSujet: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Mar 6 Mai - 23:55

Donc, c'est ma première fic, et elle risque d'être un peu bizarre...
(Bon, Wendy, je compte sur ton soutien ! Razz )
Sinon, il faut que je prévienne que les TH interviendront sûrement dans longtemps.
Voilà, voili, voilou...
Bon, bah, bonne lecture à celles qui apprécieront.



Chapitre 1:


Il fait noir. Encore et toujours. Je n’ai pas peur du noir, je n’ai jamais eu peur du noir. Ce n’est pas ces ténèbres qui me font peur, bien qu’il soit parfois assez oppressant. Non, c’est cette haine qui me ronge. Je hais tout ce qui est haïssable. La paroi rocheuse contre laquelle je suis appuyée à longueur de journée. Cette nourriture répugnante. Ce goût infecte de rage, de tristesse et de solitude dans ma bouche. Je rumine ma vengeance à longueur de journée, et j’ai peur qu’elle me détruise. Après tout, sortirais-je un jour de cet endroit ?
Une douleur se fait sentir au niveau de ma gorge. Cette dernière me brûle. J’ai soif, et je n’ai rien à boire. Quand va-t-on m’apporter de l’eau ? Je n’ai pas la notion du temps dans cette prison. Et si une semaine s’était déjà écoulée ? Et si j’allais mourir ? Tout est possible. Mais je préfère ne pas envisager la mort. Un frisson me parcourt tout de même l’échine, me rappelant ainsi dans quelle situation je me trouve. Pourquoi ? Pourquoi moi ?
Un bruit vient alors troubler le silence. Enfin. Je n’en peux plus de ce silence. Si je reste encore enfermer ici, je deviendrais sans doute fou. Il faut que je sorte ! Mais comment ? La porte s’ouvre alors. Pourquoi ouvre-t-on la porte ? Serait-ce possible que… ? Mes espoirs n’osent pas prendre forme, mais je sens l’émotion commencer à m’envahir. J’ai envie d’y croire. Au plus profond de moi, j’ai envie de croire que je vais bientôt sortir de cet enfer.
Une voix m’ordonne de sortir. Je me lève précipitamment… Et retombe lourdement sur le sol. Mes jambes ne m’ont pas servis depuis bien longtemps, et elles sont toutes endolories. Sauf qu’il est hors de question que je moisisse ici une minute de plus. Je me relève plus calmement, et titube jusqu’à la porte où m’attend l’homme.
Ce dernier m’attrape par l’épaule au moment où je passe et me projette violemment pour me faire sortir plus vite. Je fais à peine quelques pas que je suis de nouveau par terre. La rage m’envahit aussitôt. Comment ose-t-il ? J’essaye vainement de me relever encore une fois. Je me mets à genoux, et m’aide de mes mains égratignées pour essayer de me remettre debout. Mais c’est impossible, et le seul résultat est que je sers les dents sous l’effort. S’il ne m’avait pas poussé, j’aurais peut-être eu une chance d’arriver jusqu’à la sortie. Je vois la lumière plus loin. J’ai tellement envie de sortir d’ici, de ce cauchemar.
L’homme s’approche de moi, m’attrape par le col, me soulève et me traîne jusqu’à la lumière qui grossit de plus en plus. Je me sens sale et humilié à être traîner ainsi par terre, mais je n’ai presque plus de force. La lumière m’aveugle de plus en plus. Mon estomac se contracte, mon coeur s'emballe. Je sens des larmes coulées le long de mes joues. Ma gorge me brûle toujours autant, pourtant, je ne ressens presque plus la douleur. Comparé à toutes ces émotions qui se bousculent au fond de moi, la douleur n'existe pas. Puis, je ne vois plus rien. Je sens qu’on me remet debout.
La lumière brûle mes yeux, cependant, plus les secondes s’écoulent, plus je vois de mieux en mieux. Bientôt, j’aperçois un autre homme qui se tient devant moi. Toutefois, il est encore un peu flou. Les contours se dessinent alors sous mes yeux horrifiés. Cet homme tient dans sa main un revolver, ou en tout cas, une arme y ressemblant.
Il presse la gâchette et je sens un impact contre mon corps. Pourquoi maintenant ? Je regarde le ciel. Le soleil brille. Comme lors du jour de… Je ne veux plus y penser. Je vais mourir, et je ne veux plus penser à ça. Je suis à genoux, et je suffoque doucement.
Un deuxième impact. La survie ne sert à rien dans une telle situation. D’ailleurs, la vie, elle-même ne sert à rien. Je sens que toutes mes forces m’abandonnes. Mes yeux se ferment, laissant place aux ténèbres. Au fond, quelle importance, j’aurais vu une dernière fois le jour avant de mourir.

Je continue ou pas ?


Dernière édition par Ress le Mar 12 Aoû - 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Mer 7 Mai - 0:04

mwa je veux bien une suite !!!!!!! ca me plais bien le debut
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Mer 7 Mai - 3:43

continu!!!

suite stp
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Mer 7 Mai - 15:30

ma annouchette qu'est ce que c'est que cette histoire?XD je veux pas que tu meurs moi!!je veux une suite stp!!gros bisous je t'aime fort!
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Mer 7 Mai - 18:01

alors là ! Anne tu vas vers un terrain dangereux, tu as deux lectrices qui te lacherons pas, et qui t etranglerons si tu met de pas suite rapidement ^^

je te nême meine liebe XD
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Mer 7 Mai - 21:13

oula morbide ... sa e plait trop ^^ j'adore les trucs morbide ^^ SUITE ... je suis trop en love la ^^
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Mer 7 Mai - 23:52

