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 [ OS ] Nu rodeo

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TheBillette

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MessageSujet: [ OS ] Nu rodeo   Dim 3 Oct - 0:31

/!\ Présence d'un lemon.

Nu Rodéo


Un jeune homme se tenait face à une grande toile blanche sur laquelle d'innombrables traits de couleurs venaient dessiner un paysage tiré de ses profondes pensées. Un paysage naissant de l'image d'un monde imaginaire se créant à l'intérieur de lui-même. Le reflet de ses yeux bruns brillaient d'une touche colorée en suivant ses coups de pinceaux, la langue tiré, un sourire au coin de sa lèvre.
Sans quitter des yeux sa peinture, sa main se dirigea à sa droite pour porter à sa bouche un verre d'eau fraiche, sur lequel une tâche verte vint se glisser sur la transparence du cristal.

C'était toujours la même chose, à chaque fois que Bill tenait un pinceau dans les mains, il avait obligatoirement de la peinture partout.
Maintenant, par précaution, il enfilait toujours une blouse. Certes, elle était plutôt sale, mais cela ne le dérangeait aucunement. Il se sentait même assez joyeux. Etre touché par ces couleurs lui donnait l'impression d'être lui aussi plongé dans la peinture de son esprit. Des tâches de couleurs s'étalaient un peu partout et il en avait même sur les joues.

Il finissait juste quelques détails à son œuvre avant se reposer calmement ses pinceaux et de fermer ses paupières. Un doux soupir vint caresser lentement sa gorge puis il se dirigea ensuite dans la salle de bain pour prendre une bonne douche.

Il était dans les temps pour son rendez-vous afin de s'inscrire au cours de nu. Bill avait eut beaucoup de mal à dénicher cette inscription. En effet, il n'y avait que très peu de place à chaque cours, et bien qu'il ne faisaient pas partis des choses les moins chères, beaucoup de monde se battaient pour participer à ces cours.

Lorsqu’il était tout petit, il avait déjà commencé à dessiner. Comme les autres enfants, ses dessins ne représentaient pas grand-chose. Ils étaient simples, simplement car l’esprit des enfants l’étaient tout autant. Ils aimaient dessiner ce qui leur plaisait, sans prendre en compte le fait qu’il pouvaient ne pas plaire aux autres. Remplir de traits grisâtres leur feuille blanche, tracer des couleurs dénuées de sens. Mais pour Bill, tous ses dessins avaient un sens, avaient leur signification.

Il passait des jours et des jours sur son petit bureau à dessiner tout ce qu’il imaginait, tout ce qu’il créait au fond de lui, laissant ses copains jouer dehors sans lui. Car après tout, peu importait.. Il était dans son monde. Ses parents avaient évidemment remarqué très rapidement la nouvelle passion de leur fils. Par ailleurs, ils en profitèrent pour lui offrir le jour de son anniversaire une jolie mallette de crayons ainsi qu’un carnet de papier à dessin. Et c’est à partir de ce moment que commença sa grande histoire.

Le jeune homme prit pendant plusieurs années des cours de beaux-arts où il ne fit que s’améliorer dans sa passion grandissante, faisant des dessins aussi magnifiques les uns que les autres, alliant beaucoup de techniques et l’utilisation de différents style. Il eut soif de savoir et commença, donc, la peinture, n’étant pas habitué à cet art, il eut au début quelques difficultés mais sa plus grande arme fut la patience et il finit par progresser à force de travail et acharnement.

D’après ses parents, c’était l’une des qualité de leur fils unique. Il avait la volonté, l’envie de réussir les choses qu’ils entreprenait. Il allait toujours jusqu’au bout de ses objectifs et même si parfois cela se terminait par un échec, il avait toujours le mérite d’avoir tout donné.

La musique à fond, Bill chantait à tue-tête dans la salle de bain, se prenant pour une rock star tout en laissant son esprit vagabonder. Face au miroir, toujours nu, le jeune brun tenait son déodorant tel un micro de diva tout en se déhanchant de la même façon qu‘il l‘aurait fait sur scène. Le jeune homme qu’il était, en plus de s’intéresser au dessin et à la peinture, adorait aussi la mode ainsi que l’art musical. D’une main légère et rapide, il se maquilla et se coiffa puis enfila rapidement ses habits.

—Bill ! Dépêche Toi ! Tu vas être en retard ! Je ne te conduirai pas à ce rendez vous dans dix ans ! hurla sa mère du bas des escaliers.

L’artiste en question soupira et attrapa son sac à la va vite ainsi que son téléphone.

—C’est bon, il y a pas le feu maman, dit-il en insistant sur le « maman »
—Si t’es pas content, tu vas à ton rendez vous à pied.

Bill lui fit son plus beau sourire, montrant ses jolies dents blanches et alignés puis vint serrer sa mère dans ses bras légèrement musclé.

Bill n’était pas une personne qui aimait le sport, à l’école, il arrivait toujours à esquiver les cours d’EPS. Plutôt feignant sur les bord, le jeune préférait cent fois plus être chez lui à dessiner, attabler à son bureau, que de courir après un imbécile de ballon, ce qui d’après lui ne servait strictement à rien. Cela n’avait aucune utilité ou tout du moins pour lui. Il entendait assez de spots publicitaires raconter que faire du sport était bon pour la santé, qu’il fallait faire attention à l’obésité. Quoi de mieux pour lui de manger tout ce qu’il veut, sucré, salé et gras, ne pas prendre un seul gramme et tout ça sans faire le moindre sport ? Son corps d’homme lui suffisait amplement bien qu’on ne puisse absolument pas le surnommer « Monsieur muscles ».

Il fit un bisou collant et baveux sur la joue de sa mère avant de se mettre à rigoler en voyant l’air dégouté qu’avait Simone en essuyant sa joue.

—Je t’aime maman chérie d’amour. Tu sais que tu es la plus belle du monde entier ? Et la plus gentille aussi.
—Espèce de fayot.
—Non sérieusement, je t’aime Maman, dit-il en lui faisant un câlin.
—Dépêche toi de poser tes petites fesses dans la voiture, et tout de suite.

Bill leva les yeux au ciel avant de se dandiner en avançant vers la voiture alors que la femme, brune au long cheveux, attrapait son sac à main, vérifiant que tous les papiers y étaient. Le jeune homme avait déjà pris les clefs de voiture et attendait sagement sa mère.

—Maman, dépêche Toi ! Je vais être en retard.
—Bill ! Poussin –
—Ne m’appelle pas comme ça ! râla t-il

Il avait réellement horreur que sa mère lui donne des surnoms aussi affreux et horrible que cela. Il avait beau lui dire qu’elle devait arrêter et qu’il n’avait plus cinq ans, elle ne cessait jamais de l’interpellé de cette façon. Le pire était quand elle criait ces choses absurdes devant plein de monde. Dans ces moments là, Bill avait toujours envie de s’enterrer, de se cacher voire même de changer de nom et de look afin que sa mère ne le reconnaisse plus du tout.

—Mais Bill ! Je ne trouve plus mes clefs ! dit-elle légèrement paniquée.
—C’est moi qui les ait.

Il se prit une claque à la « Gibs » sur le crâne et lui rendit ses très chères clefs. Assis du côté passager, Bill mis la musique, ouvrit sa fenêtre , ne pensant pas au fait que le vent pourrait le décoiffer et laissa sa mère démarrer sans lui adresser la parole. Il détestait faire de la route, seul avec sa mère, car elle en profitait toujours pour lui parler de sujet vraiment gênant. Evidemment, cette fois-ci ne changea pas et Bill n’échappa pas à sa petite leçon de morale sur le sexe, contraceptions et toutes les maladies qui suivent avec ça.

—Dit moi, Bill, tu me le dirais si tu avais des rapports avec des filles ?
—Maman.. Tu me parles toujours de ça, soupira-t-il las.
—Je sais, mais depuis la dernière conversation, tu ne m’as pas dit si tu avais eu des rapports, alors je veux savoir si tu as eu de nouveaux rapports depuis. Je suis ta mère, j’ai le droit, non ?
—Tu es ma mère et je ne pense pas que tu dois savoir ma vie sexuelle dans les moindres détails. Je ne connais pas la tienne avec papa.
—Je peux te l’expliquer si tu veux.

Le jeune homme fit une grimace de dégout.

—Non ! Pas ça ! Arrête ! Tu veux me voir faire des cauchemars jusqu’à la fin de mes jours ?
—Ton père et moi sommes comme Toi et ta copine, si tu en as une. Il n’y a rien de sale dans ce que nous faisons.
—Vous êtes mes parents ! Imagine mamie et papy…

Bill retint un haut le cœur. Voila qu’il avait l’image de ses grands-parents en tête. Il était finit, plus jamais il ne ferait de beaux rêves la nuit.

—Revenons en à toi.
—T’étais pas obligé…, souffla-t-il, ennuyé.
—Est-ce que tu as eu des rapports Bill ? Tu n’as peut-être pas de copine, mais quand tu sors en boite… Il se peut que tu rencontres une jolie fille et que dans les toilettes…
—MAMAN ! Arrête moi ton scénario tout de suite ! Tu sais très bien que je n’aime pas aller en boite !
—Bah, imaginons que tu rencontres une fille dans le parc pendant que tu dessines.
—Pourquoi seulement des filles ?

Sa bouche fit un petit « o » de surprise alors qu’elle pilait net en plein de milieu de la route. Bill eut la chance de ne pas se cogner la tête dans le pare-brise bien que ca ceinture de sécurité lui fit mal.

—Tu es gay ?!
—Pourquoi t’as piller comme ça ! Ça va pas !
—Répond moi !
—J’ai cru que j’allai m’encastrer dans le pare-brise avec ta connerie ! cria-t-il, encore sous le choc.
—C’est de ta faute !
—C’est Toi qui tient le volant je te signale !

Les deux, en état de choc, pas vraiment pour les même raisons, se turent pendant plusieurs minutes. La voiture était toujours en plein milieu de la rue et Simone se faisait klaxonner et insulter par les autres conducteurs qui les doublaient.

—Bill, mon chéri, dit moi si tu es gay.
—Tu devrais redémarrer Maman ou tu risque de te prendre un procès.

Toute la fin du trajet se fit dans le calme absolu. On entendait à peine la respiration de Bill, pourtant affolée. Il n’avait pas été très délicat avec sa mère pour lui avouer son attirance envers les garçons. Il avait juste parler, sans réfléchir. Les mots étaient sortis aisément de ses lèvres sans qu’il puisse les retenir. Quand Simone se gara, Bill la regarda et eut mal au cœur de voir les larmes couler le long de ses joues.

—Tu as honte de moi ? chuchota-t-il.
—Non ! Pas du tout ! Bill.. Tu sais, je.. Je suis juste surprise. Tu aurais du m’en parler, avant. Pourquoi tu ne m’as rien dit ?
—J’avais peur. Et –

Elle se détacha et pris le visage de son adorable fils entre ses mains et le regarda dans les yeux avec tendresse et sincérité.

—Bill, mon amour. Tu sais, peu importe qui tu aimes, je t’aimerai toujours autant. Tu es mon seul et unique fils, je vis pour Toi, tu représentes tout pour moi. Alors ne pense jamais, plus jamais que je pourrai avoir honte de Toi et ne plus t’aimer car les garçons t’attirent plus que les filles !
—Merci Maman, souffla le jeune homme ému.
—Je t’aime tellement plus que tout.

Elle lui sourit gentiment, ce n’est pas le genre de femme à dire ses sentiments, à se montrer si faible mais elle réussit à toucher son fils en plein cœur.

—Dit moi, tu as déjà eu des rapports avec des garçons ?

Bien sur, Bill s’attendait à cette question mais il ne put s’empêcher de rougir. C’était vraiment embarrassant. Il manquerait plus qu’elle lui demande si c’était lui qui se faisait pénétrer.

—Avec un seul.
—C’est ton petit ami ? dit-elle
—C’était. Je ne suis plus avec.
—Oh, c’est triste. Tu me présenteras ton futur petit ami ?

Bill rigola. C’était sa mère tout craché. Pourquoi lui présenter une personne avec qui ça ne durera peut-être pas ? Elle risquerait de le faire fuir plutôt que prévu.

—Seulement si c’est sérieux.
—La seule chose qui m’attriste est que je n’aurai pas de petits enfants plus tard.
—L’adoptement ça existe. Puis tu n’avais qu’à me faire un petit frère ou une petite sœur, sourit il.
—Hm. Et.. Tu es plutôt.. Hm.. Comment dire.. Passif ou actif ?

Son teint devint vite rouge tomate alors que son fils la regardait avec de gros yeux.

—Ne rêve pas pour que je te le dise.
—Tu utilises des capotes au moins ? Tu sais.. Le VIH peut s’attraper.. Même si tu es homosexuel.
—Je ne suis plus un bébé, maman, soupira-t-il.

Il sortit de la voiture et fut suivit par Simone, silencieuse. Au plus profond de lui, il espérait qu’elle ne relancerait pas le sujet car il en avait légèrement marre. Il entra dans le grand bâtiment en brique rouge qui se trouvait au carrefour de deux boulevards. La route était assez bruyante mais quand Bill entra à l’intérieur, il fut charmé par la beauté de l’endroit. Le décor était clair et léger, c’était frais et on se sentait directement à l’aise. Il se dirigea vers l’accueil et appris qu’il devait se rendre au premier étage.

Une fois dans la grande salle, il s’assit sur une chaise face à une femme. Il la salua tout comme sa mère et discuta avec son futur professeur. Elle lui expliqua le règlement, lui fit signer un papier et tout un tas d’autres formalités. Simone sortit son chéquier et paya les cours pour l’année entière. Elle grimaça en voyant la liste de fourniture qu’elle allait devoir acheter pendant que son fils discutait avec Mme Grandson d‘art. Quand ils finirent de discuter, ils purent enfin se lever.

—A la semaine prochaine alors, Bill. Au revoir, dit le professeur en lui serrant la main.

Ils sortirent de l’établissement pour retourner en voiture. Bill était aux anges et embrassa sa mère sur les joues une nouvelle fois tout en la remerciant encore et encore de lui avoir payer ses cours. Une fois dans l‘auto, Simone regarda son fils tout en s‘installant et en démarrant. Le jeune homme pris la liste et la consulta après s‘être attaché.

—Alors, j’ai déjà les porte-mines, les crayons graphites, les différentes gommes. J’ai aussi la pince à papier et les cayons pastels ainsi que le crayon fusain, récita-t-il.
—C’est déjà ça en moins à penser alors et tant mieux !
—Par contre, le coffret de cent vingt crayons de couleurs polychromos, c’est le coffret que je t’avais montré la dernière fois.
—Lequel ?
—Celui à deux cent vingt neuf euros, chuchota-t-il.

Elle soupira de désespoir en prenant la route jusque Cora, afin de faire ses courses pour la semaine. Les besoins de Bill pour sa passion lui coûtaient énormément d’argent, car son fils n’utilisait pas du premier prix, ce qui était normal pour être un artiste digne de son nom. De plus, comme il touchait un peu à tout, niveau artistique, il demandait de plus en plus de choses pour satisfaire ses envies. Simone ne lui cédait pas toujours tout et pour son dans son éducation, elle lui apprit le sens du travail et la valeur de l’argent.