Bon et bien, je continue.
Mais je vois pas où mon histoire est morbide ! ^^
D'ailleurs, je n'écris que des histoires gaies et joyeuse qui se finisse en happy end ! Rolling Eyes



Chapitre 2:


Je repousse les couettes. J’ai trop chaud, il fait trop chaud. Il fait trop lourd dans cette chambre. Puis pourquoi mettent-ils autant de couettes à l’hôtel ? Je sors du lit, et mon cœur commence à accélérer. Le sol est irrégulier et inhabituellement froid. Une boule se forme dans ma gorge et mon estomac se noue. Non. C’est impossible. Je ne peux pas être retourné dans cet endroit, ce n’est qu’un cauchemar. Mais alors, où suis-je ?
Je n’ose plus avancer. Mon seul moyen d’échapper à cette horreur, c’est me plonger dans le sommeil, retourné dans mon lit. Je tâtonne vainement, mais je ne le retrouve plus. Ou suis-je ? J’ai peur. Peur de tout ce noir autour moi. Je frissonne. Le froid de la pierre sous mes pieds nus, la peur d’être retourné dans cet enfer.
Non. Je n’y crois pas. Je vais me calmer. D’abord, je vais chasser toutes ces horreurs de ma tête. Mes mains deviennent moites. La boule grossit encore. J’ai peur. Très peur. L’angoisse est là. Elle s’est installée. Il faut que je me calme, il faut que j’y parvienne.
Je ferme les yeux pour me concentrer. Mais j’entends le bruit des goutes d’eau sur la pierre. Alors, suis-je encore enfermé ? Encore une fois ? Aurait-il encore osé me remettre dans cet endroit ? Les larmes à présent. Il fallait bien qu’elles arrivent. J’ouvre les yeux. Le noir a fait place à une prison de pierre. Et sur cette paroi rocheuse, des milliers de visages se dessinent. La peur me submerge de plus en plus.
Alors, tous ces visages se tournent vers un unique point : moi. Dans leurs yeux, je lis de la haine. Beaucoup de haine. Et comme si cette lueur dans leur yeux ne suffisaient pas, ils se mettent à hurler tous en même temps : « Nous te détestons ! Nous te haïssons ! Tu n’es pas de notre monde, MONSTRE ! »
Les larmes ravagent mon visage. Le froid devient insoutenable. Je referme mes yeux sous leurs injures et leur hurlement. Je tombe à genoux. Leurs voix résonnent encore plus fort dans ma tête. La colère et la rage m’envahissent.
Puis soudain, plus un bruit. Encore une fois, je rouvre mes yeux. Il n’y a plus rien. Tout est néant. Mes larmes se stoppent. Je chercher du regard quelque chose à quoi me raccrocher. Mais il n’y a vraiment plus rien. Ils m’ont tous abandonnés. Je suis seul. Encore et toujours. Seul. C’est mon destin. Mon destin d’être haïs et d’être seul.
Les ténèbres s’obscurcissent de plus en plus. Je disparais progressivement dans cette masse noire. Alors que la panique m’envahit, les souvenirs déferlent sur moi. Je revois les autres. Toujours heureux. Et moi ? Seul.
Je m’efface de plus en plus. Bientôt, je ne serais qu’un souvenir. Non. Je ne serais plus rien. Plus rien, parce que personne ne se souviendra de moi. Les larmes roulent de nouveau le long de mes joues. Seul et haïs. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Le silence autour moi me rend fou. Encore et toujours ce silence. Celui de la solitude. La boule dans ma gorge s’est évanouie. Je n’ai pas peur. J’ai été toujours été seul. Mais même en sachant cela, je ne comprends pas. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Au fond, qui suis-je vraiment ? Pourquoi est-ce que j'existe ?
Tout à coup, ce silence qui me rendait fou et qui me m’étouffait chaque seconde d’avantage est brisé par un cri de souffrance et de rage mêlé. Par un cri de tristesse et de chagrin. Ce cri est celui d'une personne que l'on blesse. D'une personne qui a peur. Et qui agonise doucement. Ce cri, c'est... C'est le mien.

Je continue encore ?
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Jeu 8 Mai - 0:27

j'adore !!!!!! c'est trop bien !!! tu continue !!!
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Jeu 8 Mai - 0:46

suite stp
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Jeu 8 Mai - 11:57

je te reconnais bien là avec tes histoires sans queue ni tête où on se casse la tête pour trouver la suite... en parlant de suite =) s'il te plait anne =)
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Jeu 8 Mai - 13:05

bon sang j'ai mal a la téte ^^ c'est fachement mistérieux ... j'adore suite
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Jeu 8 Mai - 21:29

ma annouchette c'est quoi cte fic?XD je me demande comment tu vas reussir à caser les TH là-dedans!^^ je veux une suite stp!! gros bisous je t'aime fort!=)
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Jeu 8 Mai - 22:39

vont aller en prison aussi XD
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Jeu 8 Mai - 23:00

Bon la suite pour que Wendy mange ses biscottes devant,
A moins que tu les ai déjà finies... ><
Et puis, t'inquiètes pas Aurore, je m'appelle Anne !
J'arriverais à caser les TH dans mon histoire !!!