Les courses alimentaires furent rapidement achevés et rangés dans le coffre, ils en avaient aussi profité pour acheter un livre sur l‘anatomie afin que Bill fasse quelques études avant de commencer ses cours. Mme Grandson le lui avait conseillé car il arriverait mieux à cerner les formes du corps de la personne qu‘il aura à dessiner. Ils allèrent voir pour commencer à acheté quelques fournitures pour le jeune androgyne qui était déjà très impatient.

Il choisit son chevalet, un chevalet de campagne en hêtre huilé, ses blocs croquis et papiers à esquisse pour qu’il puisse travailler aussi tout seul à la maison, ainsi sa trousse en lin ronde et sa sacoche en lin longue. Elle aurait aimé lui acheté plus, finir la liste mais elle ne le pouvait tout bonnement pas.

Tout en se dirigeant vers la caisse, Bill chantonnait et sautillait un peu partout, comme une jolie et charmante demoiselle qui vient de voir son amoureux. Il ne regardait évidemment pas où il allait malgré les avertissements de Simone et finit par foncer dans quelqu’un. Dans sa chute, il s’était agrippé à cette personne et l’avait entrainé avec lui. Tout était allait tellement vite, qu’il se retrouva allongé sur le sol avec un jeune dreadé sur le torse qui le regardait avec un joli sourire presque charmeur. Il avait déjà honte d’être tombé de cette façon avec un inconnu et sa mère qui riait aux éclats n’arrangeait pas les choses. Il rougit encore plus, ne sachant plus où se mettre, ni quoi faire.

—Hm, serait-il possible que tu enlèves ta main de mes fesses, pas que cela me dérange ? dit doucement l’inconnu.

L’androgyne n’avait même pas prêter attention où avaient terminé ses mains tellement le visage du beau blond l’attirait. Il retira d’ailleurs, brusquement, sa main et bafouilla quelques excuses, ce qui fit rire son interlocuteur qui n’avait pas l’air tellement décidé à bouger de lui.

—Pourrais-je me relever ? demanda Bill
—Hm, non. Je n’ai pas envie.

Le jeune homme se releva en rigolant tout en matant, très peu discrètement, le brun encore au sol. Il détaillait chaque courbure de son corps qui avait l’air si frêle et pourtant si parfait. Il lui tendit la main pour qu’il se relève et en profita pour lui faire un clin d’œil avec son sourire en coin qui a eu pour effet de faire craquer Bill.

Le jeune brun suivit du regard le blond, qui s’amusait à se déhancher, jusque la sortie du magasin, n’entendant même pas Simone se moquer ouvertement de lui. Il ne réagit même pas quand elle le secoua.

—Il n’est pas vilain, je trouve, taquina la mère de Bill
—Hm.
—Il te plait ?
—Hm, répondit-il
—Tu aimerais coucher avec ? s’amusa-t-elle
—Hm.

Elle ne put s’empêcher de rire une nouvelle fois. Son fils était vraiment incroyable, il était dans ses rêves et ne l’écoutait même plus. Quand enfin, elle réussit à reprendre son attention, il devint tout rouge, tellement il était gêné.

—Très beau garçon, sourit-elle

Bill n’osa pas lui répondre, il aurait voulu la corriger pour lui dire qu’il n’était pas simplement beau, mais que son visage était magnifique, il avait des lèvres qu’on embrasserait sans jamais se lasser et ses yeux, de couleur chocolat-noisette, renvoyait tellement de sentiments qu’on se perdait dans son regard.

—Il te plait ? posa-t-elle une nouvelle fois.

Pour toute réponse, il haussa les épaules. Il ne le reverrai certainement pas alors il préférait oublier son visage et son odeur pour ne plus y penser. C’était juste une rencontre comme une autre et un garçon comme les autres.



____________


Une semaine était passé depuis son inscription, Bill se préparait déjà pour son premier cours qui se déroulait dans une heure. Il portait son sac, sa trousse, son chevalet, tous ses crayons et fusains et ses blocs de papiers. Il semblait quelque peu chargé mais vraiment enthousiaste à l’idée de commencer cette initiation au dessin de nu. Toute la semaine, il avait dévoré son livre sur l’anatomie, qu’il trouva très intéressant.

Il avait étudié le corps humain, c’est-à-dire les muscles, les veines et les courbures des différents corps féminins et masculins. Il avait aussi suivit le conseil de Mme Grandson et avait passé plusieurs heures nu, devant son miroir, à regardait son corps, a le comparer par rapport au livre. Son professeur lui avait aussi dit que se toucher, pas sexuellement parlant, l’aiderait à mieux visionner le corps et donc les prochains modèles qu’il aurait à dessiner.

Il avait râler sur Simone quand elle était entrée dans sa chambre sans frapper alors qu’il était entrain de se regarder les fesses et de se les tripoter pour mieux prendre en compte leur petite rondeur. Il fallait toujours que sa mère vienne le déranger quand c’était embarrassant.

[…]

Il s’installa dans la salle, là où Mme Grandson le lui avait dit. Son père l’avait amené et il en avait été très réjouit, échappant à sa mère et ses questions plutôt ennuyantes. Légèrement intimidé d’être le plus jeune du cours, il n’avait effectivement que dix-sept ans alors que toutes les personnes autour de lui étaient des adultes, il restait silencieux, observant son environnement. Il regarda son professeur râler et sourit faiblement.

—Kaulitz est encore en retard ! Il va voir de quoi je me chauffe celui-là ! grogna-t-elle

Le brun regarda la dame, furieuse, aller dans son bureau et revenir avec des modèles en bois.

—Pour ne pas perdre notre temps, nous allons commencer sur ces modèles, cela nous servira d’échauffement.

Bill regarda d’un œil attentif le petit bonhomme en bois, debout, sans position particulière, qu’il trouvait banal. Il avait déjà installé son chevalet ainsi que ses affaires autour de lui et d’un regard concentré, il commença à dessiner du mieux qu’il pouvait, représentant d’abord grossièrement les formes, avec de long traits, quelques gribouillis, ainsi que des nuances de couleurs qui étaient donnés par la lumière positionnée non loin du modèle.

—Les débutants font souvent des petits traits hésitant de cinq millimètre à un centimètre, tout doucement. Il ne faut pas hésiter à faire de grands gestes, quitte à faire plusieurs lignes et à souligner ensuite la meilleure, raconta le professeur tout en passant derrière ses élèves.

Le jeune artiste avait rapidement fait le « squelette » du dessin. Il se permit d’observer un peu Mme Grandson, afin d’étudier son comportement envers les élèves. Derrière une jeune femme, elle observa son dessin avant de lui expliquer ses défauts et lui montrer comment s’améliorer. Bill adorait les professeurs comme ça.
—Nous tenons tout particulièrement à ce que la personne garde son style, son trait, qui justifie sa sensibilité, et son caractère. Un professeur est présent pour les dessinateurs, qu'il dirige sur des points d'anatomie, pour une meilleure compréhension du model. Ces formateurs leurs apporteront des critiques constructives. Cet atelier n'est pas là pour juger, mais pour aider à progresser, dans l'objectif de chacun.

Dans un fracas assourdissant, une personne fit son entrée dans la salle, la respiration haletante, le jeune homme, car sa voix était plutôt grave, partit directement dans une salle à côté après avoir balancer ses excuses d’une vitesse remarquable au professeur.

Bill n’avait pas tellement prêté attention à cette personne, il affinait son dessin quand le modèle, ce qu’il avait supposait tout du moins, fit son entrée.

—Alors le temps que Monsieur Kaulitz se prépare, je vais vous expliquer ce que nous allons faire, dit-elle en rangeant ses modèles de bois.

Le brun lui porta directement toute sa concentration pour ne pas louper une seule miette de ce qu’elle dirait. Il était à cet instant pris dans sa passion et rien n’aurait pu le déconcentré. Pas même, le jeune homme qui arrivait doucement dans la salle, une simple serviette autour des hanches.

—Nous allons commencer par une série de poses courtes, de une à cinq minutes, pour se mettre en main et saisir le caractère du modèle.

Inconsciemment, le jeune artiste hocha la tête en mâchouillant son crayon. Il fallait une grande observation, une rapidité d’esprit et un trait correct. Cela serait difficile car il aimait prendre son temps pour dessiner.

—Les critères les plus importants à observer sont la distribution du « poids/équilibre », la relation entre les membres opposés, les os visibles sous la chair, l’espace vide autour du modèle et les angles.

Bill n’avait toujours pas prêté attention au dreadé, maintenant assis nu sur son plan de travail. Tom, lui, l’avait remarqué dès son entrée et s’était réjouit de le voir ici. Il était cependant quelque peu frustré de voir que Mme Grandson intéressait plus le brun alors qu’il se trouvait nu devant ce beau jeune homme et qu’il s’était placé exprès face à lui pour l’observer.

—Nous allons commencer par l’apprentissage des proportions et le travail des volumes. Tout en appuyant aussi, sur les clairs. La première question à vous poser, c’est « Où sont les clairs ? Quel est le niveau moyen ? »

Mme Grandson ordonna à Tom de commencer par prendre une pose simple pour le début. Lui obéissant, il commença juste par s’assoir, face à Bill qui l’avait enfin remarqué. Il rigola intérieurement en voyant le visage du brun s’empourprer rapidement. Directement, tout un plan se fit dans son cerveau, il était bien décidé à le chauffer.

Quand le jeune brun décida enfin de tourner la tête vers le modèle, il frôla la crise cardiaque. En face de lui se tenait l’inconnu du magasin de la semaine dernière, complètement nu et sans aucune gène. Ses joues chauffaient à tel point qu’il croyait qu’un incendie s’était déclaré tout près de lui tellement il avait chaud. Son regard, tout d’abord, dans le sien, ne sachant comment réagir.

—Bill, tu te sens bien ? le questionna Mme Grandson
—Oui, oui.

Il se reprit et essaya de se concentrer sur son dessin mais c’était peine perdu car c’était le dreadé face à lui qu’il devait dessiner. Faisant abstraction de ses sensations, il se mit à observer son modèle comme si c’était un modèle de bois. Il suivit les conseils de son professeur et il dessina sans trop examiner Tom car il n’en avait pas le temps.

Le modèle fit six poses de quelques minutes seulement, avant d’entreprendre les poses de quarante-cinq minutes. Au fur et à mesure que le temps passait, plus Tom se mettait dans une position osée pour déstabiliser Bill.

Commençant par être dos à l’artiste qu’était Bill, le blond lui exposa ses jolies fesses bien formées qui ne demandaient qu’à être touchées. Le brun observait son corps plus tranquillement car il n’était pas gênée par son regard insistant qui voulait dire tellement de choses, très certainement sexuelles.

Comme cette fois-ci il avait le temps, Bill observa minutieusement le corps face à lui. Il commença par les épaules. Légèrement affaissé, il ne voyait pas tellement sa tête et la dessina brièvement, faisant de gros traits par-ci et par-là. La langue de nouveau tiré, il dessinait chaque parcelle de peau, il l’étudiait avec la plus grande précaution tout en jetant quelques regards sur son dessin, qui prenait doucement forme, tout du moins, pour les épaules.

Son regard caressa les omoplates et les muscles du dos du dreadé et il vit Tom frissonner, mais il ne s’en préoccupa pas. Les minutes défilaient sans qu’il ne les voit, il faisait juste sa passion et ça lui plaisait. Rapidement le dos du dreadé était dessiné dans les moindre détails. Sur son dessin figurait l’omoplate droite légèrement ressorti, ainsi que chaque muscle du dos et la trace de sa colonne vertébrale.

Admirant, secrètement, les fesses musclées et joliment formées du blond, Bill se mordit la lèvre, entendant un appel au viol venant très certainement de son imagination car il savait qu’il était très peu probable qu’une paire de fesses s’amuse à l’appeler en lui disant « Bill, prend moi, j’en meurs d’envie ».

Il fit ses trois dessins avec une beauté et une réalité surprenante. Il était vraiment fier de lui et reçut même les éloges de Mme Grandson. Tom arriva après s’être rhabillé pour regarder les dessins dont tout le monde parler. Il sourit en voyant qu’ils venaient de son brun. Il s’émerveilla devant les trois représentations.

—Oh mon dieu, comme je suis beau, rigola-t-il.
—Je trouve aussi, enfin, seulement sur le dessin, répondit Bill, simplement pour l’embêter.

Tom se retourna, vexé et prit son sac.

—En tout cas, au magasin, mes fesses avaient l’air de te plaire !

Le blond frissonna au rire cristallin de la personne qui se trouvait derrière lui. C’était un chant doux, une mélodie magnifique que, jamais, il n’oublierait. A nouveau, ses yeux se posèrent sur lui et il lui fit un petit sourire timide.

—Tu dois être plutôt susceptible, demanda l’androgyne.
—Hm, on peut dire ça. Je m’appelle Tom, dit-il en lui tendant la main. Je n’ai pas eu le temps de me présenter la dernière fois. J’étais pressé par le temps.
—Ce n’est pas grave. Moi, c’est Bill. Enchanté.

Et ils se serrèrent la main, une poignée d’homme mélangé à une douceur inexplicable qui rendait ce geste plus affectueux qu’il n’aurait dû l’être. Ils restèrent plusieurs minutes à se regarder, se lançant quelques sourires, toujours en se tenant la main.

—Excusez moi de vous déranger en plein roucoulement d’hirondelles amoureuses mais je dois fermer l’établissement, alors si vous pouviez vous dépêcher de sortir d’ici. J’aimerai rentrer chez moi avant la nuit, dit Mme Grandson.

L’androgyne se pressa de ranger ses affaires, aidé gentiment par Tom. Il le remercia et sortit sur le trottoir, respirant l’air pollué de la ville.

—Tu es pressé ou tu as le temps de venir boire un verre avec moi ? demanda Tom.
—Je suis désolé, mes parents ne devraient plus tarder, j’habite assez loin, dans la campagne alors je ne peux pas me permettre de trainer.
—Quel âge as-tu, au fait ?
—Dix sept ans, huit mois, vingt et un jours et trois heures.
—Quelle précision. Dix sept ans m’aurait suffit je pense, sourit-il
—Et Toi, quel âge as-tu ? J’ai pu remarquer quelques rides, tu ne dois plus être si jeune, dit Bill, taquin.
—Tu te fous de moi, j’espère ? Je n’ai que vingt trois ans.

Ils rigolèrent tous les deux, un lien étrange se formant entre les deux hommes. Chacun leur tour, ils se regardaient, détaillant l’autre, admirant, tantôt les lèvres, tantôt le nez. Ils s’échangèrent leur numéro, afin de se fixer une soirée, pour aller s’amuser et faire connaissance. Ils se quittèrent quand le père de Bill arriva et tous deux repartirent avec un sourire aux lèvres, montrant leur bonheur.