Chapitre 3:

Je repousse le drap et essaye de retrouver une respiration normale. Peine perdue. Mon estomac ne cesse de me torturer. Je me tords de douleur sur mon lit jusqu’au moment où n’en pouvant plus, je me rue au toilette. Tout mon souper de la veille y passe. Je me relève un peu. Je suis au-dessus de cette cuvette et je regarde l’eau emmener les restes de mon repas. J’ai les larmes aux yeux et la gorge irritée d’avoir vomi comme je viens de le faire. Mais c’était la seule solution. Mon estomac est maintenant dégagé. Je m’allonge sur le carrelage. Le contact froid du sol sur ma peau ne me fait même pas frissonner. Il n’y a que la pierre qui en est capable. Je soupire. Ca va faire quatre mois que je fais le même cauchemar. Je suis fatigué, j’ai mal partout et j’ai la sale impression d’être déjà centenaire. Je suis presque devenu insomniaque tellement j’ai peur de ce mauvais rêve. Je me relève et me regarde dans la glace. Cette dernière me renvoi le reflet d’une fillette. Son visage est impassible et blafard. Est-ce la lumière de la lune ou réellement la couleur de sa peau ? Ses longs cheveux noirs sont collés par la sueur contre son corps. Ses larges yeux gris sont inexpressifs et l’impression que son regard rend est celui d’un regard dur. Elle est habillée d’une large chemise blanche qui lui tombe jusqu’aux genoux. Et elle est tellement maigre qu’on pourrait croire qu’un simple coup de vent la ferrait s’envoler. Je la regarde encore un peu. Elle à l’air… Fragile. Tellement fragile qu’on aimerait la prendre dans nos bras pour la protéger. Pourtant, elle est le seul et reflet que la glace me renvoie. Elle est seule.
Je détourne les yeux. Ce reflet n’en est pas un. Ce ne doit être qu’une apparition. Je recommence à avoir la nausée. Le goût de tout ce que j’ai rendu flotte encore dans ma bouche. Je pourrais la rincer avec de l’eau. Je ferme les yeux et les rouvre. Devant moi, il y a une grande forme blanche. Ne dis-t-on pas que le blanc est la couleur de la pureté ? Et l’eau ne sert-elle pas à nous purifier ? L’idée prend de plus en plus forme dans ma tête. Une idée, certes mauvaise, mais une idée quand même. La seule qui me trotte dans la tête en ce moment. La seule à pouvoir réellement m’aider.
Je me dirige vers la baignoire qui me fait face, et ouvre le robinet. L’eau coule en la remplissant peu à peu. Est-ce que j’enlève mes vêtements pour prendre mon bain ? Je n’en ai pas très envie. A la place de me déshabiller, je me dirige vers la fenêtre et l’ouvre en grand. Le vent froid d’hiver vient claquer contre mon visage. Je regarde la ville endormie. Toutes ces lumières éteintes. Mes pensées vont vers les enfants de mon âge, couché et bordé avec amour par leurs parents. Je secoue la tête. A quoi bon me faire du mal… Je retourne vers la baignoire et éteint le robinet. Puis, je plonge dans l’eau sans aucune hésitation.
L’eau est glacée. Sitôt que je m’allonge, elle m’enveloppe dans son froid. Je reste complètement immobile, respirant à peine. Bientôt, mes dents se mettent à claquer puis, lentement, je suis pris de quelques tremblements. Les secondes et les minutes s’écoulent. Je suis complètement gelé. Le froid qui a depuis longtemps paralysé mon corps, m’engourdis maintenant toutes mes pensées. Je ne pense plus qu’à trouver une source de chaleur. Mais je ne dois pas. Il faut que je continue, jusqu’au bout.
Je ferme les yeux et m’enfonce de plus en plus dans cette masse ténébreuse et glaciale qui m’entoure. Je sens peu à peu mon oxygène diminué et mes maigres forces disparaitre. Bientôt. Je commence à sombrer dans l’inconscience lorsque j’entends un cri. Faible et lointain. Peut-être que cette personne se trouve à côté de moi… Comment le savoir puisque l’eau a emplit mes oreilles et les a progressivement bouchées ? De toute façon, quelle importance ? Je meurs. Je ne revivrais jamais cet enfer, en fait, je mets fin à tous mes cauchemars. Je me suis fait la promesse de ne jamais retourner là-bas, et je la tiendrais. Si je pouvais, à cet instant, je me mettrais à hurler de joie. Encore un petit effort. Je n’ai plus d’oxygène depuis quelques secondes déjà. Ou peut-être quelques minutes. Enfin, ça ne change rien. Puis, en réalité, je crois bien que j’ai réussi. Je crois bien que je suis mort.

Encore ou pas ?
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Jeu 8 Mai - 23:12

mais....rha je comprend pluuus ='( mais j aime bien ! suite =)
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Ven 9 Mai - 13:34

je suis entrain de me posser une question mais te la poser enléverais tout le mystére de ta fic donc je vais la garder pour moi ^^ j'adore vraiment vivement la suite
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Ven 9 Mai - 19:22

Damened ca me donne mal à la tete tout ca^^ mais bon j'adore et je veux une suite stp!=)
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Sam 10 Mai - 1:25

Tu peux me poser toutes les questions que tu veux Méli !
Mon cerveau tordu trouvera toujours du mystère à rajouter...
Bon, j'ai essayé de faire une suite logique, comme ça, plus trop de mal au crâne !
Enfin moi, je la trouve logique ! ^^