[…]

De : Tom

Salut, ça va ? J’ai pas eu de tes nouvelles ces derniers jours, alors je me demandais si tu allais bien. Je n’ai pas pu assister au cours mercredi car j’étais malade. Florence ne m’a pas remplacé par un autre jeune homme j’espère ? Je n’aimerai pas que tu dessines autre chose que mes jolies fesses. x)

Bill se douchait quand il reçut le message. Il y a deux jours, il avait été enthousiaste d’aller à son cours pour revoir son nouvel ami mais à la place il trouva une femme. Cela l’avait quelque peu dégoûté, car bien que la femme ne pouvait pas être considéré comme une personne laide, elle n’avait pas le même charme que Tom. Le fait que le brun soit homosexuel entrainait peut-être aussi un certain jugement favorable au blond, plutôt qu’à la femme.

Une serviette sur les hanches, il retourna dans sa chambre pour se mettre au lit car il était épuisé. En regardant son portable, plus par habitude que pour savoir si il avait réellement un message, il s’aperçut qu’il avait des nouvelles de Tom. Un sourire se forma sur ses lèvres et si sa mère le voyait à l’instant, elle dirait qu’il avait « le sourire jusqu’aux oreilles ».

A : Tom

Salut ! Moi ça va et toi ? Tu es guéris ? Tu seras là Lundi j’espère ? Florence t’a remplacé par une femme. Elle était très jolie, ainsi que ses fesses. J’ai même eu le droit de toucher sa poitrine pour mieux la dessiner, chouette non ?

Il rigolait tout seul de sa connerie et espérait au fond de lui que Tom râlerait. Il était content que le dreadé ait pensé à lui et lui ait envoyé un message. Il n’avait pas osé le faire, lui même. Il paraissait plutôt timide aux premiers abords et voulait garder cette image.

Le blond avait lui aussi hésité mais avait finit par le faire. Il fut tout joyeux d’avoir une réponse plutôt rapidement. Cette semaine, il était en vacances et n’avait rien à faire. Il réfléchissait, donc, à ce qu’il pourrait proposer à Bill et en attendant qu’une idée de génie lui vienne, il préféra lui répondre.

A : Bill

Oula, le flot de questions, je pourrais m’y noyer. Donc, oui je vais bien et oui je suis guéris. J’ai eu le droit à un bisou magique de Maurice mon poisson rouge. XD. Sinon, évidemment que lundi je serais là, pour te jouer un mauvais tour. Et pauvre Toi, si c’était Linda la remplaçante, ses seins sont une horreur. Comment as-tu fait pour les toucher ?

Bill aimait plutôt bien le sens de l’humour du jeune homme et rigolait comme une jouvencelle à chaque message qu’il recevait.

A : Tom

Je vois que ton poisson rouge n’a pas fait que te guérir, il t’a sûrement refiler son cerveau ? Ou alors, ta maladie a infecté ta cervelle, car tu disjonctes mon vieux. Et oui, c’était Linda. J’ai trouvé que ses seins avaient bon goût. D’ailleurs, elle m’a invité chez elle demain soir .

Tom grimaça au message. Son petit cœur d’artichaut était torturé entre jalousie et rage. A partir de ce moment, le seul sentiment qu’il éprouvait à l’encontre de Linda était de la haine.

A : Bill

Oh, c’est dommage, je voulais t’invité à sortir demain u_u’ . Mais je crois que tu préféreras la présence de Linda plutôt que la mienne même si personnellement, c’est pas une paire de seins qui m’attirent.

Le dreadé se trouvait pitoyablement pathétique dans ce dernier message et avait honte de lui. Bien qu’il eut pensé que son brun était homosexuel, il remit son jugement en cause car les réponses qu’il recevait de Bill lui prouvait exactement le contraire. Apparemment, l’androgyne préférait les femmes aux hommes.

De : Bill

Je pense que tu es très certainement vexé, vu ton message. Ton cerveau de moineau ne t’as pas fait remarquer que tout ça était, simplement et purement, de l’humour ? Les seins de Linda ne sont pas une horreur mais l’enfer. N’importe quel hétéro deviendrait gay à cette vue. Je n’ai pas eu besoin de m’y convertir, une chance pour moi.

Le blond sourit de joie et ne put s’empêcher de penser que c’était une chance pour lui aussi. Ces jugements étaient donc vrais pour l’instant. Il continua de parler avec, maintenant, son Bill, car il était bien décidé à s’approprier cette personne magnifique qu’il représentait.

[…]

Tom attendait depuis cinq minute devant la patinoire et scrutait l’horizon, son regard à la recherche d’un jeune homme au look androgyne, aussi excentrique que magnifique. Il avait réussi à convaincre Bill d’aller à la patinoire malgré le fait que le brun ne sache pas patiner. A ce moment, le blond avait été heureux d’en faire depuis tout petit, c’était une occasion en or d’être au plus proche de son corps.

Le temps était nuageux et le vent soufflait, faisant danser les arbres. Le modèle vit au loin une touffe de cheveux noirs qui ne pouvait appartenir qu’à Bill. Automatiquement, un sourire vint se loger sur ses lèvres et il s’avança en direction de ce jeune homme, tenant son sac avec ses patins et quelques affaires sur le dos.

Enfin près de lui, il le salua et le trouva mort de trouille. Il ne put s’empêcher de s’esclaffer car il ressemblait à un petit chaton tout tremblant.

—Ne te fou pas de moi, je n’ai jamais été à la patinoire de ma vie, grogna-t-il.
—Ne t’en fait pas ma jolie, je t’aiderai.

La jolie en question tourna la tête, faussement vexé et marcha d’un pas plus déterminé car il commençait à crachouiller et sa splendide coiffure ne supporterait pas une présence d’eau en plus forte quantité. Il n’adressa pas la parole à Tom jusqu’à ce qu’il arrive à l’intérieur, feignant d’être de mauvaise humeur.

—Euh… dit-il en regardant Tom, ne sachant pas ce qu’il devait demander et payer.

Il observa Tom parler avec la femme d’accueil qu’il semblait connaitre et rechigna quand il le vit payer à sa place. Il se fit tirer dans une pièce à côté où Tom l’envoya voir le grand homme musclé au comptoir afin qu’il lui donne sa pair de chaussure et sa taille de pied pour avoir en échange des patins.

Il regarda Tom, comme un extraterrestre, enfilé une grosse pair de chaussette avant de regarde la petite paire de socquettes qu’il portait lui-même. Il sursauta quand Tom lui mis une grosse paire de chaussette devant le nez.

—Je savais que tu n’en prendrais pas. Donc si tu veux éviter d’avoir d’énorme cloques aux pieds, je te conseille de les enfiler, conseilla-t-il en lui faisant un clin d’œil.

Le dreadé s’amusa a regarder l’androgyne et son air bredouille qui prônait son visage, ne bougeant pas d’un centimètre, visiblement gêné. Une idée folle lui traversa l’esprit mais elle était à son goût et le blond trouvait cela plutôt excitant.

Il se mit à genoux face au brun et lui attrapa le pied droit, lui enfila la chaussette et fit de même pour l’autre pied. Il ne put s’empêcher de rire en voyant qu’il se laissait totalement faire.

Bill s’était laissé faire car il s’était déconnecté du monde réel pendant quelques instants et réagit quand Tom passa sa main sur sa cuisse. Un long frisson parcourut son corps et le rendit dingue à s’en mordre la lèvre. Un léger gémissement avait glissé le long de sa gorge pour sortir de sa bouche presque silencieusement.

Quand Tom lui déposa un baiser sur son pantalon à l’endroit exact où se trouvait son sexe, il dut faire preuve de concentration pour ne pas se mettre à bander, tellement il trouvait le dreadé séduisant.

Une fois remis de ses idées malsaines, on ne pouvait pas faire ça dans une patinoire alors qu’une ribambelle d’enfants était près de vous, il se leva pour suivre Tom et dérapa, ne tenant pas debout avec ses horribles choses tranchantes à ses pieds.

—Tom.. Aide moi ! Je ne sais même pas marcher avec ces débilités !

Il le foudroya du regard quand celui-ci ricana et s’accrocha à lui, comme une moule à son rocher, afin qu’il l’amène près de la glace.

—Dit, ça fait mal quand on tombe ? demanda timidement le brun.
—Hm, ça dépend comment tu tombes. Fais attention à tes doigts quand tu tombes, je n’aimerai pas que quelqu’un te les coupe. Tu ne pourrais plus dessiner.

Cette réponse tétanisa encore plus le débutant qui refusa d’aller sur la glace à présent. L’idée de ne plus pouvoir dessiner lui était impensable et Tom dut le prendre de force pour le ramener sur la glace.

Déjà très peu rassuré sur la terre, une fois sur la glace Bill était quelque peu paniqué. Il voyait ses pieds partir dans tous les sens sans réussir à trouver son équilibre. Il jura plusieurs fois contre les patins, contre Tom et contre les gens qui passait trop près de lui.

Le dreadé finit par l’attraper par les hanches et de le mettre droit afin qu’il trouve son équilibre, car ce n’est pas perché à son cou qu’il l’aurait trouvé. Il le maintint contre son torse afin de le rassurer et de le mettre en confiance. Quand il fut calme, il avança, tout d’abord, doucement, guidant ses pas à travers la piste de glace.

Peu à peu, l’androgyne comprit les gestes et su maintenir son équilibre. Tom était toujours derrière lui et prenait un malin plaisir à le tenir par les hanches, lui laissant quelques caresses parfois.

Le brun était trop occupé à se concentrer sur ce qu’il faisait, de peur de tomber, pour faire attention aux gestes du blond. Il fut cependant déconcentré quand Tom lui chuchota dans l’oreille et sursauta violement ce qui les fit tous les deux glisser.

Les paroles du dreadé revinrent à l’esprit du jeune brun qui leva directement les main vers le haut pour éviter de se faire couper les doigts. Tom serra Bill contre lui pour ne pas qu’il se fasse mal et amorti sa chute. Cependant, les fesses du blond, elles, ne furent pas épargnés et il gémit de douleur.

Vue de l’extérieur, la scène était plutôt comique. Voir ces deux jeunes hommes, si proches, glissaient sur la glace avant de s’écrasaient sur le sol, l’un les bras en l’air, on se savait pas pourquoi et l’autre se tenant fortement à l’androgyne finir sur les fesses.

Bill regarda ses mains avec peur et compta ses doigts bien qu’il ne ressentait aucune douleur. Il poussa un petit cri de joie, très peu masculin, il fallait l’avouer. Il commença à se dandiner, toujours sur Tom, tout joyeux d’avoir encore tous ses doigts.

—Bill ! Relève Toi ! Tu m’as détruit le cul, râla Tom.
—J’ai encore mes doigts ! Personne ne me les a coupé ! s’exclama-t-il, heureux, tel un petit gamin qui vient de trouver un trésor.
—Oui oui, c’est bien, mais bouge toi de là. J’ai mal moi !

L’androgyne se leva et regarda Tom gravement, comme si il allait mourir. Il l’aida à se relever, bien qu’il ne sache pas comment il avait fait pour ne pas tomber à nouveau, et lui parla sérieusement.

—Tu as mal où ? paniqua-t-il.
—A mes jolies fesses bien musclées.
—Oh. Euh… désolé, bafouilla-t-il.
—Tu me dois un massage de fesses, tenta le blond, légèrement moqueur.

Malgré l’expression « qui ne tente rien, n’a rien » Tom n’avait pas vraiment avancé. Il avait tenté et avait reçu un joli coup de poing dans l’épaule, le faisant grimacer. Il aurait préféré ne rien avoir du tout, dans ce cas.

Pendant que le blond se dirigeait vers le bar pour acheter à manger et à boire, Bill préférait rester sur la glace et patiner tout seul. Il était plutôt fier de ses progrès car même seul, il ne tombait pas. Il n’avait pas remarqué la bande de garçon, de l’autre côté de la patinoire, qui se foutait de lui et son style vestimentaire, le qualifiant de « tapette », de « tantouse » et même de « monstre venu d’une autre planète, où ses habitants sont tous moches ».

Le dreadé ne vit rien de ce qu’il se passa, il était entrain de parler avec le barman, qu’il connaissait bien, pendant que Bill se faisait entouré par les jeunes, se faisant insulté, poussé et trainé sur la glace. N’étant pas dans son élément, celui-ci n’arrivait pas à se défendre correctement, il avait de la glace partout, ses vêtements et ses cheveux étaient trempé et il commençait à avoir froid.

En pleine discussion avec son ami, le barman remarqua l’attroupement de jeune qui rigolait s’amusant à traumatisé quelqu’un, qui de loin, avait l’air fragile.

—Euh, Tom, ce ne serait pas ton ami là bas qui se fait emmerder ?

Le blond se retourna vivement et paniqua à la vue du spectacle qu’il avait sous les yeux. En quelques secondes, il était descendu de son tabouret et courait avec finesse et agilité, chaussé sur ses patins à glace vers la sortie qui le ramènerait à la glace.

Très énervé à l’idée qu’on puisse faire du mal à son Bill, il ne contrôla pas vraiment sa colère et foutu son poing en pleine figure de celui qui s’amusait à pousser l’androgyne tremblant et sans équilibre.

—Que j’en vois encore un, touché à un de ses cheveux, je lui encastre la figure dans la glace, c’est compris ? aboya-t-il.

Il avait la chance d’être respect ici, car il y passait la plupart de son temps et il était en moyenne quelques années plus vieux que les autres qui fréquentaient la patinoire, ce qui lui permettait d’affirmer son autorité.

A la vue du blond qui le défendait, Bill fut pris d’un énorme soulagement. Il savait se défendre, mais pas sur la glace et encore moins avec des patins aux pieds. Il s’agrippa à Tom, entrain de fulminer contre ses agresseurs, pour se relever et vint directement se loger dans ses bras, tremblant comme une feuille tellement il avait froid. Il apprécia quand celui-ci répondit à l’étreinte en l’entourant de ses bras protecteurs et le frictionnant afin de le réchauffer un peu.

Une fois à l’intérieur, le brun fut surpris de voir à quel point le dreadé était affectueux avec lui. Il réussit à lui dégoter une serviette afin qu’il s’essuie et lui passa même son t-shirt pour ne pas qu’il tombe malade. L’androgyne n’était pas du genre à porter des maillots XXL mais fut très ému de l’attention que lui portait Tom.

Trouvant que le refuge de ses bras était un endroit fort confortable, il y retourna, en profitant pour respirer son parfum d’homme viril. Il s’y sentait bien, réchauffé par la chaleur de son corps, protégé par ses bras protecteurs, il était heureux et aurait aimé y rester toute l’éternité. Mais tout les bonnes choses ont une fin, celle-ci aussi.

[…]

Dans les jours qui suivirent, les deux jeunes hommes se lièrent d’amitié tout en se rapprochant de plus en plus d’un sentiment amoureux. Tom avait décidé de l’inviter à dormir chez lui après le cours de nu, afin de passer une soirée tranquille entre mecs et si possible, se mettre en couple. D’après lui, ce n’était pas une si mauvaise idée.

Bill avait préparé ses affaires avec une énergie débordante, sautillant dans toute la maison, oubliant sa brosse à dents sur le plan de travail dans la cuisine, chantant d’un air réjouis une chanson déprimante de Michael Jackson. Effectivement, le jeune brun avait le cerveau tout retourné. Sa mère était obligé de lui rapporter ses affaires qu’il laissait trainer un peu partout, étant tellement dans les nuages qu’il ne s’en rendait même pas compte.