Chapitre 4

J’ouvre difficilement les yeux. J’ai l’impression que ma tête va exploser. Pourquoi donc ai-je autant mal au crâne ? Qu’est-ce qui s’est passé déjà ? Je n’arrive plus à remettre de l’ordre dans mes pensées et dans mes souvenirs. J’essaye de me relever mais les forces me manquent et je ne réussis pas. A ce moment, comme si on avait deviné mes intentions, quelqu’un m’aide à m’asseoir. Une fois assis, je me mets à tousser jusqu’à ce que ma gorge qui me brûlait ressemble maintenant à un feu ardent. Puis je m’aperçois que j’ai froid. Encore une fois, la personne qui s’occupe de moi semble y avoir aussi songé et me passe alors un peignoir. Sauf qu’elle a oublié de retirer mes vêtements mouillés qui collent à mon corps. J’ai la tête qui tourne, et je ne perçois que très peu de bruit. Serais-je devenu sourd ? Je comprends peu à peu que de l’eau obstrue mes oreilles. De l’eau. Tout me revient d’un coup. Le même cauchemar depuis quatre mois, la baignoire, et ma mort. Sauf… Sauf que quelque chose cloche. Je ne suis pas mort.
Les minutes s’écoulent lentement. On m'a allongé sur mon lit. Enfin, elle m’a allongé sur mon lit. Elle m’a porté de la salle-de-bain à ma chambre en chancelant à cause de la fatigue et de mon poids. Pourtant, je ne suis pas bien lourd. Je ferme les yeux. Mes oreilles se débouchent petit à petit, l’intensité de mon mal de tête décroit aussi et je recouvre peu à peu mes forces. A côté de mon lit, j’entends la respiration régulière de ma sauveuse. Elle a du s’asseoir sur une chaise et s’endormir. Mes paupières sont lourdes depuis un bon moment. Mais, j’ai peur de m’endormir. Cependant, j’en ai tellement besoin. Tellement envie. Je me laisse délicatement bercer par son souffle et par le léger bruit de sa montre. Ma gorge me brûle encore un peu, et ma bouche est empâtée. Je sens un goût de sang du sûrement à quelques gifles que j’ai du recevoir pendant mon inconscience. Elle m’a sauvé la vie. Je ne sais pas trop comment le prendre, néanmoins, le fait est là. A présent, elle dort près de moi, comme si elle voulait me protéger. Peut-être… Peut-être qu’elle ne me hait pas autant que je le pensais. Peut-être que je l’ai jugé sans la connaître. J’ai pourtant vu sa haine envers moi. Je ne comprends pas très bien. Puis, je ne veux plus chercher à comprendre. Pourquoi me haïrait-elle ? Je ne lui ai rien fais. J’ai juste du me tromper. Sur cette pensée réconfortante, je m’endors.
Je me réveille par une porte que l’on ouvre puis que l’on referme. M’abandonne-t-elle ? Je tends le bras et allume le cadran du réveil. Les chiffres digitaux m’indiquent qu’il est vingt-trois heures. J’ai dormi toute la journée. Elle a du se reposer aussi et maintenant, elle est partit faire un tour. Je crois que je vais l’attendre. Elle sera certainement drôlement surprise lorsqu’elle reviendra et qu’elle me verra réveiller. J’espère que ça lui fera plaisir. Mais après tout, pourquoi est-ce que ça lui déplairait de savoir que je vais mieux alors que c’est elle qui m’a empêché de mourir ? J’ai hâte qu’elle revienne.
Deux heures se sont écoulées lorsque la porte s’ouvre à nouveau et qu’elle se glisse dans la chambre. Depuis deux heures, je suis assis et que je patiente. Pendant tout ce temps, je cherchais comment la remercier, comment lui expliquer mon geste. Finalement, j’avais opté pour l’option la plus difficile et la plus douloureuse pour moi : j’allais lui dire toute la vérité. Tout lui avouer. Dans la chambre, tout est silencieux, et je ne l’entends presque pas. Elle doit penser que je dors encore. Il faut dire que je n’étais pas dans un très bon état lorsqu’elle m’a sortit de la baignoire. Mon anxiété ne fait qu’augmenter de secondes en secondes. Bientôt, elle saura tout. Est-ce qu’elle me consolera ? Est-ce qu’elle voudra bien me protéger encore ? Je décide que le bon moment pour ma surprise est arrivé. J’allume la lumière avec un grand geste théâtrale et regarde dans sa direction. Ce que je vois me paralyse. A quelque mètre de mon lit, elle se tient debout, une arme dans la main. Une vague de rage, d’incompréhension et de tristesse me submerge. Elle, elle semble complètement déboussolée. J’ai l’avantage, et je sais que même si je ne l’avais pas, je pourrais m’en tirer sans trop de dommage. Seulement… Seulement, je veux comprendre. Elle relève la tête et plonge son regard dans le mien. Ce que j’y vois me fend le cœur. Comment ai-je pu être assez bête pour croire qu’elle pouvait un tant soit peu m’aimer ? Puis, je me rends compte que je n’ai pas aussi mal que les autres fois. Et si je n’ai pas aussi mal, c’est parce qu’au fond, je n’y ai jamais cru. Je ne connais pas l’amour. Je n’ai jamais aimé. Et la réciproque est vraie aussi. Je le sais. Il y a pourtant quelque chose qui me dérange… Pourquoi moi ?
- Tu vas me tuer ?
- Non. Seulement vous endormir.
Je déglutis et demande :
- Mon… Mon père ?
- Oui.
- Pourquoi m’avoir sauvé la vie si maintenant tu veux ma mort ?
Elle rit. Pas d’un rire gentil, mais elle rit quand même.
- Votre père m’avait simplement demandé de veiller sur vous. Quand il a appris que vous aviez essayé d’attenter à votre vie, il m’a chargé de vous renfermez une nouvelle fois. Vous ne devez pas mourir, vous comprenez ? Du moins, pas maintenant. Quant à moi, votre vie et votre mort n’ont aucune importance à mes yeux. Ma vie n’est faite que d’ordres que je me dois de respecter pour ma survie. Je ne m’attache plus à personne depuis un bon moment.
- Mais… Mais si j’ai si peux d’importance pour toi, pourquoi tu me hais autant ?
La question semble la désarçonner. Elle regarde pensivement le plafond avant de reposer son regard sur moi. Dur et haineux. Je veux avoir la vérité. Je soutiens son regard.
- Hum… Vous voulez savoir pourquoi je vous hais ? En réalité, je hais toute votre famille. Vous avez mis fin à mon bonheur le jour où vous avez assassinez ma fille. Bien sûr, ce n’est pas vous qui en avez donné l’ordre, cependant, vous et votre père avez le même sang qui coule dans vos veines. Vous êtes tous les deux des monstres. Et d’ailleurs, vous, peut-être plus que votre père. J’ai tout appris pour votre sœur.
Elle se tait. Je suis encore plus énervé qu’il y a quelques minutes. Qu’a-t-elle appris sur ma sœur ? D’ailleurs, elle n’a pas tout appris, sinon, elle ne me traiterait pas comme ça. Ma tête tourne sous le souvenir de ma sœur. De la haine encore et encore.