Au cours de nu, Mme Grandson ne posa même pas de question quand elle vit les deux jeunes hommes arrivés ensemble avec chacun un sourire niais sur les lèvres.

Bill s’était vachement amélioré en dessin avec modèle vivant. Ses œuvres d’art, car oui, Mme Grandson lui a proposé d’exposer ses dessins dans la galerie d’art où elle travaillait, étaient de plus en plus précises, plus expressives aussi. Le blond était le modèle préféré de l’androgyne et tout le monde savait pourquoi.

Le cours passa très rapidement, pour la plus grande joie de l’artiste qui avait hâte de se trouver dans les bras de son modèle préféré. Depuis qu’il y avait goûté une fois, il ne pouvait plus s’en passer, bien qu’il devait subir les stupidités perverses de l’allumeuse qu’était Tom. En y réfléchissant, cela lui plaisait même si il ne le montrait pas.

Pendant que le dreadé se changeait, Bill rangea ses affaires et l’attendit avant d’entendre un bruit de fracas à l’extérieur ainsi que l’alarme d’une voiture. Il sortit précipitamment afin de voir ce qu’il se passait, constatant avec horreur qu’il pleuvait averse et que c’était la voiture de Tom qui était entrain d’être démoli. Il assista à sa combustion, choqué, avant de courir à l’intérieur en criant le nom du blond.

—Tom ! Des gamins viennent de cramer ta voiture ! hurla-t-il alors qu’il savait que Tom était seul à l’intérieur.

Celui-ci sortit à grande vitesse, juste vêtu de son baggy. Si la jolie Twingo de ce petit étudiant qu’était Tom n’était pas entrain de brûler, il aurait très certainement baver.

—Quoi ? paniqua le blond, commençant déjà à courir vers l’extérieur.
—Attention Tom, il.. , voulu t-il le prévenir mais il ne put finir sa phrase que le dreadé était déjà dehors, sous la pluie.

Bill le voyait frissonner et se décida à le rejoindre, se faisant tout petit pour ne pas énerver Tom qui maudissait ceux qui venait de détruire sa voiture. Dégoûté, il laissa les pompiers faire, et rentra à l’intérieur pour finir de s’habiller.

—Je suis maudit. On attends que la pluie se calme pour aller chez moi ?
—Hm. Je suis désolé Tom.

Il lui lança un petit sourire réconfortant et vint lui faire un câlin pour le consoler. Si il avait été un chat, il aurait ronronner des heures et des heures sous les caresses du dreadé.

—Ils ont gâché tous mes plans de la soirée, chuchota le blond.
— Quels plans ?
—Je devais te préparé un superbe dîner, et euh.. Je devais.. Calculé et tout pour voir si je pouvais faire quelque chose, s’embrouilla-t-il.
—Faire quoi ? dit Bill en le regardant septique.

Il eut pour seule réponse, les lèvres de Tom sur les siennes. Il aurait pu en jouir tellement c’était bon. Ses lèvres était un vrai régal, avec un goût nouveau que le brun apprécier énormément. Il n’hésita pas une seule seconde à prolonger, se serrant doucement à lui afin d’être au plus proche de son corps.

Un sentiment indescriptible les prit tous les deux, ils étaient excités mais aussi effrayés. Aucun n’arrivait vraiment à contrôler leurs gestes et leurs envies, ça en devenait sauvage.

Sans trop comprendre, Bill se retrouva allongé sur le plan de travail du modèle. Tom lui mordit la lèvre inférieure avant de venir jouer avec sa langue passionnément, trouvant son piercing affreusement sexy.

Leurs mains faisaient des gestes brusques, agrippant l’autre, le griffant. Ils s’embrassaient toujours, à en perdre haleine. Et contrairement à ce qu’il venait de se passer, ils se détachèrent doucement et se regardèrent longuement sans l’once d’une violence.

Depuis le temps qu’ils le voulaient, qu’ils en rêvaient, ils avaient été brusques parce qu’ils en avaient besoin, le corps de l’autre étaient un peu devenu une drogue qu’on a sous le nez mais dont on ne peut pas profiter. Alors, au moment où on a le droit à cette drogue, au moment où elle est en notre possession, le résultat en ressort plutôt violent.

Cette fois-ci, Bill prit tendrement les lèvres de Tom qui était allongé sur lui. Une douceur s’installa entre eux et ils se câlinèrent pendant de longues minutes, laissant place à de délicates caresses.

Dérangés par les policiers qui vinrent demander des renseignements sur ce qu’on avait vu, les deux jeunes tourtereaux répondirent aux questions, se tenant la main. Le dreadé caressait distraitement les doigts de l’androgyne, préoccupé par sa voiture.

De nouveau seuls, le brun eut envie de changer les idées de son nouvel amoureux. Il sortit donc ses affaires de dessin et demanda à Tom de se mettre nu, prétendant vouloir finir et améliorer un dessin commencé pendant le cours. Celui-ci soupira et fit ce qu’on lui demandait, retirant son double T-shirt ainsi que son baggy et son boxer.

—J’ai le droit de garder mes chaussettes ? Je vais avoir froid tout nu, geint-il.
—Dans la famille Tue-l’Amour je choisis… les chaussettes de Tom Kaulitz, troués au gros orteil droit avec des petits Garfield partout, ironisa Bill.

Tom se retourna, boudeur et grogna des mots incompréhensibles, sentant déjà le froid lui mordillait la peau. Il retira ses chaussettes, qui en passant étaient ses chaussettes préférées, et les jeta à la figure de l’androgyne qui riait ouvertement de lui.

—Ok, j’enlève mes chaussettes, mais comme nous sommes seuls, tu te mets nu aussi pour dessiner, sourit-il avec plaisir.

Le brun s’étouffa en avalant sa salive et manqua de s’évanouir. Se mettre nu pour dessiner ? Devant Tom ? Le rouge lui monta aux joues et il commença à se déshabiller doucement, se prêtant au jeu de son copain.

Les deux jeunes hommes admiraient chacun le corps de l’autre avec une tendresse incomparable comme si la huitième merveilles du monde se trouvait face à eux.

Après avoir questionné le brun pour savoir quelle pose il devait prendre, le dreadé s’allongea sur le plan de travail où quelques minutes avant il était allongé avec Bill, reprenant sa pose du cours pour permettre à son petit ami, il aimait définitivement ce mot, de finir son dessin. Celui-ci, comme à son habitude quand il se concentrait, tirait la langue doucement et plissait les yeux afin de mieux observé le modèle.

—Tu es beau comme ça, dit doucement Tom.
—Merci, chuchota l’autre, toujours concentré.

Afin de voir jusqu’où allait la concentration de son homme, il décida de pousser ses mots un peu plus loin dans l’érotisme.

—Tu m’excites, déclara-t-il sensuellement.

Le crayon de Bill tomba et roula longuement sur le sol, celui-ci le suivit du regard, choqué par les propos de Tom. Il posa son regard sur le corps de son amant, toujours silencieux, et sans s’en rendre vraiment compte, son sexe commença à se gonfler de sang. Cette vue rendit le blond complètement dingue qui se mordit les lèvres.

Incapable de renier son désir pour ce bel homme aux longues dreads, il laissa tout en plan et se dirigea vers celui-ci, le sexe légèrement surélevé. La chaleur montait peu à peu dans les deux corps et leurs respirations haletaient quand, soudain, Bill se jeta sur l’élu de son cœur, l’embrassant fougueusement.

Leurs bassins s’entrechoquèrent, compressant ainsi leur virilité, ce qui les fit gémir tous les deux simultanément. L’androgyne se frotta contre le corps de son compagnon, échauffant encore plus leur pénis. Les mains de Tom se tenaient aux fesses de son semblables, tantôt lui caressant, tantôt lui massant.

Le brun prit les choses en main, il se redressa tout souriant et embrassa langoureusement le jeune homme sous lui avant de se placer face au sexe légèrement rouge du blond.

—Bill attends !
—Qu’est-ce qu’il y a ? rumina-t-il coupé en pleine élan.
—Le préservatif, dit-il, le rouge lui montant aux joues.

Tellement habitué avec son ex copain à ne plus en utilisé, qu’il l’avait totalement mis dans un tiroir fermé à double tour dans son cerveau. Le problème était qu’il n’en avait pas avec lui.

—Euh…, grimaça le brun.
—Regarde dans mon pantalon.

Après quelques fouilles dans le baggy de son ami, il trouva le précieux paquet préservatif. Il en prit un et arracha l’emballage pour l’enfiler très rapidement, d’une main experte, sur le pénis de Tom.

Le bruit bizarrement aigu qu’avait fait Tom, qui d’après son amoureux était une sorte de gémissement, pendant que l’androgyne lui léchait la verge, le poussa à croire que cela lui plaisait. Alors il continua en venant suçoter son gland tout en lui caressant les testicules.

—Humpf, Bill, gémit-il en passant ses mains dans les longs cheveux noirs de l’expert en fellation. On dirait que tu as fait ça toute ta vie.

L’expert en question pouffa avant de reprendre son activité. Sa langue passait et repassait sur le sexe de Tom afin de le faire languir. N’en pouvant plus, le blond donnait des coups de bassin, suppliant l’androgyne pour qu’il en finisse avec lui et laissa sortir de ses lèvres une longue plainte quand enfin son petit ami prit son sexe en entier dans sa bouche, faisant de sensuels va-et-vient.

Un craquement puis un déchirement se firent entendre, les doigts crispés du dreadé venaient de déchiré le draps sur lequel ils étaient. Un soupire de soulagement longea le long de la gorge du blond pour ensuite sortir par ses lèvres quand Bill arrêta sa fellation, ses attentions pour lui était une vraie torture.

Trois doigts se présentèrent devant sa bouche, Tom comprit directement ce qui allait se passer par la suite : il était celui qui serait passif, et il commença tout d’abord par lécher les doigts de son amant avant de les sucer, prenant soin de bien saliver car si il ne le faisait pas correctement, il aurait très certainement mal.

Décidant que ses doigts étaient parfaitement humidifier, Bill les retira de la bouche de son compagnon, qu’il vint embrasser directement, jouant avec son piercing, pendant que ses doigts se dirigeaient indéniablement vers l’intimité de l’autre jeune homme.

—C’est ta première fois ? chuchota Bill, afin de savoir si il devait faire deux fois plus attention ou non.
—Non, non, ne t’en fais pas, dit-il en prenant tendrement ses lèvres.

Cette réponse lui valut une caresse le long de sa fente, avec une légère pression au niveau de l’entrée. Cette sensation était bonne et Tom ressentait comme des centaines de papillons dans son bas ventre, ce qui le fit frémir.

Tout doucement, l’androgyne entra un premier doigt, attendant quelque peu que son amant s’habitue à sa présence puis commença quelque petit va-et-vient en lui. Ces gestes étaient d’une violente douceur et il fit passer toute sa tendresse et son amour dans son regard. Il s’amusa à explorer son intérieur, pliant son doigt, le bougeant un peu dans tous les sens avant de mettre le deuxième et de faire la même chose.

Le dreadé planait et ne pouvait retenir plusieurs petits gémissement sortir de sa gorge, passant sa main dans les cheveux du brun pour ensuite lui caresser la nuque avec une passion infinie.

Malgré la légère douleur, qui s’intensifia à l’intrusion du troisième doigt, il ressentait un bien-être qui le fit oublier ses petits tourments.

—Hum oui, c’est bon ça, cria-t-il d’un coup, quand Bill vint reprendre son sexe en bouche, en même temps qu’il faisait ses va-et-vient avec ses doigts.

Le souffle de Tom s’accéléra, la jouissance était proche, il se mordit les lèvres et dans un effort surhumain, il intima à son amoureux d’arrêter, ce qu’il aimait pourtant énormément.

—Prend moi, s’il te plait, supplia le jeune passif.

Sans perdre de temps, Bill attrapa le paquet de capote et en sortit une nouvelle, se la faisant rapidement prendre des mains par son amant qui lui enfila aussitôt. Une lueur de désir dans les yeux, il retourna le dreadé afin qu’il se mette à quatre pattes. La vue de Tom dans cette position l’excita au plus haut point qu’il aurait pu en jouir.

Un nouveau cri peu masculin sortit de la bouche du blond quand l’androgyne vint passer un coup de langue le long de sa fente et il tressaillit quand une des douces mains de Bill vient entourer son sexe, le caressant de son pouce.

—Mon dieu, je vais mourir, pleurnicha le dreadé prit par un trop plein d’émotions.
—Chut, ne t’en fait pas mon Ange, le rassura l’androgyne en se penchant sur son dos, collant ainsi son pénis contre l’entrée de son homme.

D’un faible coup de bassin, il le pénétra jusqu’au gland et s’arrêta quand il sentit le blond se crispé sous lui. Il câlina le haut de son dos, lui faisant plusieurs petits bisous sur ses omoplates tout en continuant de caresser sa verge afin qu’il se détende.

Avec douceur et tendresse, il s’enfonça du plus qu’il pouvait, laissant une fois de plus Tom s’habituer à lui. Il entama quelques mouvements, de petits va-et-vient, le temps que la chaleur monte encore un peu avant d’accélérer sous la demande du blond.

Le plaisir montait par vague dans son corps, lui montrant de nouvelles sensations qui le firent couiner. Il tira la tête en arrière, faisant cambrer son dos tout en s’agrippant aux hanches de son amant.

Les phalanges blanches, à cause de la force avec laquelle il tirait sur les draps, Tom gémissait et soupirait son plaisir de la masturbation qu’exerçait l’androgyne sur son sexe et de la pénétration.

Rapidement, le jeune blond déversa sa semence dans la main de Bill qui serra son sexe à lui faire mal mais qui fit prolonger de quelques secondes sa jouissance.

Leurs corps collaient par la transpiration de l’acte et leurs respirations étaient lourdes et rapides. L’androgyne continuait ses va-et-vient à l’intérieur de son amoureux et sourit en voyant Tom perdre la tête quand son pénis frappa dans sa prostate.

Il perdit carrément la tête. Le corps prit de tremblement, il pleurnichait à cause de ces délicieux ressentis et donna un violent coup de bassin contre Bill, ne contrôlant pas ses gestes, avant de sentir un liquide chaud en son intérieur, ce qui le fit atteindre l‘orgasme.

Le brun caressait toujours le sexe de Tom, lui chuchotant des petits mots d’amour avant de se retirer avec douceur. Tous deux s’allongèrent, se collant à l’autre, continuant tout autant de se caresser. De longues minutes passèrent où aucun ne parla, se câlinant juste. La respiration calme et le sourire aux lèvres, Bill vint mordre le lobe de l’oreille du dreadé.

—Une allumeuse qui vient de se faire allumer, chuchota-t-il
—Hm, moi aussi je t’aime, répondit le blond en rigolant faiblement avant de prendre amoureusement les lèvres de son bien aimé.


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MessageSujet: Re: [ OS ] Nu rodeo   Jeu 15 Sep - 22:35

J'ai vraiment beaucoup aimé non, j'ai adoré serai plus exact ^^
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