- Pourquoi travailles-tu pour mon père si tu le hais tant ?
Elle sourit. Je hais son sourire. Je le hais autant que son rire.
- Ce n’est pas votre père que je hais le plus. C’est votre mère. Bien qu’elle soit morte, savoir que je peux faire souffrir son fils comme elle a fait souffrir ma fille me remplit d’euphorie. Vous me comprendrez plus tard, enfin, si vous vivez assez longtemps pour ça.
Elle marque une pause. Je vais pour poser une autre question, mais elle me fait signe de me taire et elle enchaîne :
- En fait, toute cette haine est du à la rivalité de nos famille pour une histoire depuis, voilà bien longtemps, oublié. Toutefois, depuis maintenant quelques siècles, ma famille est soumise à la votre. Je dois obéir aux ordres et aux règles établit par votre famille, sinon, ma vie est finie. Enfin, la mienne, ou celle d’un être qui m’est chère.
Cette fois-ci, je ne peux plus rien dire. La plaie de son cœur s’ouvre de plus en plus. Elle m’en veut. Je n’ai rien fais, mais elle m’en veut.
- Et puis, pour tout vous avouez, m’occupez de vous me plaît bien. Encore une fois, je vous le répète : moi, je ne vous hais pas spécialement vous, mais toute votre famille. Toutefois, je sais qu’autour de vous, tout le monde vous déteste. Même votre propre père. La seule et unique raison pour laquelle il vous veut en vie, c’est pour votre différence. Vous le saviez sûrement déjà, personne ne vous a jamais aimez. Personne ne vous aime, et personne ne vous aimera jamais. Pourquoi ? C’est bien ça la question que vous vous posez, non ? Tout simplement parce que vous êtes un monstre, et que les êtres humains ne les ont jamais aimé. Pourquoi vous ? Parce que c’est votre destin. Comme c’est votre destin d’être seul et haïs.
Elle s’arrête finalement de parler. Ses paroles m’ont blessée. Mon cœur s’est littéralement dilacérer. Mes yeux sont emplis de larmes. Je la regarde et vois dans les siens la haine qu’elle me voue. Mes poings se serrent. Si elle me hait, c’est parce qu’elle me croit coupable de la mort de sa fille. Or, je n’y suis pour rien. Dans toutes ces histoires de famille et de haine, je ne suis qu’une victime, comme elle. Elle pointe l’arme vers moi. Je serre les dents. Je me suis fait une promesse. Celle de ne plus jamais retourner là-bas, dans cette prison. Et je la tiendrais. Je ferme les yeux, inspire, et les rouvre. Elle ne m’emmènera pas. Dois-je en mourir. Je tiendrais promesse. Je n’y mettrais plus jamais les pieds. Jamais.
Je passe à côté de son corps. Elle halète par terre. Elle n’en peut plus, et elle sait qu’au moindre geste de sa part, je l’achèverais. De toute façon, puisque tout le monde a décidé de tracer mon propre destin à ma place, je ne me laisserais plus faire. Je serais sans pitié contre mes adversaires. Non. Contre tout le monde. Je hais les autres encore plus qu’ils ne me haïssent. En sortant, je lui lance :
- La prochaine fois, tu resteras à ta place ! Ne te mets plus jamais en travers de mon chemin, où je t’éliminerais. Tu as compris ? Je serais sans pitié. Si aujourd’hui je te laisse la vie sauve, c’est parce que… C’est parce que tu as souffert et que tu ne mérites pas ce qui t’arrives. Quoique tu en dises, je n'ai rien à voir dans toutes ces histoires, ainsi, je te demande de me laisser en paix. Maintenant, si tu tiens à ta vie, veille à ce que plus jamais nos routes se croisent.
Ma voix se brise, cependant, je continue:
- Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour t'aider si je le peux. Je détruirais les liens qui font de toi une soumise au lieu d'être une femme libre. Ne crois pas que je fais ça par gentillesse, tu m'as toi-même rappeler ce que j'étais.
Je ferme les yeux... Je dois continuer, il faut qu'elle sache:
- Je te prierais ensuite de ne plus m'insulter en me rappelant ceux qui m'ont mis au monde. Et pour finir, ne parle plus jamais de ma soeur à personne. Tu sais pourquoi ? Parce qu'on t'as caché la vérité. En réalité, tu ne vis que dans le mensonge depuis ta naissance. Tu n'as jamais ouvert les yeux, et c'est pour cette raison que tu as perdue ta fille. Ma famille n'est pas aussi puissante que tu ne le crois, tout ceci n'est qu'une illusion. Mais puisque tu as été incapable de t'en apercevoir, et que même maintenant, tu ne le vois toujours pas, je me chargerais de cette tâche à ta place. Ne crois pas que c'est parce que j'ai un tant soit peu d'estime pour toi ou même de l'amour. Je n'aime que moi. Mais je hais ma famille autant que toi. Ainsi, je la détruirais pour nous deux, avant de mettre moi-même fin à mes jours.
Je vois les larmes roulées le long de ses joues. Je sais que je l'ai touché au plus profond d'elle-même. Je sais aussi que grâce à moi, elle a maintenant une lueur d'espoir dans sa vie, une lueur à laquelle se raccrocher. Je me fiche des sentiments qu'elle a envers moi à présent. Si elle n'a pas voulu m'aimer avant, elle ne comptera pas pour moi. Personne ne compte pour moi. Je suis égocentrique. Je ne m'aime que moi, et moi seul. Je ne vis que pour moi. Et je décide de mourir quand l'envie m'en prend, sans même me poser la question de savoir si je manquerais à quelqu'un ou non. De toute manière, je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui tenait à moi. Je la regarde une dernière fois, mémorisant les traits de son visage. Grâce à elle, j'aurais trouvé un but dans ma vie. Celui de tuer. D'exterminer. D'annihiler. Le désir de la vengeance. Le désir de faire disparaître une famille qui se pense supérieur. Je me crois moi-même supérieur aux autres, je suis pareil. "Le même sang coule dans vos veines". Comment pourrais-je lui être différent ? C'est pour cela que je dois m'éliminer aussi. Nous n'aurons ainsi, jamais existé. Et les autres ne s'en porteront pas plus mal.
Elle se tourne vers moi et ouvre la bouche pour me dire quelque chose. Je me fiche de savoir ce qu'elle pense et je referme la porte au moment où les mots vont jaillir. Je l'entends quand même m'appeler faiblement. Intérieurement, je soupire. La vie est trop compliquée pour moi. Je n'y comprends pas grand chose. Je m’appuis contre la porte quand une voix derrière moi me fait sursauter:
- Joli discours. J'aime beaucoup ta voix et les mots que tu utilisent. Tu parlais à qui, en fait ?
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Sam 10 Mai - 12:24

Citation :
Je vois les larmes roulées le long de ses joues. Je sais que je l'ai touché au plus profond d'elle-même. Je sais aussi que grâce à moi, elle a maintenant une lueur d'espoir dans sa vie, une lueur à laquelle se raccrocher. Je me fiche des sentiments qu'elle a envers moi à présent. Si elle n'a pas voulu m'aimer avant, elle ne comptera pas pour moi. Personne ne compte pour moi. Je suis égocentrique. Je ne m'aime que moi, et moi seul. Je ne vis que pour moi. Et je décide de mourir quand l'envie m'en prend, sans même me poser la question de savoir si je manquerais à quelqu'un ou non. De toute manière, je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui tenait à moi. Je la regarde une dernière fois, mémorisant les traits de son visage. Grâce à elle, j'aurais trouvé un but dans ma vie. Celui de tuer. D'exterminer. D'annihiler. Le désir de la vengeance. Le désir de faire disparaître une famille qui se pense supérieur. Je me crois moi-même supérieur aux autres, je suis pareil. "Le même sang coule dans vos veines". Comment pourrais-je lui être différent ? C'est pour cela que je dois m'éliminer aussi. Nous n'aurons ainsi, jamais existé. Et les autres ne s'en porteront pas plus mal.
Elle se tourne vers moi et ouvre la bouche pour me dire quelque chose. Je me fiche de savoir ce qu'elle pense et je referme la porte au moment où les mots vont jaillir. Je l'entends quand même m'appeler faiblement. Intérieurement, je soupire. La vie est trop compliquée pour moi. Je n'y comprends pas grand chose. Je m’appuis contre la porte quand une voix derrière moi me fait sursauter:
- Joli discours. J'aime beaucoup ta voix et les mots que tu utilisent. Tu parlais à qui, en fait ?



j'adore se passage ^^
mes questions je vais attendre pour les poser ... on sait jamais les réponses peuvent arrivé bientot et c'est sa qui me donne véritablement envie de lire ta fic ^^

SUITE stp j'adore je suis accro
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Sam 10 Mai - 13:35

oh !!! faut absolument que je t'envoi un livre que j'ai lu recemment, c est tout aussi etrange à comprendre, ils te brouillent les pistes durant 400pages et au dernier chapitre tu as toutes les reponses, j ai adorer !! faut absolument que je te l'envoie !!!!

j adore ta fic, continuuuu =) sil te plaiiit ^^
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Sam 10 Mai - 21:05

j'adore !!!!! c'est trop bien !!!! j'veux une suite mwoa !!!
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Sam 10 Mai - 21:29

ma Nanne ta fic est magnifique mais peut etre un petit chouilla trop complique pour mon petit cerveau!XD mais c'est pas grave parce que j'adore! je veux une suite!stp!=) gros bisous ma Nanne je t'adore!
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Dim 11 Mai - 2:21

Ma prochaine suite, est dédicacé à ma Aurorenouchette !
Et tu sais pourquoi ? Lis, et admire !
Je suis la plus balèze des filles de cette Terre ! (Sans me vanter bien sûr !)


Chapitre 5:

- Joli discours. J’aime beaucoup ta voix et les mots que tu utilise. Tu parlais à qui, en fait ?
Je me retourne précipitamment. Qu’est-ce qu’elle me veut, celle-là ? Est-ce que je lui en pose des questions, moi ? Je la jauge du regard. Elle ne change pas d’attitude. Dans le noir, j’ai un peu de mal à distinguer ces traits. Je crois cependant qu’elle est maquillée. Je me rappelle de l’heure. Une heure. Peut-être un peu plus maintenant. Ca me paraît étrange. Qui est-elle vraiment ?
- A personne. Puis d’abord, est-ce que je te demande pourquoi t’es maquillée à cette heure-ci, moi ?
Là, je viens de l’avoir. Elle ne me dit plus rien. Puis, elle se met à sourire et penche la tête sur le côté. J’ai horreur des personne qui font ce geste. Il est là pour dire : « Tu peux me parler, je suis là. Je t’écoute, tu peux me faire confiance ». Or moi, je ne fais confiance à personne. Et certainement pas à la première inconnue venue. Mais malgré moi, cette fille m’attire. Sauf qu’elle à quelle âge ? Si ça se trouve, elle a la trentaine. Beurk. Je n’ai que neuf ans, moi. Autant dire que je n’ai aucune expérience. Surtout quand on a passé trois de sa vie enfermé dans un trou. Puis, en réalité, si elle m’attire, c’est parce qu’elle m’intrigue. Elle n’est pas encore partit en courant. Elle doit certainement ignorer qui je suis.
- T’as du caractère pour une gamine de ton âge, dis donc ! Tu t’appelles comment ?
Alors là, elle vient de dépasser les bornes. Déjà que d’ordinaire, je ne suis pas très patient, mais en plus, je viens de passer une nuit assez mouvementée. Entre l’autre qui a essayé de m’emmener et celle-là qui ose m’insulter en me prenant pour une fille ! Bon, je vais essayer de me calmer. Après tout, est-ce que c’est réellement sa faute si je suis aussi énervé ? Bien sûr que non, mais je me suis promis de ne plus avoir pitié de personne. Toutefois elle, elle vient de me faire un compliment sur ma voix. Je suis fatigué. J’ai gaspillé toute mon énergie en quelques minutes, et le souvenir de ma sœur qui remonte à la surface m’affaiblit encore plus. Trop d’évènements d’un coup. Il faut jusque je me débarrasse d’elle vite fait, bien fait, et ensuite, que je quitte l’hôtel. C’est partit.
- Bon écoute, je ne sais pas qui tu es, et tu ne sais pas non plus qui j’y suis, ce qui est certainement mieux pour toi. Maintenant, tu vas partir et me laisser tranquille !
Là, je viens de l’énervé, je crois. Ca se présente mal pour le vite fait, bien fait. Je peux toujours essayer de me rattraper mais à quoi bon… Autant l’éliminer. Plus rapide, plus efficace. En plus, elle ne pourra dire à personne qu’elle a vu une gamine se promener dans les couloirs de l’hôtel. Ainsi, mon père aura plus de mal à me retrouver. Et se sera mieux pour tout le monde. Ca va être facile, et ça à l’avantage de ne pas laisser de traces. Puis, je lui rends peut-être service en la tuant. De toute façon, j’ai décidé que c’était mon seul but maintenant.
- C’est tes parents qui t’ont dit de ne pas parler aux inconnus, c’est ça ?
Hé non, ma vieille. T’es complètement à côté la plaque.
- En tout cas, moi, je m’appelle Bill. Tu ne veux toujours pas me dire ton prénom, toi ?
Bill ? Ah m*rde. Je crois bien que je me suis gouré sur son sexe. Je cligne des yeux. J’ai la meilleure vue qu’on puisse rêver d’avoir. Elle se fiche de moi, c’est ça ? Je perds de plus en plus de temps à l’écouter me parler, et plus je reste ici, plus je mets en péril mes plans pour l’avenir. C’est-à-dire l’éradication pure et simple de ma famille. Je dois rêver. Je suis exténué, et je vois des apparitions. Si je ne quitte pas bientôt cet endroit maudit, je vais bientôt voir apparaître ma sœur. Et ça, je ne le supporterais pas. Il y aura même de grandes chances pour que j’en meure sur le coup. On va accélérer le processus.
- Bon écoute, d’une, j’ai horreur que les gens se payent de ma tête. Or, c’est ce que tu es en train de faire en essayant de me faire croire que tu es un homme. De deux, je suis pressé et…
- Tu sais où on peut trouver l’interrupteur ici ? Parce que franchement, je ne suis pas vraiment ce que l’on peut appeler une fille !
- Je t’ai dis que j’étais pressé et…
- Et moi, je t’ai demandé l’interrupteur ! Après tout, tu ne réponds à aucune de mes questions depuis le début, tu peux au moins essayer de me renseigner sur celle-là, non ?
Elle commence réellement à me courir sur le haricot ! Enfin, puisque c’est sa dernière volonté avant de mourir, bien qu’elle ne sache pas encore à qui elle a affaire. Il faut quand même dire qu’elle ne manque pas de toupet, elle ne me laisse pas finir mes phrases. Je donne un coup contre le mur. Elle semble légèrement surprise. Les lumières blanchâtres du couloir s’allument. Pas bien compliqué de trouver l’interrupteur lorsqu’il clignote à côté de vous. On dirait qu’elle n’est jamais venue dans un hôtel. Déconcertant. Bon, maintenant, je passe à la phase deux.
- Ben dis-donc, t’as l’air mal en point ! Il t’est arrivée quoi au juste, petite ?
J’explose. Elle a épuisé toute mes réserves de patiences et de gentillesse. Je relève la tête, prêt à passer à l’attaque quand je regarde enfin pour la première fois son visage à la lumière. Mince. Alors il disait vrai ? C’est réellement un garçon ? Je crois qu’à cet instant, j’ai l’air étonné. Il faut dire que je ne m’attendais pas à ce qu’il me dise la vérité. J’essaye de réfléchir le plus vite possible pour trouver la meilleure solution et pour filer au plus vite. Sauf que son rire me déconcentre.
- Quoi ?
- T’es crevée ! Ca se voit sur ton visage. En fait, t’as le même que moi après un concert. T’avais pas remarquée ?
Je regarde son visage. Il est pâle, et il a les traits tiré par la fatigue. C’est vrai que là-dessus, on se ressemble. Cependant, il a oublié un détail important. Il sourit, et pas moi. Je ne souris pas. Je n’aime pas sourire. On paraît tout de suite plus beau quand on sourit. Et moi, à vrai dire, je m’en fous d’être beau puisque personne n’est capable de m’accepter. Malgré moi, je commence à apprécier ce grand nigaud. Il parle un peu tout seul, mais bon, chacun à ses défauts. Je me surprends alors à lui demander :
- Ca veut dire que t’as fait un concert ce soir, c’est ça ?
- Oui. Et si tu es sage, je t’emmènerais au prochain ! En demandant l’autorisation à tes parents, bien évidemment.
- Je n’ai pas de parents.
Silence. Je crois bien que cette fois-ci, je ne vais pas m’en sortir sans un bon interrogatoire. Et dire qu’il faut que je fiche le camp d’ici avant que mon père est la mauvaise idée de débarquer. J’aurais du me débarrasser de lui depuis bien longtemps. Je plonge mon regard dans le sien. Cette fois-ci, c’est la fin. Désolé mon petit Bill, mais je ne supporte pas les gens qui m’empêchent d’atteindre mon but. Et encore plus que ceux qui me haïssent. Je ne sais même pas pourquoi tu n’es pas encore en train d’agoniser sur le sol.
- Oh ! Désolé. Mais, il n’y a personne qui s’occupe de toi ?
Et le voilà qui recommence à parler. Quand va-t-il donc s’arrêter ? J’ai besoin d’un tant soit peu de concentration si je veux l’achever, sinon, j’ai de grandes chances de louper. Pourquoi suis-je donc aussi fatigué ? Surtout que si mon père arrive, je n’ai aucun moyen de me défendre et je serais à sa merci. Autant dire que je refuse. Je dois mettre les voiles, me reposer et ensuite, je commence mon génocide. Bon, si je lui réponds, il va bien finir par se taire.
- Non, je n’ai personne. J’ai toujours été seul. Tout à l’heure je me parlais tout seul parce que je ne supporte plus la solitude. Je ne sais pas comment mes parents sont morts, je suis encore sous le choc et c’est pour ça que je n’ai pas bonne mine. J’ai répondu à toutes tes questions ?
Il ouvre la bouche, et avant qu’il n’est prononcé le moindre mot, car j’ai bien remarqué qu’il pouvait parler des heures sans arrêter, je lui dis :
- Ah oui, j’oubliais ! Je m’appelle Anko et je suis un garçon. Donc tu seras prié d’arrêter de me prendre pour une fille.
Je reprends mon souffle. Enfin. Il s’est tut, et je vais pouvoir finir le boulot convenablement. Je replonge pour la seconde fois mon regard dans le sien. J’y suis presque quand je l’entends pouffer. Il ne va jamais s’arrêter ou quoi ? Il est vraiment insupportable !
- Quoi encore ? Qu’est-ce que tu as à rire comme ça ?
- Excuse-moi, mais tu es vraiment trop drôle ! Allez viens, je t’invite à passer une nuit dans la chambre du grand Bill Kaulitz ! Ah au fait, j’ai faillis y croire à ton histoire de garçon ! T’es vraiment trop mignonne comme petite !!!
Je n’en reviens pas… En fait, j’hallucine complètement. Non, je crois que je divague. D’où est-ce qu’il peut bien sortir ? En tout cas, il a l’air de se prendre pour une rock star célèbre. Bah, ne le décevons pas et suivons jusque dans sa chambre. J’arriverais bien à l’éliminer une fois là-bas. Ou du moins, à veiller à ce qui ne raconte rien à personne de notre rencontre. Je n’ai pas bougé, et il se retourne à ce moment :
- Bon, tu viens ou pas ?
- Hé ! Je suis fatigué, moi ! Je n’ai que neuf ans, pas cinquante !
- Ok, j’ai compris.
Alors que je pensais qu’il allait continuer son chemin, il revient sur ses pas. Arriver à ma hauteur, il s’accroupit et me dis :
- Tu montes
J’hésite. Qui c'est ce type ? Ce n’est pas possible de rencontrer quelqu’un comme ça ! Je mets mes mains sur ses épaules, et passe mes jambes autour de sa taille. Avec ses mains, il m’attrape les jambes et les sers pour pas que je tombe. A cet instant, je me sens bien. Je crois que je commence à comprendre pourquoi il n’est pas encore mort. Son heure n’est pas venu. Je repense à ses paroles à elle : « Vous ne devez pas mourir, vous comprenez ? Du moins, pas pour l’instant ». Il en est de même pour Bill. Il ne doit pas mourir. Enfin, pas pour l’instant. Au moment où je souris, il me dit :
- Voilà, ta nouvelle chambre ! Heureuse ?
Je ne trouve rien à répondre. Il n’y a rien à répondre. Même le remercier serait un acte trop insignifiant pour tout ce qu’il vient d’accomplir en quelques minutes. Tout ce que personne n’a pu me donner pendant ces neuf longues années. De l’amour.

Oui, je sais, je suis tellement forte et tout que j'ai déjà réussi à caser Bill dans mon histoire !
Chapitre 6 ou pas ?
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Dim 11 Mai - 11:20

pas la peine de poser la question pour le chapitre 6 ! je le veux !
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Dim 11 Mai - 14:33

oui oui oui
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MessageSujet: Re: [destruction 2] "Sadness And Sorrow"   Aujourd'hui à 6:51

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[destruction 2] "Sadness And Sorrow"

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